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Compte-rendu d’une matinée à la DDSP de Guyane

Mercredi 23 décembre 2009

Il est un peu plus de 6h, l’horoscope en créole à la radio se termine, je commence à comprendre peu à peu cette langue très chantante. Après 2 heures de route sinueuse – fermeture du pont du Larivot oblige…- j’arrive au service. Deux coups de klaxon brefs comme de coutume pour que l’opérateur de la salle radio deux étages au dessus déclenche l’ouverture de la double porte qui défend le parking de l’hôtel de police très vétuste de Cayenne.

Je croise les « hiboux » – les nuiteux – qui terminent leur nuit de travail, je réponds avec un sourire matinal aux « Bonjour Patron !». Le service commence a s’éveiller, un passage un peu appuyé à la salle radio pour prendre connaissance des faits importants quand ce n’est pas ma semaine de permanence de nuit -1 sur 2 en fait comme pour les week-ends -. Je me dirige ensuite vers le bureau de mon collègue. Nous échangeons nos impressions, faisons le point sur la journée à venir et il nous arrive de partager un café ou pour moi une verveine – je casse un mythe mais nous ne sommes pas tous fans de Madame CAFEINE -.

Je rejoins mon bureau, la chaleur est déjà étouffante, je saisis machinalement la commande de la clim « 26° ça ira… ». Une fois glissé derrière mon ordi, je consulte mes mails… un tri rapide entre l’urgent, l’important et le reste. Je lève les yeux sur la photo des miens, c’est un bon carburant pour une longue journée comme je les aime.

Soudain tout s’accélère, cela commence par un appel improbable, à peine arrivé je dois me rendre à une commission en Préfecture sous l’égide du Secrétaire Général qui examine la situation de fonctionnaires en difficultés financières qu’ils dépendent de la PN ou de la préfecture de Guyane.

La réunion s’ouvre, l’assistante sociale nous présente un dossier difficile, un agent endetté dans des proportions importantes, cela arrive souvent ici. La discussion ne s’éternise pas il ressort du dossier préparé par l’assistante sociale que ce fonctionnaire a besoin d’un coup de pouce urgent. Son train de vie, ses dépenses incompressibles, tout est passé au peigne fin. Le vote est rapide, l’aide du fond d’urgence accordée à la hauteur demandée. C’est cela aussi être commissaire de police, donner son avis pour gérer des situations complexes vécues par nos agents, qui ont une vie en dehors du travail. Ce ne sont pas que des matricules, mais aussi des citoyens qui rencontrent quotidiennement les difficultés de la « vraie vie ». Il nous reste encore quelques dossiers, nous poursuivons.

9h, j’enchaîne avec la réunion de service menée quotidiennement par le Directeur départemental qui est un commissaire d’expérience. Tous les chefs d’unités sont là : la BSU – rôle judiciaire -, le SVP -généralement la police en tenue -, le SDIG – ex renseignements généraux -, l’UOPSR – qui se charge du maintien de l’ordre et du routier -, le SGO – qui gère l’aspect logistique -. Nous faisons le tour de l’activité des 24 dernières heures, des objectifs de la journée. Cela permet de communiquer à tous une information vérifiée. Je reviendrai prochainement sur cette réunion quotidienne et immuable au sein du service. Cela dure +/- 40 mn, durée conforme au bon pilotage d’un service. Le chef d’orchestre, que se soit mon Directeur, ou votre serviteur quand il n’est pas là, a besoin d’avoir une physionomie la plus précise possible de son service à un instant « T ». La communication est un élément qui permet d’obtenir beaucoup de soutien de ses collaborateurs, en procédant sans démagogie à des échanges d’informations.

Il est alors possible pour le commissaire de prendre des décisions éclairées ce qui ne signifie pas pour autant qu’il n’y a jamais de ratés mais nous tâchons de les éviter, en anticipant, en devenant pro-actif plutôt que réactif.

