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Mai 1996. Une soirée fraiche mais pas humide. La brigade de nuit est presque au complet. Le gradé chef de section/chef de poste fait l’appel. Tout le monde se trouve derrière le bat-flanc. Le silence est là. Le rôle de chaque fonctionnaire est annoncé à haute voix et précède le listage des consignes, des notes et stages divers.
Pour cette nuit, pas de consigne particulière. La chasse au délinquant va pouvoir prendre son envol.
Deux véhicules équipés. Dans le premier, nous retrouvons Rémi, jeune stagiaire de son état en compagnie de deux gardiens de la paix titulaires Fred et Max. Fred a été désigné chef de bord et Max chauffeur du véhicule de police sérigraphié. Rémi, quant à lui, a le rôle d’équipage.
Après vérifications du véhicule et du matériel embarqué, et après une tasse de café nécessaire, c’est le grand départ en patrouille sur Noisy.
La commune de Noisy-le-Sec n’est pas une très grande commune. Il arrive parfois aux équipages de braconner sur des secteurs voisins, plus porteurs.
En cette année 1996, la commune est plutôt calme même si la Seine-St-Denis est toujours dans un calme relatif…
Pas grand monde cette nuit là. Les précédentes ont eu leur lot de différends et d’A.V.P. (accidents de voie publique). Mais ce soir, seuls les chats sont de sortie. Même sur les ondes, on ne se bouscule pas au portillon.
Dans le véhicule, les discussions vont bon train. On parle de tout, on blague sans oublier de se concentrer sur son job. On observe chaque rue, chaque entrée de bâtiment. Les premières heures passent sans trop de difficulté : contrôles routiers, contrôles d’identité, inspection de certains H.L.M, points fixes dans les zones sensibles…
Puis, lorsque la ville s’endort véritablement et qu’il n’y a plus âme qui vive, la fatigue se fait sentir.
Les discussions s’espacent, la vigueur marque une pause. Le froid caresse les vitres du véhicule dans lequel l’ambiance est au repos. Il fait une douce chaleur dans l’habitacle. Le conducteur patrouille lentement, le chef de bord scrute, l’équipage observe.
Mais quand il n’y a rien, il n’y a rien : pas le moindre contrevenant, le plus petit délinquant, aucun client… Il devient difficile de lutter contre la fatigue…
« C’est mort ce soir » lance Max. Aucune réponse audible. La réalité est bien palpable. Rémi se dit qu’il serait bien mieux dans son lit, vu l’activité de la nuit. Ses paupières deviennent lourdes et pourtant il lutte. Mais le corps humain a ses limites.
Et oui, un policier reste un homme. Un « Robocop » opérationnel 24h/24h, ça n’existe que dans les films. Même Julie Lescaut ou Navarro s’endormiraient car le scénario n’est pas des meilleurs. Rémi repense à toutes ses connaissances qui lui rabâchent sans cesse : « Tu travailles de nuit. C’est cool. Tu as toute la journée de libre… ».
Et le sommeil alors ??? Oh !! Tu crois quoi ??? Je ne fonctionne pas à la « Duracell ». Dormir la journée, ce n’est pas dormir la nuit et physiologiquement, on n’est pas fait pour veiller toute la nuit.
Le véhicule circule lentement. Passage RN3 devant Décathlon. « Tiens, ils ont installé des tentes afin de présenter les produits de camping. Ah bon, bof… Ca ne vaut pas le détour. » annonce Fred.
La patrouille continue son petit bonhomme de chemin dans le calme absolu. Et puis, allez savoir pourquoi, mais Fred décide de refaire un passage devant décathlon…
Et là !!! BINGO !!!
Quatre jeunes sur la chaussée en direction des Lilas. Ils trainent par groupe de deux une tente de taille impressionnante. Ni une, ni deux, les fonctionnaires s’éjectent du véhicule… avec une extrême difficulté. Aie !! Ca fait mal… Les nœuds présents dans le corps se défont… Ils étaient bien serrés. Les muscles, les articulations, toutes les parties du corps doivent se réveiller d’un coup d’un seul. Quasiment un réveil brutal. Un mort qui se réveille… et qui sent sa raideur cadavérique.
Il faut non seulement sortir dans le froid mais en plus se mettre à courir car le leitmotiv du voleur, c’est d’échapper à la police, et rapidement s’il vous plait.
