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Une nuit calme, trop calme peut-être, quelques appels mais rien de bien important, et puis l’appel !
Un monsieur réveillé à trois heures du matin, par de bruits provenant de l’immeuble d’en face.
Par sa fenêtre, il voit en direct 4 jeunes garçons qui tentent un cambriolage dans une société. Et là, le bon réflexe, il attrape son téléphone et compose le « 17 ».
- « 17 Police Secours, bonjour,
- Madame, des gens sont en train de cambrioler !
- Quelle est votre adresse précise, Monsieur ?
- Numéro, Rue, Clichy, mais c’est en face, dans une société.
- Bien Monsieur, ne quittez pas ! »
Je prends les ondes radio, et j’annonce « Clichy de 92-17, Clichy, cambrioleurs en action ». Le standardiste de Clichy me répond, je lui donne l’adresse et lui précise que je suis toujours en ligne avec le requérant. Mon collègue à la radio, gère les différents véhicules qui s’annoncent allant sur les lieux.
Je reprends ma communication pour avoir plus de détails.
- « Monsieur, merci d’avoir patienté, vous voyez toujours les individus ?
- Oui, il y en a deux dehors et les deux autres sont entrés.
- D’accord, des patrouilles sont parties, pouvez-vous me décrire les individus ?
- Il y en a un au bout de la rue, à l’angle, il porte un « survet », le deuxième se trouve entre deux voitures, juste devant le soupirail par lequel les deux derniers sont entrés.
- Patientez un instant, je donne les informations sur les ondes, aux patrouilles. »
Je donne toutes les infos aux équipages, qui annoncent qu’ils arrivent par tel ou tel côté de la rue. On sent de l’excitation dans la voix des collègues de terrain, et je regrette presque de ne pas être avec eux. Je suis certaine que l’on croise tous les doigts pour « les faire », les interpeller.
- « Madame, je vois arriver une voiture de police, c’est bon, ils l’ont. »
Le ton de la voix du requérant montre son enthousiasme, il vit en direct l’arrestation de l’individu qui guettait au bout de la rue. Les différentes patrouilles arrivent et attrapent le deuxième. Le requérant me dit ce qu’il voit. Cela me permet de donner les indications aux policiers sur place pour qu’ils entrent plus facilement dans la société, et puissent procéder à l’arrestation des deux derniers qui avaient commencé à débrancher les ordinateurs portables de la société.
Quatre sur quatre, le requérant me confirme ce qu’il a vu et me dit qu’il est prêt à témoigner. Je remercie chaleureusement ce citoyen, c’est aussi et surtout grâce à lui. Je prends les derniers renseignements le concernant pour que le commissariat le recontacte ultérieurement pour le témoignage si nécessaire. J’indique au standardiste de Clichy, que je viens de raccrocher et qu’il a toutes les informations sur le système informatique.
Mon collègue à la radio félicite tous les intervenants pour cette belle affaire. L’un des collègues sur place prend les ondes :
- « Vous aussi, merci pour les infos. Et bravo au requérant »


Samedi 26 mars 2011 à 18:09
Bonjour
Je suis egalement tout comme mon époux en CIC …et tout comme toi je suis chat noir….alors on te remercie pour ce blog …
Vendredi 17 décembre 2010 à 23:35
Bonjour ,
Super histoire. Je suis inscrit pour le concour avril 2011 de gpx et ce type d’histoire motive a bloc…
felicitation
Samedi 4 septembre 2010 à 1:27
Bonsoir,
Très beau récit,
Mais une petite question me trotte dans la tête,
Que faire si un citoyen se retrouve devant un cambriolage en action ?
Doit-il tout de suite composer le 17 ?
Ou bien prendre quelques photos avec son téléphone portable, qui pourront servir pour l’identification des cambrioleurs ?
En tout cas, je suis sur qu’on ne doit pas passer son chemin, car s’il y a des personnes dans le lieux du cambriolage, elles peuvent êtres en danger, et donc, le non assistance à personne en danger peut me tomber dessus.
Cette question peut sembler bête, mais du haut de mes 16 ans, n’étant pas cadet, si je me retrouve devant un flag, je ne sais pas vraiment quoi faire, et je crois que toutes les personnes de mon âge sont dans le même cas que moi.
J’espère que vous pourriez m’éclairer sur ce point, merci.
Samedi 28 août 2010 à 8:06
de nathalie à Yannick,
je pense qu’il faudrait une campagne très choque avec mise en situation pour sanctions à ne pas avoir fait son acte de citoyen..le hic c’est que cela entraînerait de gros coups financiers… Cela dit une vie humaine n’a pas de prix
Vendredi 23 juillet 2010 à 7:52
Bonjour,
Fabuleux récit de cette mission.
