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L’affaire de tous

Lundi 25 février 2008

Un des aspects les plus nouveaux pour moi depuis que je suis à l’OCRTIS est d’appréhender le phénomène du trafic de drogues au niveau international. Avoir l’opportunité de prendre un peu de recul sur la matière est une chance. Certes, vous me direz que c’est bien loin des considérations quotidiennes des policiers ou de nos concitoyens, ce qui n’est pas faux. Parler à un parent qui s’inquiète de la consommation de cannabis de son enfant de la problématique de la montée en puissance des cartels mexicains et vous risquez de rencontrer son incrédulité à tout le moins ! Et pourtant, les stupéfiants qui sont vendus sur le territoire national ne tombent pas de la lune…

Il existe bel et bien des organisations criminelles qui fabriquent puis expédient à travers le monde des quantités considérables de produits stupéfiants. L’imagination est d’ailleurs au pouvoir dans ce domaine : du passeur qui transporte dans sa valise au « bouletteux » qui ingère du produit, du voilier de plaisance à l’avion de tourisme, du vol commercial à la cabine d’un camion, du container à la dilution dans des liquides ou des plastiques, du cargo aux véhicules rapides aménagés (baptisés « go-fast » dans notre jargon), tous les moyens sont bons pour contourner les contrôles douaniers, les investigations policières ou les dispositifs de Gendarmerie. Les marchés se diversifient au gré des attentes des consommateurs, les réseaux protéiformes rivalisent de techniques pour atteindre le seul but qu’ils se sont fixés : la multiplication des profits.

Face à cette menace on peut se sentir désarçonné, notamment au regard de la disproportion des moyens mis en œuvre. Le trafiquant fait fi des règles de procédure, des contingences matérielles de tous ordres, et ne s’interdit rien y compris la violence. Pourtant, chacun dans son travail quotidien de policier contribue à lutter contre le phénomène. J’ai coutume de dire qu’il n’y a pas de « petite affaire de stups », que « la belle affaire » n’est pas qu’une quantité de produits saisie. Et pour toucher du doigt dans mes fonctions actuelles l’inter-ministérialité bien au-delà des seuls services répressifs d’ailleurs, ainsi que la coopération internationale, même si tout n’est pas toujours facile, je crois qu’il faut motivation garder. Des stratégies opérationnelles nouvelles se mettent en place, souvent méconnues des policiers qui « le nez dans le guidon » comme l’on dit n’ont guère le temps de se préoccuper de cet aspect des choses. D’autres le font pour eux et avec eux, car la complémentarité d’action est essentielle. Qu’il soit rendu « grâce » à tous.


19 réponses à “L’affaire de tous”

  1. Emmanuelle à vanessa a dit:

    L’intégration à l’ENSOP est beaucoup plus rapide que celle dans une école de Gardien de la Paix. De mémoire, je pense que l’entrée à l’ENSOP se fait en janvier, mais pour plus de sûreté, je vous invite à poser directement la question au 0 800 22 0800.

  2. Emmanuelle à passionnée a dit:

    Votre situation antérieure dans la Police est connue des membres du jury qui disposent de votre dossier administratif le cas échéant. Il est fort probable que le jury vous demande pourquoi vous avez interrompu votre scolarité, mais vous n’êtes pas obligée de l’évoquer de votre propre initiative. C’est à vous de voir.

  3. Emmanuelle à thomas a dit:

    Oui, la PJ, les RG et la DST peuvent proposer des postes en sortie d’école de Commissaire en fonction bien sûr de leur besoins. Pour la DST ce sont d’aileurs souvent des postes très ciblés qui nécessitent un profil particulier, je pense par exemple à la maîtrise d’une langue. Mais les places sont généralement peu nombreuses, et donc pas toujours accessibles puisque le classement final détermine le choix des postes. Il faiut donc être bien classé pour avoir le plus de choix.

  4. Thomas a dit:

    Bonjour Madame le commissaire

    Je m’apelle Thomas et le metier de commissaire m’intéresse particulièrement . Je voulais donc savoir si des postes dans la Police Judiciare , les rensegnements généraux ou encore la Direction de la Surveillance du Territoire étaient proposés aux éléves commissaires à leur sortie de l’école ?? Et si oui , y a-t-il de nombreuses places , et sont-elles prisées ??

  5. passionnée a dit:

    Bonjours Madame la commissaire,

    Je m’appelle aurore, 21ans et j’ai passé les concours d’Adjoint de sécurité l’année dernière que j’ai réussit, je suis entrer en école de police mais malheureusement pour des raisons d’ordre privée j’ai dut arrêter pour faire face à cette situation. J’aimerai reprendre les concours car j’ai vraiment très envie de faire ce métier et je voulai savoir si à l’oral le jury est au courant de tout sa ou est ce qu’il faut que je leur en parle?