Un pas après l’autre, de plus en plus vite. Max et Rémi partent ensemble. On ne se sépare pas.
Fred, plus chanceux, s’est attaqué au moins rapide qu’il maîtrise au sol. Une paire de menottes et le tour est joué. Le véhicule n’est qu’à quelques mètres de lui.

©Sicop / Jérôme MARTI-NOGUERE
Max accélère derrière les trois jeunes hommes qui courent en direction de la cité située rue de Paris. Radio en main, il fait ce qu’il peut pour passer le message alors que Rémi court à ses côtés et que Fred maintient l’interpellé au sol.
Le centre d’information et de commandement avisé, Max n’a plus qu’à se concentrer sur ses proies. On a beau se maintenir en forme, ou tout du moins essayer, il n’est tout de même pas facile de courir après être resté un long moment plié dans un véhicule surchauffé. « Ce qu’il ne faut pas faire pour obtenir un petit moment de plaisir ».
Les jeunes, rapides et surtout bien échauffés n’attendent pas. Pourtant, l’un des trois est beaucoup moins rapide que ses comparses. Il sera la proie… Un point c’est tout…
Une centaine de mètres plus loin, il passe à la casserole. Il est interpellé et plaqué sur le sol lui-aussi. Les menottes passées, Max et Rémi, impuissants, ne peuvent que voir s’enfuir les deux derniers fuyards. Pas de colère ni de tristesse. Il ne faut jamais oublier que « tout vient à point à qui sait attendre ». Cette maxime est particulièrement vraie dans la Police. Il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas.
Deux interpellations sur quatre, c’est une bonne chose. Tout ce beau monde est embarqué dans un véhicule arrivé en renfort pendant que d’autres équipages, arrivés eux aussi en soutien, patrouillent dans les environs afin de débusquer les fuyards.
Max et Rémi se dirigent vers le portail du centre Décathlon alors que Fred garde le véhicule de Police. Sur le parking se trouvent quelques tentes. Max regarde attentivement. Il n’y a pas âme qui vive. « On va aller voir » dit Max. Les deux policiers montent sur le portail afin de le franchir. Rémi est le premier à passer l’obstacle.
Alors que Max se hisse, un molosse de type Rottweiler arrive en trombe, l’air pas, mais pas du tout content que les deux fonctionnaires se soient permis de marcher sur son territoire. Le chien n’est plus qu’à quelques mètres de Rémi, qui, surpris par cette apparition, n’a le temps de rien faire. Max, en équilibre sur le portail, ne peut pas en faire plus. Alors que Rémi se dit qu’il va bientôt lui manquer un morceau, qu’il ne souhaite pourtant pas laisser à ce cannibale canidé, le chien stoppe et fait demi-tour. Tout en émoi, Rémi voit arriver un agent de sécurité. Il s’approche et attache son chien tout en s’excusant : « Désolé messieurs. J’espère que vous allez bien. »
Plus de peur que de mal… Max lui présente les faits. L’agent de sécurité, tout ennuyé indique alors que les jeunes l’ont menacé : «Ils m’ont surpris alors que je regardais à l’intérieur d’une tente. Ils m’ont dit qu’ils me feraient du mal si je bougeais, ne serait-ce qu’un cheveu. J’ai obtempéré. »
Max lui demande d’aviser sa société et de venir le plus rapidement au commissariat pour audition et dépôt de plainte. Identité prise et renseignements divers notés, Max, Fred et Rémi font retour au service.
Rémi se souviendra toujours des propos de Max, faits sur le retour :
« Tu vois Rémi, je ne sens pas les déclarations de l’agent de sécurité. Il nous cache quelque chose. Il était trop gêné. Y’a quelque chose qui coince. »
Cela étant dit, le véhicule arrive au commissariat de Police de Noisy-le-Sec où attendent les deux interpellés. S’ensuivent un compte rendu verbal effectué au chef de brigade qui fait office également de chef de poste ainsi qu’un avis aux officiers de police judiciaire de permanence de nuit, par téléphone.
En attendant ces derniers qui procéderont au placement des interpellés en garde à vue, Max se met à la batteuse pour rédiger le procès-verbal d’interpellation.
20 minutes plus tard, arrivée de l’officier de police judiciaire de nuit et placement en garde à vue jusqu’à prise de service des O.P.J. de journée.
