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Dans notre rubrique Police Fiction, nous avons le plaisir d’accueillir Patrick-Jérôme Lambert. Son premier roman, « Le vengeur des catacombes » vient de recevoir le prix Quai des Orfèvres 2008. Chaque année, le jury, composé par les plus grands policiers de France, récompense un manuscrit anonyme dont l’une des principales qualités est le respect des détails de l’enquête et du fonctionnement de la Police française. Au cœur de ce livre, à travers un fait-divers sanglant, l’auteur aborde un thème passionnant, celui de la responsabilité. Rencontre avec un auteur prometteur.
Commentez, réagissez… Patrick-Jérôme Lambert vous répond.
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Votre roman « Le Vengeur des Catacombes » a reçu le prix Quai des Orfèvres 2008. Que récompense ce prix ? Qui compose le jury ?
Le jury est composé en grande majorité – je crois qu’ils sont 22 ce qui est d’ailleurs une coïncidence assez amusante – des plus grands flics de France, notamment la plupart des patrons de la Crim ou de la police judiciaire. Le prix a vocation à récompenser des auteurs de langue française qui ne sont pas obligatoirement encore publiés et qui présentent leur manuscrit sous couvert d’anonymat, ce qui est quand même quelque chose d’assez unique dans le landernau de l’écriture.
Comment avez-vous réagi lorsque vous avez appris que vous aviez reçu ce prestigieux prix ?
J’étais ma foi particulièrement content, c’est évident. Je me suis dit surtout qu’il fallait rester relativement modeste dans la mesure où ce n’est pas le fait de publier un livre, d’obtenir un prix comme celui du Quai des Orfèvres qui fait un écrivain. Un écrivain se fait sur la longue, sur le travail et sur un certain nombre d’ouvrages publiés.
L’un des thèmes majeurs abordés dans votre roman, à travers vos deux personnages principaux, c’est la relation entre la Police et les médias. Pourquoi ce thème vous a particulièrement intéressé ?
Il y a un peu plus que la relation entre la police et les médias dans ce roman. Le véritable thème que j’ai voulu développer c’est celui de la responsabilité. Mais je n’avais absolument pas envie de faire un polar centré uniquement sur la Police proprement dite. Je pensais qu’il était particulièrement intéressant d’y mélanger des personnages extérieurs parce que de toute façon la Police en tant qu’entité indépendante n’existe pas. La Police ne peut pas fonctionner si elle n’a pas à ses côtés des membres de la société civile ou d’autres corps de métiers qui éventuellement l’assistent.
Que vous évoque la profession de policier ? Est-ce un métier qui vous fascine ?
C’est un métier qui m’a intéressé et que j’ai envisagé de faire quand j’étais plus jeune. Pour des raisons personnelles, cela ne s’est pas fait. Mais c’est un métier assez fascinant, parce qu’on approche des problématiques et des concepts qui n’apparaissent pas –c’est le moins que l’on puisse dire- dans la vie de tous les jours. Mais ce que j’apprécie dans la Police et les policiers, c’est que ce sont à mon sens, les dernières personnes responsables. Ce sont les dernières personnes à qui l’on impute véritablement toutes les responsabilités. Un policier ne peut pas être irresponsable, c’est particulièrement mal perçu. Et je reviens au thème du roman. Tout le monde a le droit d’être irresponsable si on réfléchit bien, si on parle au deuxième ou troisième degré, sauf un policier. C’est un métier extrêmement difficile car ils sont obligés d’assumer tout ce qu’ils font.
Votre personnage principal qui incarne le policier est une femme, pourquoi ce choix ? Estimez-vous son travail proche de la réalité ?
Honnêtement je ne sais pas. Je pense que le travail est assez proche, car je me suis beaucoup documenté. Mais ce n’est pas vraiment le personnage principal. Le personnage principal c’est un couple. Il y a tout autant d’importance du côté du journaliste que du policier dans ce roman. J’ai essayé de faire en sorte que l’exactitude soit la plus honnête possible, et si j’en juge par les commentaires des grands flics qui ont voté pour moi, a priori je ne devais pas être loin de la plaque.