Rien qu’en lisant on a l’impression de vivre en direct cette mission.
Merci d’avoir fait partager ce moment avec nous.
Cordialement et au plaisir de vous relire,
Anaïs, blogueuse.
Mercredi 14 juillet 2010 à 22:49
bravo la police, vous etes trop trop fort, en plus il y a de l’excitation dans l’action c’est trop beau, vous etes des super heros, vous mérité la legion d’honneur au prochain 14 juillet, c’est bien d’avoir raconter cette histoire, en plus un cambriolage sa n’arrive pas tout les jours, hein ?
Mardi 29 juin 2010 à 20:58
Bonjour Kerby,
Effectivement, il y beaucoup de sorties d’écoles dans les CIC, mais c’est aussi notre faute, à nous les anciens.
Moi la première, j’ai hésité avant de choisir ce poste, peur de ne plus faire de terrain, de ne plus être un « vrai flic ».
Et puis, j’ai eu la chance d’être bien formé dans mon commissariat d’affectation, pour le travail de standart. Et cela m’a donné l’envie de participer aux interventions, même en étant derrière un bureau.
Peut être à bientôt sur le 78 !
Valérie
Lundi 28 juin 2010 à 21:43
Bonjour Fabrice,
Je vois que partout en France, les requérants sont les mêmes !!! C’est bien pour cela que je voulais parler de cette intervention, et par là remercier tous les bons requérants.
Courage à TN 64
Amitiés
Lundi 28 juin 2010 à 15:24
Dommage qu’il ne soit pas tous comme lui !!!
ainsi que les collègues à la CIC d’ailleurs !!!
Je suis en Brigade de Nuit dans le 78. et je trouve vraiment dommage de ne mettre que des sorties d’école à ce genre de poste alors qu’il faudrait des gens expérimentés comme toi ou qui ont fait un minimum de terrain pour vraiment savoir ce qu’il faut donner aux équipages comme info primordiale.
Il nous arrive des fois de prendre le service, de faire la sortie et t’entendre la TN et de se dire « Haaa non pas lui ce soir , ça va être du n’importe quoi !!! »
Je sais que ce n’est pas un boulot facile, j’ai des amis qui sont à la CIC et qui me disent qu’eux aussi ils ont une énorme pression !!!
Il faudrait que l’on se connaisse mieux en fait, avec certain ça passe super bien quand on les a au téléphone.
Mais bon c’est vrai que sans un requérant un minimum compréhensible, vous ne pouvez pas inventer des infos ….
courage à toi et à tous les collègues !!!
Dimanche 27 juin 2010 à 8:10
Bonjour à 92-17, ça me manquait, deux ans que j’ai quitté Clichy la Garenne pour rejoindre le Sud et partager maintenant ton travail au CIC de PAU, découverte d’un autre monde aprés la VP. On est jamais assez renseigné de ce qui se passe dans les CIC quand on est en Commissariat. Maintenant je comprends mieux les difficultés pour avoir les infos auprés des requérants où des fois il faut leur sortir les vers du nez pour aider les collègues en intervention. Heureusement qu’il y a aussi de bons requérants (je ne parle pas des nombreux appels bidons sans interêt et des appels genre « SOS amitié j’écoute »).
Bon courage et bonne continuation à TN 92 de la part de TN 64
Dimanche 13 juin 2010 à 21:28
Bonsoir Valérie,
Merci et félicitation pour votre article qui me fait pensé au cambriolage dont notre société à été victime, il nous a pas été difficile de trouver l’individu puisqu’il avait pris un malin plaisir à vider les poubelles de la société dans la benne la veille du cambriolage.
A bientôt.
Mercredi 9 juin 2010 à 23:28
Emilie,
Et oui, le chat noir n’a pas fini de frapper tant dans le bon que dans le mauvais. Je ne perds pas mes bonnes et mauvaises habitudes.
Pour tous nos amis bloggeurs, j’ai travaillé pendant de longues années avec Emilie, et on n’oublie jamais ceux et celles avec qui ont a partagé tant d’interventions.
Bisous la grande ! Valérie
Mercredi 9 juin 2010 à 23:27
A la Cigogne,
Oui, on ne le dira jamais assez, faites le « 17″. Même si on a un doute, même si on a eu ou on aura une mauvaise expérience avec la police, car après tout nous sommes humains et parfois, nos réactions peuvent déplaire. Je préfére cent fois me déplacer pour rien une dizaine de fois pour attraper les auteurs à la onzième intervention.