    Je vous remercie d’avance et vous prie d’agréer, madame la commissaire, mes sincéres salutations.

  6. Vanessa a dit:

    Bonjour Madame la commissaire,

    Je suis actuellement en Master I de droit, et je souhaite intégrer la police nationale en tant que lieutenant.

    En me renseignant, je me suis aperçue qu’une fois le concours de gardien de la paix réussi, il fallait attendre entre 10 et 14 mois avant de pouvoir intégrer une école. En est-il de même pour le concours de lieutenant de police? Les résultats étant communiqués plus tôt (octobre au lieu de décembre), est-il possible d’intégrer l’ENSOP dès le mois de janvier suivant le concours ou dois-je attendre l’écoulement d’un délai?

    Je vous remercie par avance.

    Veuillez aggréer, Madame, l’expression de ma considération distinguée.

  7. MISSION ANIMATION RECRUTEMENT a dit:

    Bonjour Eudes

    La mission vous conseille de consulter la notice « Comment devenir gardien de la paix de la police nationale » contenant des réponses à vos questions, des informations détaillées sur le concours, disponible et téléchargeable sur le site du ministère de l »intérieur : http://www.interieur.gouv.fr ou http://www.blog-police-recrutement.com

    Le gardien de la paix peut accéder en fonction de l’ancienneté au concours professionel de brigadier de police et aux différents concours internes d’officier ou de comissaire de police notamment ou encore de police technique et scientifique.

    Oui il ya des épreuves sportives éliminatoires au programme de ces concours.
    Le candidat doit être motivé pour devenir policier.

  8. eudes a dit:

    bonjour je m’appelle Eudes,j’ai 16ans, je suis en 1erL je voudrai savoir si le concour pour passer à l’école est vraiment dur,j’aimerai faire agent de la paix et après passer des concours intérieur pour devenir officier ,y a t’il des épreuves sportives ? est ce possible de passer le concour la même année qui suit le bac et avoir mes chances ?
    merci d’avance !

  9. Etudiant Anthropologue a dit:

    Bonjour Madame la commissaire à la DCPJ,
    Je suis étudiant en ethnologie au niveau Licence, je souhaite rejoindre les rangs de la Police dans 3 ans à la fin du Master d’anthropologie sociale.

    Première question :
    Pensez-vous qu’il y a un lien intéressant entre ma discipline : l’Anthropologie Sociale et Culturelle avec le domaine de l’investigation policière dans le cadre de la P.J., domaine des Affaires Criminelles ?

    Deuxième question :
    Pensez vous que la porte de la PJ pourrait m’être ouverte pour réaliser des travaux universitaire de terrain au sein du milieu policier ?

    Troisième question :
    L’accès à la PJ est ouverte après 3 années de travail en tant que Lieutenant de Police (pour devenir OPJ ?) n’est-ce pas ?

    Merci pour l’attention que vous portez au public.
    Cordialement,

    S.M.

  10. Emmanuelle à violaine a dit:

    Merci pour ces mots d’encouragement. Avec une telle motivation, nous devrions vous compter parmi nous un de ces jours.
    Bon courage d’ici là

  11. vio a dit:

    Bonjour à tous! Je voulais vous dire un grand bravo pour tout ce que vous donnez au quotidiens, c’est vraiment formidable! Je suis une jeune fille de 18 ans, je lis ce blog régulièrement et c’est grâce à lui que j’ai découvert ma voie.. Je ne comprend pas pourquoi la plupart des jeunes de mon âge font la grimace quand on parle de police, sa rendrait les choses tellement plus facile s’ils se rendaient compte de la nécessité de votre métier, qui je pense, est dans les plus méritant!! J’ai beaucoup d’amis qui sont tombés dans les drogues dures très jeunes que je ne me vois pas faire un autre métier, que se soit sur des affaires de drogue ou autre, je compte bien être de la partie pour lutter contre ces fléaux. Je vous souhaite bon courage à tous en espérant vous rejoindre à la fin de mes études :)

    Violaine

  12. MISSION ANIMATION RECRUTEMENT a dit:

    Bonjour Megane,

    Il n’y a pas de type de baccalauréat à privilégier.
    Pour devenir lieutenant de police (bac+3) ou commissaire de police (bac+5), il faut être tenace, courageux pour étudier, avec une bonne expression écrite et de solides connaissances en culture générale.

    La pratique courante d’une langue étrangère (écrite et parlée) au choix : anglais, allemand, arabe, espagnol, ou italien, est indispensable. Cette question peut être répétée au niveau de la FAQ recrutement.