Finalement, après cette jolie nuit, le repos est de rigueur. C’est chose faite après arrivée de la brigade de journée. « Home sweet home ».
Le résultat, en fin de compte :
- quatre interpellations au total : deux la nuit et deux par les O.P.J. de journée. Rare sont les petits voyous qui ne balancent pas leurs complices.
- un gros mensonge : l’agent de sécurité n’avait pas dit la vérité. Il avait voulu cacher le fait qu’il avait dormi pendant la nuit, à côté de son chien qui avait, lui aussi, le sommeil lourd. Pas de vol sous la menace.
- un patron sympathique : l’employeur de l’agent de sécurité n’avait pas décidé, le mensonge avoué, de licencier son employé pour faute grave. Un beau geste…
L’histoire ne dit pas si ce dernier est devenu insomniaque, de peur de perdre son job.


Vendredi 11 juin 2010 à 10:36
franchement c’est vraiment un beau métier mais pour certains c’est le métier qu’il ne faut pas faire. moi jaimerais enormement faire ce métier mais je ne sais pas ou se passe ce concour et comment ça se passe donc si vous pouvez me repondre ça serait trés gentil de votre part
merci et bon courage
Samedi 24 avril 2010 à 14:55
Mercii de m’avoir repondu
Samedi 24 avril 2010 à 9:03
Alyssa,
Avec un bac, vous pouvez passer le concours de gardien de la paix. Ensuite, en interne et au bout de quatre années, vous pourrez passer le concours de lieutenant de police (sans condition de diplôme).
Pour ce qui est de la crim, il faut faire ses preuves avant d’y entrer. C’est le rêve de nombreux policiers que de travailler à la crim, mais dans la réalité, peu nombreux sont ceux qui y oeuvrent.
Jeudi 22 avril 2010 à 15:17
Je reve de rentrer a la Brigade Criminelle , de rentrer a la Police quoi ,
mais vu mon niveau je ne peut donc pas aller en seconde genéral
obliger de faire un Bac-pro , donc peut -on se diriger vers la avec un simple
bac && apres comment faire pour atteindre une licence ( niveau bac + 3 )
Je suis perdu , merci de me repondre
Bonne continuation a vous .
Jeudi 22 avril 2010 à 15:12
Bonjour ,
Je vodurais savoir avec un Bac pro ( securité prevention ) es-ce possible de rentrer a la Crim entant que Lieutenant de Police
Car je sais que le niveau d’etudes est de bac + 2 à bac + 4
mais peut-on rentrer a la brigade criminelle avec un bac pro ??
Merci D’avance .
Vendredi 9 avril 2010 à 12:38
Chips31
Merci. Je voulais montrer que la nuit n’est pas chose aisée, que l’on soit volontaire ou pas.
Mercredi 7 avril 2010 à 15:02
merci Régis pour ce récit , qui prouve une fois de plus que les citoyens peuvent …dormir tranquilles!
j’ai toujours pensé que ce métier était « une passion » à risques malheureusement … mais encore merci pour cette présence professionnelle … ce qui n’était pas le cas du veilleur de nuit …
amitiés et encouragements d’un Toulousain .
Vendredi 2 avril 2010 à 2:56
On peut pas mieux expliquer la nuit que ça; le ressenti, l’ambiance, les coups de barre et les coups de bourre tout y est, meme le flag sorti de nul part.
dédicace aux nuiteux…
Lundi 29 mars 2010 à 7:20
seb :
Salut à toi.
Si tu me passes le bonjour c’est que je n’ai pas été trop méchant avec toi pendant ta formation.
Une affectation en FMU, c’est super. Je considère les motocyclistes (gendarmes ou policiers) comme des pros et des virtuoses du guidon.
D’ailleurs, j’ai pris contact avec ton chef de service qui m’a indiqué que dans quelques jours il t’enlèvera les roulettes arrières pour que tu fasses de la moto comme un grand.
Mes « exploits de course à pied » (mots un peu forts) ne s’arrêtent pas. Le 10 avril prochain, je vais participer à une épreuve de 706km en 12 jours entre Le Puy en Velay et St Jean Pied de Port (chemin de St Jacques de Compostelle). Que du bonheur, de la sueur et de la douleur : bref, le pied (surtout pour un coureur…).
A bientôt.
Dimanche 28 mars 2010 à 11:45
Salut Régis.