Et surtout n’ayez pas peur, on ne dévoile jamais la personne qui nous appelle. Les requérants sont parfois surpris qu’on demande leur nom, leur adressse, mais c’est aussi un moyen de s’assurer de ce qu’ils nous disent.
Merci aussi d’avoir une pensée pour la dangerosité de notre métier. Pour moi, un citoyen qui ose téléphoner pour dénoncer une infraction, c’est un citoyen qui nous apporte son soutien.
Bonne nuit à toi !!!
(et oui, je suis une nuiteuse dans l’âme)
Valérie
Mercredi 9 juin 2010 à 15:27
Salut Valou,
Par hasard, je viens de découvrir ton blog.
Félicitation pour Ta MAD. Même dans les bureaux, tu arrives à faire de superbes affaires !!!
Gros bisous de Toulouse !!!
Emilie
Mercredi 9 juin 2010 à 8:34
je voudrais féliciter la personne qui a fait le 17 quel courage !! et bien sûr un grand bravo pour la police qui a fait un travail merveilleux ,chez certaines personnes c’est tout a fait normal mais moi je dit par les tempts qui courent c’est très courageux car la police ne sait pas ce qui les attent lorsqu’ils se rendent en intervention, cela rassure de se savoir protégé.
La cigogne
Mardi 8 juin 2010 à 18:31
Bonsoir Stéphanie,
On oublie parfois l’importance de chaque policier, celui qui reçoit les appels, autant que ceux qui sont en patrouille, celui qui vous accueille dans le commissariat, ou celui qui fait le classement des procédures.
C’est aussi l’intérêt de notre métier, il est multiple. Et dans une carrière, il est possible d’en faire plusieurs.
A bientôt dans nos rangs.
Valérie
Mardi 8 juin 2010 à 18:28
Bonjour David,
Et oui, comme tous les autres policiers, quels que soient le poste occupé, j’ai de nombreuses anecdotes.
Et j’espère vous en faire profiter !
A bientôt.
Valérie
Mardi 8 juin 2010 à 12:39
Bonjour Valérie je suis impressionnée par le rôle que vous tenez dans les opérations comme celles-ci, il est vrai que l’on ne connait pas beaucoup l’importance des policiers qui sont à votre poste…
Grâce à vos articles vous expliquez en quoi consiste réellement votre poste ce que je trouve vraiment admirable ! Merci de nous faire partager vos expériences qui, par la même occasion, enrichissent ma passion pour rentrer dans la police nationale.
Mardi 8 juin 2010 à 10:37
Merci Pablo,
Il est important que chacun n’oublie pas le rôle qu’il doit tenir ; et l’importance de chaque rôle.
Les opérateurs radio ne sont pas sur le terrain physiquement, mais ils participent tout autant à l’intervention.
Quant au requérant, dommage que tous ne soient pas comme lui !
Valérie
Lundi 7 juin 2010 à 23:13
Bonjour Valérie
Votre histoire raconte très bien comment les voix des ondes sont essentielles pour pouvoir acheminer les renforts et faire la jonction entre l’opérationnel sur le terrain et les impératifs. J’imagine que vous devez avoir votre lot d’histoires originales et anecdotiques avec ce que vous traiter chaque jour !?
Au plaisir de vous lire,
David.
Dimanche 6 juin 2010 à 13:21
Merci Yannick,
C’est vrai que malheureusement beaucoup de gens n’appellent pas le « 17″ de peur de repressailles ou juste de commentaires du style « occupez-vous de vos oignons !!! ». Mais voilà, avec un petit geste, on peut aider beaucoup.
Quand à la participation des opérateurs radio, il est vrai que même chez nous certains oublient l’intérêt de cette voie qui peut se contenter de donner le minimum d’info ou bien, tenter de participer à l’intervention.
A bientôt
Dimanche 6 juin 2010 à 9:39
bonjour valerie.
bravo pour ton professionnalisme qui a permis a tes collegues et a la personne cambriolee de retrouver tout.
encore une fois bravo a toi et a tes collegues.
PS: Bravo aussi au requerant!
Samedi 5 juin 2010 à 19:17
BJR Valérie
Un récit vrai de ce qu’il peut arriver dans la vie de tous les jours. Malheureusement l’individualisme grandissant de notre société tend a raréfier un tel acte citoyen. De plus on voit bien ici que les policiers de terrain ne sont jamais seuls. Sa voix servant de guide, l’opérateur (e)radio est un atout de sécurité et de réussite tant pour les collègues que pour les requérants.
Bravo aux collègues.