9h40, je ressors enthousiaste, je vais maintenant me rendre à un exercice de maintien de l’ordre organisé pour une section de la Compagnie Départementale d’Intervention. Des fonctionnaires en tenue dont le travail est axé autours de 3 missions : la lutte contre l’insécurité routière, le maintien de l’ordre durant les services d’ordres et/ou les manifestations, et la lutte contre la délinquance que nous rencontrons sur la voie publique. Aujourd’hui, nous travaillons sur le volet maintien de l’ordre, la situation est parfois tendue comme en novembre et décembre avec des barrages effectués sur des axes de communication secondaire, nos effectifs doivent pouvoir intervenir tant en milieu urbain qu’en limite de forêt comme ce sera le cas ce matin.

Je suis avec le Directeur départemental, nous apportons une attention particulière à ce premier entraînement d’après la rentrée.

Il n’est même pas 10H le thermomètre de notre voiture affiche déjà 37°, nous empruntons un chemin de latérite, terre rougeâtre très fine qui forme des nuages compacts. La piste devient difficilement praticable nous arrivons finalement sur un champ de tir de ball-trap prêté par une association locale avec laquelle un membre de la CDI entretient de bons rapports, c’est aussi cela la proximité. Le lieu est excentré, isolé, parfait pour travailler à l’abri de regards inquisiteurs.

Nous arrêtons la clim – belle invention -, je descends de voiture une chape de chaleur me saisit, les collègues sont déjà équipés.

Casque lourd, tenue de maintien de l’ordre manches baissées, gants en cuir, jambières de protection, TONFA chaussé, ils sont alignés derrière leurs véhicules. Ce sont des éléments particulièrement entraînés pour supporter de telles conditions climatiques, je suis admiratif !

L’exercice mené sous la direction de deux brigadiers chefs du service est séquencé.

Les fondamentaux sont repris : l’échauffement est bref, on le comprend facilement, l’entraînement commence pour diminuer le temps d’équipement. Passer sous la barre des 2 minutes est une nécessité, il faut recommencer encore et encore, personne ne bronche, tous savent que la sécurité individuelle dépend de la discipline collective !

On passe ensuite aux débarquements des véhicules, le propos est clair : pour impressionner il faut être martial !! Pas de place pour l’improvisation, chacun sait où il doit se positionner.

Viennent les manœuvres de progression en milieu hostile, c’est surréaliste pour moi dont les violences urbaines ont été le cœur de métier durant plusieurs années au sein de la BAC tenue à Paris et de la compagnie de sécurisation. Je pense être un observateur averti.

Ici dans « l’enfer vert » l’environnement n’est plus constitué de tours, de barres comme sur le 93, mais de chemins escarpés entre deux rangées d’une végétation dense et luxuriante. L’opposant peut être partout, la menace également.

La progression pédestre des effectifs derrière les boucliers est ralentie par la poussière et la chaleur, on entend les gars souffler, souffrir même, les visières des casques sont baissées cachant des visages tirés par l’effort derrière un rideau de buée. Les ordres à la radio claquent !

- « Alpha vous êtes engagés par 25 manifestants sur le flanc est de votre position »…

- « Bravo votre second bouclier est considéré comme victime d’un malaise, à vous de gérer, bougez-vous !!! ».

Cela dure 40 minutes interminables pour certains. A l’engoncement, à la chaleur s’ajoutent pour eux la crainte de se voir juger par leurs commissaires… Mon but est tout autre, je veux connaître mes collaborateurs pour pouvoir adapter leur formation, tenter modestement de les perfectionner dans ce domaine qui est le mien la formation aux techniques de maintien de l’ordre et de gestion des violences de type urbain. Les effectifs courent, progressent, sont assaillis par des plastrons qui ne cessent de les harceler c’est une belle performance d’ensemble à laquelle j’assiste en première loge !

13h « FINEX » entend-t-on à la radio…
Tout se termine bientôt, les hommes reposent leurs heaumes, les bouteilles d’eau sortent des glacières, les commentaires fusent « pourquoi tu n’as pas flangardé la zone… le barrage devait être ferme… il fallait progresser en tiroir !!! » langage de batailles incompréhensible pour des néophytes…

Le débriefing commence mené par les deux gradés, l’échange est interactif, vif aussi. Le ressenti des derniers arrivants est intéressant : « A Paris nous ne travaillons pas de la même façon » lance le premier, le second répond « on fait au mieux, le plus important c’est la solidarité, la discipline, la confiance en l’autre».