Je sais que ce site n’est pas fait pour ça, mais c’est juste pour te passer un bonjour.
Je suis un ancien de tes « élèves » de St Foy et je suis tombé par hasard sur ton blog.
J’ai suivi tes exploits de course à pied sur l’intranet et je te félicite.
Pour tous ceux qui aspirent à rentrer dans la boite, je vous souhaite bon courage.C’est un très beau métier, pas facile tous les jours mais pour rien au monde je n’en changerais.
Pour ma part, après 3ans de Police Secours , j’ai complétement changé de voie en passant le stage motocycliste et en étant désormais affecté en FMU.
Bonne continuation à toi.
Sébastien A. 39eme promotion d’ADS à St Foy.
Mardi 23 mars 2010 à 9:46
Ah ok ben peut-être que l’on va se rencontrer, tu sais quelle salle tu vas surveillé ?
Parce que j’ai réçu ma convocation et je sais dans quelle salle je vais être.
Mardi 23 mars 2010 à 9:21
AFIN D’HONORER LA MEMOIRE DE NOTRE COLLEGUE JEAN-SERGE, COMMANDANT DE POLICE DECEDE EN SERVICE LE 16 MARS 2010, EN OPERATION DE POLICE, ALORS QU’IL PROCEDAIT A UN CONTROLE ROUTIER SUR DES INDIVIDUS MEMBRES DE L’ORGANISATION TERRORISTE D’E.T.A,
PENSEZ A OBSERVER UNE MINUTE DE RECUEILLEMENT LE MARDI 23 MARS 2010 A 12 H 00.
Lundi 22 mars 2010 à 8:10
Stéphanie :
Je serai sur place comme surveillant des épreuves : espace double mixte.
Samedi 20 mars 2010 à 11:44
Je passe mon concours à Lyon car j’ai envoyé mon dossier là-bas…il m’on renvoyé un accusé de réception.
Pourquoi cette question ?
Vendredi 19 mars 2010 à 21:55
Stéphanie :
Où passes-tu ton concours ?
Jeudi 18 mars 2010 à 16:49
Merci de ta réponse Régis, j’ai déposé un courrier pour la directrice de l’hôtel de police de Grenoble…on verra bien.
Et merci pour ton soutien pour le concours !
Jeudi 18 mars 2010 à 8:23
kikou :
Merci.
Il est bon de savoir que de nombreuses personnes aiment et soutiennent la Police Nationale dans son action au quotidien.
Je pense que cet écrit sera apprécié à sa juste valeur.
Encore merci.
Jeudi 18 mars 2010 à 8:17
Stéphanie :
Bonjour,
Vu ta situation, j’ai des doutes sur une éventuelle possibilité d’obtenir un stage. Je pense que la mission recrutement pourra confirmer ou infirmer mes dires.
Il y a des stages pour les jeunes en collège et des stages pour les étudiants des grandes écoles (projet, analyse).
Quoi qu’il en soit, que la force soit avec toi lors du concours. Prépare-toi bien pour ne pas tomber du côté obscur…
Mercredi 17 mars 2010 à 14:46
Merci de m’avoir répondu Régis, je me présente au concours gpx 2010 et je suis en première année d’histoire, penses-tu que je peux obtenir un stage (même en étant déja à la fac) ?
Toutes mes condoléances et mon soutien à la famille du brigadier-chef Jean-Serge.
Tu as raison Ririx, c’est honteux tout ce qui se passe actuellement, moi aussi je souhaite entrer dans la police, pour apporter, à mon tour, de l’aide aux autres.
Heuresement qu’il y a encore des personnes qui sont là pour nous protéger, merci à tous les policiers de France d’être là chaque jours !!
Mercredi 17 mars 2010 à 14:22
Bonjour Brigadier Chef,
Je rejoint totalement Ririx, moi aussi la colère monte quand les médias annoncent le décès ou que le pronostique vitale du policier est engagé.
Car les hommes et les femmes qui rejoignent le Police Nationale connaissent les risques du métier, mais ne pensent certainement pas mourir dans l’exercice de leur fonction.
Un simple controle de Police peut se traduire comme à Epernay, par un caillaissage des policiers, blessant grièvement ce Brigadier-Chef et le laissant entre la vie et la mort il ya quelques jours.
Mais il est inadmissible que des policiers meurent dans une fusillade, se fassent renverser par une voiture et que les meurtriers, laches de surcroit, se sauvent en laissant la victime à terre.