  13. Mégane a dit:

    bonjour, je m’appelle Mégane et je suis en 3ème. Je vOudrais savoir quel parcours scolaire je dois faire après la 3ème pour pouvoir devenir lieutenant-inspecteur ou commissaire de police, s’il y a des bacs préférenciels ou non. Voilà, c’est tout. Merci de me répondre rapidement.

  14. Nico a dit:

    Bonjour, étant GPX depuis 5 ans, et affecté en BAC civile dans le nord de PARIS depuis plus de deux ans j’aurais voulu savoir comment intégrer l octris et en parlticulier l’antenne de FORT DE FRANCE si conditions particulières requises au autre.
    Par avance merci

  15. Ortho94 a dit:

    Pour Johnny :
    Si tu as une « double résidence » tu peux déduire de ta feuille d’impôt sur le revenu:
    -Tes transports à concurrence d’un aller/retour par semaine (trajet+abonnement)
    -Ton loyer (sur la commune de travail)
    -Ta taxe d’habitation (sur la commune de travail)
    -Tes abonnements énergétiques (électricité/gaz sur la commune de travail)
    -Ton abonnement téléphonique bien que celui-ci disparait (sur la commune de travail)
    Garde tous tes justificatifs, les impôts peuvent te contrôler jusqu’à 3 ans en arrière (exemple ; jusqu’au 31 déc 2007 ils pouvait contrôler l’année 2004 à présent c’est plus possible)
    à cela rajoute les déductions de « frais réels » repas (forfait) voire coiffeur sur justificatif (car dixit le RGPN « la coupe doit être compatible avec le port de l’uniforme) entretien de la tenue (si entretien à domicile prendre les tarifs du pressing le plus proche du domicile)
    Il vaut mieux être MARIE ou même PACSE que vivre maritalement cela ne sera PAS RECONNU (pas de possibilité de double résidence puisque pas d’éloignement de conjoint puisque PAS MARIE).
    A toi de jouer !

  16. johnny a dit:

    Bonjour à tous,

    je voudrais savoir si un gardien de la paix travaillant sur en banlieue parisienne et habitant en province, peut-il bénéficier d’une aide financière pour le transport en TGV? sachant que l’abonnement coûte en moyenne 570 euros et que je vis maritalement et suis père d’un enfant
    Merci de me répondre!

  17. Mission animation recrutement a dit:

    Pour Blossier
    Il aurait été préférable de poser cette question, qui ne concerne pas l’article d’Emmanuelle, au niveau de la FAQ recrutement.

    Il n’y a pas de type de bac ou de bac pro à privilégier. Une bonne expression écrite, une bonne culture générale, une connaissance, grâce à ce blog notamment, de ce métier que vous voudriez exercer, seront des gages de réussite du concours. Ne négligez pas non plus une bonne forme physique et une pratique convenable d’une des langes étrangères (au choix : anglais, allemand, arabe, espagnol, ou iltalien).

  18. blossier a dit:

    bonjours je suis étudiente au collège sa serais pour ssavoir les étude il faut faire un bac pro mais je ne sais pa lequel faire si vous pouriez me renseigné merci de votre compréension repod vite audrey

  19. josse.beaumont a dit:

    Mes Respect Madame le Commissaire,
    C’est vrai que lors de l’audition d’un « I.L.S » comme on dit dans le jargon, vous ne pensez pas franchement aux cartels mexicains ou colombiens, votre préoccupation est de lui faire donner le nom du petit dealer de quartier qui lui a vendu sa barette. Cela dit, ma motivation dans la lutte contre les stupéfiants,même si je ne suis qu’un modeste officier d’une petite circo de province, prend en compte cet aspect pyramidal du traffic de stups. Certains parents de mineurs que j’ai eu en garde à vue pour quelques grammes de shit me disent « mais mon gamin il fait que fumer un peu il fait de tort à personne ». J’ai coutume de leur répondre que certes, il ne nuit directement qu’à lui -même, mais en achetant, il entretient un petit dealer qui entretient un semi grossiste qui entretient un grossiste et qu’avec ses dix ou vingt euros de consommation personnelle, il apporte sa pierre à l’édifice du trafic et contribue à son niveau, à l’essor des gros réseaux et des inconscients qui font leur fortune sur la santé de nos jeunes.

    On a beau avoir la tête dans le guidon, on se rend quand même compte que trois de shit sortis de la VP c’est autant de perte pour les trafiquants. Et même si la disproportion des moyens des réseaux avec les notres fait que la lutte semble perdue d’avance, il est de notre devoir de nuir le plus possibles aux traffics et de sortir du marché la plus grande quantité possible de stups.



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