Cet échange durera 20 minutes il sera conclu par le Directeur départemental. Les principes sont clairs ! « Nous devons être irréprochables ! Cela nécessite ce temps passé à s’entraîner même dans des conditions extrêmes ! »

Je complète le propos en parlant de matériels, des dernières dotations en lunettes de protection balistiques, en lanceur de balles de défense, le célèbre LBD 40/ 46 testé in situ durant les deux dernières années dans mon ancienne unité, les nouveaux gilets pare coups ! Même ici, à 8 000 km de la métropole, nous parvenons à doter les personnels d’un matériel performant même s’il n’est pas toujours prévu pour être utilisé par 40° à l’ombre avec une hydrométrie supérieure à 80 % en saison sèche comme aujourd’hui !

Il est temps de clôturer cette matinée… enfin il est 13h50 ! Une collation sucrée bien glacée, les gars sont déjà en train de ranger leurs équipements, de nettoyer ce qui doit l’être et il faut déjà repartir. J’ai vu des techniques bien différentes de celles enseignées dans mes précédentes affectations, il faut une vraie adaptabilité quand on travaille en Guyane même pour un commissaire. Cela me plaît et me renforce dans ma conviction d’être venu servir en Guyane !!

Cette unité et ses matériels ont été présentés à la population à l’occasion de la journée de la sécurité intérieure sur le parking d’un des rares supermarchés de Guyane. Ce fut un moment d’échange entre des policiers de terrain comme ceux de la Compagnie Départementale d’Intervention et le public. Dans notre métier, tous grades confondus, nous devons savoir nous adapter et ne jamais oublier que nous servons la République et ses exigences sont fortes !

Pour ma part après une matinée commencée par deux réunions, qui s’est poursuivie par une observation de l’entrainement de la CDI, je vais enchaîner avec l’examen des procédures judiciaires à répartir entre les services, cela me permet d’être au courant du « portefeuille » de mes unités !

Dans l’attente de la prochaine urgence, du prochain appel radio ou téléphonique qui viendra troubler ma quiétude, cette mission occupera mes deux prochaines heures. La fin de journée est encore loin tout peut se passer, c’est aussi cela qui motive ma passion pour ma profession depuis 15 ans, l’obligation continuelle de s’adapter, de se remettre en question !

À bientôt de vous lire et…

Ne lâchez rien !!

Joël


11 réponses à “Compte-rendu d’une matinée à la DDSP de Guyane”

  1. M. Douhane a dit:

    Article de qualité, qui témoigne chez son auteur d’une vraie conscience professionnelle. Bravo!
    Mes amitiés au Commissaire J.Terry
    M.Douhane

  2. Mohamed a dit:

    Bonsoir Monsieur,

    Merci pour votre article, on suppose dans cet environnement avec cette chaleur que la capacité physique a une importance significative pour l’exécution de cet exercice, tant sur l’endurance musculaire que sur l’hydratation. Je suis d’accord avec vous, CAFEINE… elle a tendance à éliminer.

    Joyeuses fêtes de fin d’année

  3. joel a dit:

    En réponse à M douhanne ;-)

    Merci pour votre commentaire qui forcément me touche et m’inspire en cette pèriode de fêtes quelques commentaires.

    Il n’est guère possible de faire l’unanimité, au sein de ses pairs plus encore qu’en dehors. Il faut savoir rester humble, et c’est une valeur que je tente de faire mienne. Pour maintenir le cap de mes convictions depuis 15 ans je tâche en premier lieu de me remettre régulièrement en question, mais également d’écouter l’avis de ceux qui m’ont entouré dans toutes mes affectations.

    Plus on monte en grade et plus la notion de solitude prend tout son sens… Cela me plait car j’aime la navigation sur l’Océan, mais parfois cela peut peser. La prise de décisions lourdes de conséquences -sanctions, proposition d’avancement, choix d’affectation..- est souvent difficile. je ne compte plus les nuits souvent courtes et agitées à chercher « la moins mauvaise » des solutions.