Je suis en colère car les médias ne parlent jamais des difficultés quotidiennes qu’éprouvent les forces de l’ordre, par contre quand un policier, un gendarme, sort son arme en légitime défense, ce qui peut donner la mort, la les médias en parlent.
Rendons hommage à nos policiers, nos gendarmes, qui sont nos anges gardiens au quotidien, ils veillent sur notre sécurité, ils sont les garants d’une démocratie certaine dans notre république.
Monsieur le Brigadier Chef votre article est émouvant car il évoque bien les difficultés quotidiennes de votre métier, tantot calme, tantot de l’action.
C’est un métier riche, c’est un métier passionnant, c’est un métier pas comme les autres.
Effectivement comme le souligne si justement Ririx dans son billet, ce blog nous aide à mieux nous rendre compte du quotidien de votre métier, après nous ne pouvons certainement pas le comprendre, car pour le comprendre il faut le vivre.
Vraiment un grand merci à vous Régis, Joel, Loic, Jerome, Christophe, Anais, Christelle, ainsi que tout les hommes et femmes qui regroupent la Police et la Gendarmerie de nous protéger.
A quand la fin de cette violence, cette violence sur les forces de l’ordre, malheureusement j’ai peur qu’elle aille de pire en pire.
Un bon rétablissement au Brigadier Chef du Commissariat d’Epernay, à sa famille, a ses collègues courageux je tiens à rendre hommage.
Policier un métier pas commes les autres§, un métier au service des autres!
Un grand merci à vous Régis.
Bien respectueusement
Mercredi 17 mars 2010 à 12:05
Ririx :
Merci d’avoir ainsi une pensée pour les policiers qui risquent leur vie pour protéger les citoyens.
Nous avons tous une pensée pour notre collègue décédé en service hier ainsi que pour sa famille et ses collègues proches.
La triste réalité montre bien la difficulté de ce métier hors norme qui n’a pas la reconnaissance qu’il devrait avoir.
Mercredi 17 mars 2010 à 10:45
Merci beaucoup à tous pour le travail que vous faites sur ce blog, et qui nous aide à mieux nous rendre compte de ce qui nous attend si l’on rentre dans « la grande maison ».
En ce jour bien triste, je tenais également à présenter toutes mes condoléances et mon soutien à la famille du brigadier-chef Jean-Serge Nérin, tué hier dans une fusillade à Dammarie-lès-Lys. Il avait 52 ans, était en poste dans ce commissariat depuis trente ans et était le père de trois enfants. Je ne suis pas encore dans la police, mais cela me met vraiment en colère, d’autant plus qu’il s’agit du deuxième décès de policier dans l’exercice de ses fonctions en moins de trois mois dans ce département.
Je tenais également à souhaiter un bon rétablissement au policier, brigadier-chef lui aussi, qui avait été grièvement blessé à la tête par un jet de pierre à Epernay la semaine dernière, et qui a été sorti du coma dans les dernières heures.
Je remercie vraiment tous les fonctionnaires de police qui prennent des risques pour nous protéger et assurer notre sécurité, et qui mériteraient beacoup plus de reconnaissance.
Mercredi 17 mars 2010 à 10:29
Stéphanie :
Des accueils sont possibles dans les services de la Police Nationale. Il m’est arrivé très souvent d’avoir des jeunes des collèges du secteur (en classe de 3ème) pour des stages avant orientation.
Reste à connaître votre situation pour une réponse plus précise.
Mercredi 17 mars 2010 à 10:25
Merci pour les commentaires. Les réactions font toujours plaisir.
Mercredi 17 mars 2010 à 8:05
J’aime beaucoup votre article, je pense que ce sont des moments comme celui-ci qui me donnent envie de devenir gardien de la paix. Je trouve ça passionnant, surtout le fait de ne pas savoir ce qui va se passer lorsque l’on patrouille…même si cela peut-être très dangeureux.
Avec ce métier, on peut dire qu’on vit, beaucoup, de nouvelles expériences…
J’ai une petite question : pensez-vous que l’on puisse faire un stage dans la police nationale ?
Merci d’avance de votre réponse.
Mardi 16 mars 2010 à 17:52
C’est vraiment un beau métier , j’ai vraiment hâte de pouvoir passer les concours ( gardien de la paix )