Justement, quels ont été les commentaires suite à votre prix ?
J’ai appris que certaines personnes du jury ont pensé que j’étais flic à l’origine alors que j’ai travaillé dans la finance pendant la plupart de mon existence. Mais les commentaires que j’ai eus étaient des commentaires relativement positifs sur les relations entre la Police et d’autres corps de métier, comme les journalistes, comme les hommes politiques, etc. J’ai tenté dans ce roman de parler d’une problématique bien réelle, dans l’air temps, mais en même temps de donner la parole aussi bien aux anges qu’aux démons.
Dans la fiction, quels sont vos personnages de policier favoris ?
Je n’ai pas de personnages de policier favoris. En revanche j’ai des auteurs préférés. J’aime beaucoup la façon d’écrire de Franck Thilliez que vous avez reçu récemment. J’ai beaucoup de respect pour lui. De toute façon, j’ai du respect pour ceux qui réussissent d’une façon ou d’une autre à publier. Publier est une tâche particulièrement difficile dans un milieu où les livres sont pléthores, où le marché est plutôt saturé. Mais Franck Thilliez, avec d’autres écrivains anglo-saxons comme Robert Craïs ou Daniel Easterman, fait partie de mes auteurs de polars favoris.
Et du côté du cinéma ou des séries télé ?
Je reste assez classique. J’aime bien cette série des Experts, très bien documentée. J’aime bien The Shield également.
Auriez-vous aimé être policier ?
J’ai envisagé de le faire quand j’étais un peu plus jeune. À l’époque, deux ou trois copains ont préparé le concours de commissaire. Les choses se sont faites autrement, mais il est vrai que, de temps en temps, je me dis que si on avait la chance d’avoir plusieurs vies, cela pourrait être une chose que j’aurais envie de faire.
Propos recueillis par l’Equipe du Blog
Le vengeur des catacombes de Patrick-Jérôme Lambert aux éditions Fayard.
| En savoir plus : La page de la Préfecture de Police de Paris Tout savoir sur le prix Quai des Orfèvres |


Jeudi 6 août 2009 à 10:31
Un très bon souvenir de lecture et de bons échanges, j’attends toujours la suite … @micalement
Mercredi 4 juin 2008 à 20:32
—je viens de lire l’article vous concernant, je n ai pas eu le plaisir de lire votre roman, cependant , et vu les critiques, je pense m y plonger dans peu de temps.
un prochain défi pour votre roman : « les relations parfois difficiles entre civils et policiers qui ne voient pas les évenements du même regard » :p
je pense qu il y à un peu de boulot sur ce sujet , peut être un mélange d’ironie et d »humour
bon courage et félicitation pour le prix reçu =) —
— stop et fin —
Vendredi 22 février 2008 à 10:53
calina a dit:
» je termine en vous disant que vous auriez fait un merveilleux policier!! »
Merci Calina. Je considère cela comme le plus grand des compliments, étant donné ce que j’ai pu évoquer sur la responsabilité.
Jeudi 21 février 2008 à 22:38
A l’âge où ils savent écrire correctement le français ma chère Mélina…
Jeudi 21 février 2008 à 22:18
bonjour, je voulais savoir a quelle âge vous prenaient les jeunes qui veulent entrer dans la police et si il y a beaucoup de concours à faire voîla merci?
Mercredi 20 février 2008 à 22:14
Je voudere savoir a quel age vouprenner les jeunne pour commencer a etre dans la police? merci et bonne jourrner bonne chance
Mercredi 20 février 2008 à 22:11
c est vrais votre oeuvre et superbe vous dever avoir beaucoup de recompennese
Mercredi 20 février 2008 à 16:19
Superbe votre oeuvre !!!! Et félicitations pour la récompense vous le méritez vraiment !!! Je félicite vraiment votre façon de considérer les choses et je termine en vous disant que vous auriez fait un merveilleux policier!!!Merci et à très bientôt je l’espère.