    Je tâche alors de faire pour le mieux, en me servant à la fois de mes principes personnels, des avis que j’ai pu recevoir et du fruit de ma modeste expérience, ce qui n’évite pas parfois certaines déconvenues… Notre métier est un sacerdoce, il est source de satisfactions mais nous confronte aussi à la réalité d’un monde pour le moins imparfait.

    Lorsque l’on rentre a 20 ans dans la POLICE c’est pour changer le monde !!! Aujourd’hui sans avoir perdu mes idéaux, je tâche simplement d’apporter ma pierre à l’édifice Républicain. Il y a peu à Cayenne lors d’une recontre avec un « indicateur d’opinion » on m’a demandé si je ressentais un certain blues au quotidien dans le cadre de mes missions…

    Sans réfléchir j’ai répondu « NON » en tant que Policier d’abord et Commissaire ensuite ! Je fais mon métier de policier républicain, ce qui ne signifie pas que le soir venu lorsque je tombe mon uniforme et les valeurs qu’il représente je n’ai pas des pincements au coeur, de doutes, de lassitudes parfois tant il est difficile de faire bouger certaines habitudes ici ou ailleurs !

    Ce qui permet d’avancer, de tâcher de s’améliorer, c’est la sensation d’appartenir à la G-M la Grande Maison !!! -a ce titre le menu de la COCHONAILLE me manque beaucoup- les Parisiens comprendront… Ce que j’aime plus que tout dans notre métier c’est l’échange, les relations humaines, les rencontres, l’imprévu. Rien n’est acquis, tout se mérite.

    J’ai toujours autant de plaisir : a voir le sourire d’une victime reconfortée par l’arrestation de son voleur, la passion dans les yeux du candidats au concours de GPX qui franchit la porte de mon bureau comme il y a peu pour avoir des informations sur son futur mérier qui sait !, la motivation des collègues lorsque sur les ondes on entend un appel signalant une mission urgente à effectuer.

    la PAIX PUBLIQUE est un éternel recommencement, et tant que cela me fera vibrer, j’aurai toujours cette fierté à PROTEGER et SERVIR et je sais Monsieur DOUHANE que c’est une valeur que nous partageons de longue date.

    Bonne journée à tous et ne lachez rien :-)

    joel

  4. joel a dit:

    En réponse à Mohamed ;-)

    Bonjour Mohamed, il y avait longtemps !

    Effectivement les capacités physique ici sont très sollicitées, nos personnels sont endurants. Ils sont pour la plupart recrutés au niveau local, ce qui sous entend qu’ils ont une certaine habitude du climat et de ses inconvénients. Comparativement si on prend l’exemple des escadrons de gendarmes mobiles qui se succèdent en Guyane tous les 4 mois, il leur faut un temps d’adaptation plus ou moins long. Globalement dans la PN nous n’avons pas ce soucis à notre niveau.

    Pour ma part j’ai parfois de gros coups de pompes, mais cela arrive à tous les organismes peu habitués à une chaleur intense et moite H24. Nous sommes le 27 Décembre ce matin à 06h15 il faisait 27 ° c’est cela la réalité.

    L’alimentation, l’hydratation sont des necessités vitales, un oubli ici se paye « cash ». nous testons en ce moment des gilets tactiques -merci SIEGFRIED- qui disposent d’une poche d’eau intégrée. Cela paraitrait accessoire en métropole ici c’est un plus non négligeable.

    Souvent la population -j’ai pu le mesurer sur la missionTOUR DE FRANCE ou lors de grands rassemblements de foule- ne comprend pas que le POLICIER est avant tout un homme ou une femme comme les autres qui doit boire et s’alimenter !

    Lorsqu’un GPX passe 5 heures comme je l’ai vu en point fixe sous le soleil il a parfois des besoins physiologiques à assouvir… Et il n’est pas rare d’entendre des gens dire en métropole, regardez ils boivent de l’eau etc… Certes il faut maintenir une certaine rigueur, mais pas au détriment des personnels. Comme on dit à l’armée il faut « ETRE ET DURER ». A nous d’organiser des relèves autant que possible et dans le cas contraire de donner des instructions pour s’adapter.

    Ici cela ne choque personne lorsque nous avons constament à la main des bouteilles d’eau dans les véhicules ou sur les points fixes; il faut boire entre 04 et 06 litres d’eau à minima en periode sèche et prendre des compléments en sels mineraux très régulièrement.

    Voilà Mohamed tout cela pour abonder dans votre sens.

    le Policier est avant tout un individu, pour vous servir correctement il doit être préparé le mieux possible à affronter son environnement pour rester réactif et si possible pro actif !

    Bonne journée à Bientôt

  5. PICABEL a dit:

    Bonjour,

    je souhaite passer le concours externe de commissaire de police. POur préparer ce concours difficile je voudrais essayer d’intégrer la meilleure préparation (IPAG ? ISEJ ? on m’a parlé d’Assas, de Bordeaux, de Lyon ?…) or, je n’ai pas le profil des élèves ayant intégré l’école supérieure de la police. Pourriez-vous m’indiquer quelles sont les meilleurs instituts qui préparent le concours ?
    Très cordialement et en vous souhaitant d’excellentes fêtes de fin d’année sous les Tropiques.

    Charlotte

  6. joel a dit:

    En réponse à Charlotte,

    J’ai des idées assez précises sur le sujet, mais je lance de suite un sondage près les Commissaires de ma promotion issus du concours externe pour vous éclairer dans les
    meilleurs délais. Dans l’attente de ces précisions sachez juste que le « bon profil » n’existe pas…
    Même au sein des « externes » les parcours étaient souvent différents mais la passion et l’envie de réussir commune à tous les candidats.

    Réponse dans les meilleurs délais Charlotte c’est une promesse !
    Bonne soirée

    ;-) Joel

  7. Mohamed a dit:

    Bonsoir,

    Je vous remercie Monsieur de m’avoir répondu et à rendre palpable par votre témoignage le travail que vous avez en Guyane, cela me permet même ici en région Parisienne de mieux comprendre les exigences auxquels le Gardien de la Paix devra répondre au quotidien.
    Cordialement.

  8. joel a dit:

    Bonjour Charlotte, ;-) en réponse a votre interrogation sur les meilleures filières pour préparer le concours de commissaire de POLICE.

    J’ai posé votre question hier par mail à l’ensemble des commissaires externes de ma promotion la 59è ce qui représente environ 25 personnes. Le débat a été animé, trois grandes tendances se dégagent.
    Pour le statut des meilleures filières de préparation pour les épreuves du concours de
    Commissaire sont nominées sans idée de classement de ma part :;-)

    Le Cursus Universitaire : la faculté de droit, sans forcément se spécialiser dans le droit pénal. En effet, quelle que soit la spécialisation chaque étudiant en droit dispose d’une base solide lui permettant d’aborder plus sereinement les études de culture juridique du concours.
    Un exemple donné par un collègue serait : « de suivre un cursus au sein d’une faculté comme Paris II Assas , Paris I la Sorbonne, Paris V Malakoff ou Paris X Nanterre, en province, les facultés de : Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Bordeaux sont aussi réputées.
    De plus, si l’on reste dans le cadre universitaire, il peut être utile, à coté de ses études ou à l’issue de son master pendant un an, une formation spécifique aux concours de l’administration au sein d’un institut de préparation à l’administration générale (IPAG) . Le meilleur est sans doute l’IPAG d’Assas. »

    Les Instituts d’étude politique
    « Les instituts d’étude politique (IEP) à l’image de science po paris, restent une valeur sûre pour la réussite au concours de commissaire de police, le concours et j’avoue que ce fût une réelle plus value. En effet, le concours de commissaire de police reste un concours généraliste qui ne demande pas forcément à la différence du concours de la magistrature que nous soyons des « techniciens du droit.
    La préparation au Grand Oral est louée par plusieurs collègues, qui viennent d’IEP différents : Paris, Aix, …

    Les Prépas Privées :
    Il existe des formations privées couteuses mais de qualité. La plus connue et la plus chère reste IP SUP à Paris. Il y a aussi une formation qui se nomme ISP.
    On me donne pour exemple les Instituts d’Eudes Judiciaires (IEJ) qui préparent surtout au concours d’entrée à l’école du barreau, le CRFPA et aussi à l’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature mais qui peuvent être utile pour préparer le concours de commissaire.
    Pour ce qui est de l’IEJ de Paris 2 Assas elle est conseillée par une collègue car:
    – peu couteuse (le prix d’une inscription en fac, peut-être légèrement plus), les cours proposés permettent de préparer également le concours d’officier de Gendarmerie (cours sur l’organisation générale de la Défense Nationale) ce qui permet d’avoir une vue plus globale sur la question de la sécurité intérieure.
    – qualité de (certains) des intervenants (avec des noms connus comme Bauer et Raufer; avec des intervenants eux mêmes Commissaires; avec des maîtres de conférence qui proposent des plans détaillés qui te conduisent ensuite à une gymnastique intellectuelle bénéfique
    - une BU bien fournie (mais attention à ne pas se perdre) , avec une épreuve blanche par semaine tous les samedi matins (à faire pour de vrai impérativement, c’est le seul moyen de progresser)
    – avec des taux de réussite parmi les plus élevés (dans la 59ème, 9 externes avaient suivi la prépa IEJ de Paris 2 et 13 avaient fait au moins une partie de leurs études là-bas)

    Pour terminer Charlotte j’ai conservé sans modification 2 conclusions faites par des collègues qui sont issus de filières différentes, mais dont les avis convergent sur un point : IL NE FAUT RIEN LACHER !!!

    … »c’est l’assiduité, la régularité sur une année qui paient (également la confiance en soi et le facteur chance, ce ne sont pas forcément les meilleurs à la fac de Droit qui réussissent le concours, j’en suis la preuve vivante »

    … »Pour conclure, je dirai que quelque soit la formation, la volonté et une motivation sans borne restent les meilleurs des garanties pour réussir le concours de commissaire. Le concours est long et semé d’embuches. »
    A bientôt et je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année si contrairement à la grande majorité des policiers vous ne travaillez pas demain soir !!!
    Joel ;-)

    Merci pour la participation de mes collègues Flo, Aurélien,Laurent, Nathan, Guillaume et tous les autres collègues de la 59è Promotion de l’ENSP.

  9. joel a dit:

    En réponse à Mohamed ;-)

    Bonjour Mohamed, effectivement ici le travail à tous les niveaux en allant du GPX au Commissaire est physiquement éprouvant. La chaleur constante, la moiteur sont des freins naturels qui impactent les organismes, les matériels. Il faut gérer mais sur le long terme, c’est un marathon mais qui se court comme 400 m steeple !

    Bonne journée et Bonne Fêtes Mohamed

  10. Anne-Sophie a dit:

    Bonsoir ,

    Je sais que ce commentaire n’a pas lieu d’être posté sur cet article mais j’ai vu qu’on ne pouvait écrire que sur celui-la ( ou presque :) ) , j’ai aussi vu que vous répondiez a une part de ma question en réponse a charlotte .
    en effet , je suis désolée de vous déranger , j’ai besoin de votre aide ( j’ai d’ailleurs pu remarquer que si l’on cherchait des infos sur le recrutement ect … il fallait ouvrir le lien donné .)
    Quoiqu’il en soit je me permet de vous demander quelques renseignements : Je suis actuellement en terminale ES et ai depuis longtemps ( très longtemps ) , l’ambition de devenir commissaire de police . Or , les inscriptions en fac approchent a grands pas ; j’ai pu voir que vous donniez une liste de facultés pour débuter ses études ; je me demandais si vous connaissiez l’institut catholique d’études supérieurs de la Roche sur Yon ; ou si vous connaissez des collègues ayant fait leurs études dans cet établissement . Je dois dire , en fait , que les choix sont multiples ; et je ne sais trop ce qu’est le mieux entre une fac ou une école .
    je me disais donc que les conseil d’un commissaire me seront plus bénéfiques que ceux des profs .

    Merci d’avance .

    Anne-Sophie

  11. christophe a dit:

    bonjour patron…..
    quel plaisir de vous lire ici..
    j ai du me coucher a 4h du mat a cause de vous.. y en a, a lire…lol
    a bientot



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