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Si loin dans le temps mais si présent dans mes souvenirs. L’hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne est calme, presque triste. Avec mon chef de groupe, nous avançons vers le bureau des infirmières en ayant encore et toujours la même interrogation en tête : comment va Charly ?
Plusieurs semaines auparavant. Paris 9ème arrondissement. Une journée comme une autre. Tranquille. Des magasins plus ou moins pleins. Les gens passent. La vie tout simplement… Une bijouterie un peu à l’écart. Presque transparente mais pas pour tout le monde. Plusieurs individus y pénètrent en force, raflent les bijoux sous la menace d’armes et prennent rapidement la fuite dans l’immensité parisienne. Pas de blessés. Pas… encore.

Crédit photo : ©BIGOT
Appel urgent de TNZ1 (salle état-major Paris). Mise en place des divers dispositifs et plans prévus dans ces cas-là. La tension monte. Le rouge est mis.
Nous sommes à l’affût de tout. La chasse est ouverte. Paris 18ème arrondissement. Quartier des Abbesses. La BAC 18 remonte la rue Lepic et là, juste devant eux, bloquée dans la circulation, la voiture des agresseurs de la bijouterie du 9ème arrondissement. La situation se fige. Puis… Les policiers sont « détronchés »* par les truands. Le temps s’accélère brutalement et violemment. Les coups de feu claquent de part et d’autre. Un truand est blessé grièvement.
Charly… aussi. Touché en pleine tête. Allongé au sol. Le temps se fige. Sirènes. Foule. Cris. Ambulance. Parcelle de vie. Curieux. Ordres. Idiots. Contre-ordres. Peur. Angoisses. Hôpital. Garder la vie. Attente. Crainte. Attendre. Toujours attendre.
Les secondes flottent. Elles n’ont plus la même intensité. Impression de jouer dans un mauvais film policier des années soixante en noir et blanc. Mais c’est ici, maintenant et l’air est rouge. Rouge sang. Le sang de Charly. Le sang d’un ami.
Sentiment de ne plus être en phase avec la vie, avec le temps. De ne plus être dans le même rythme, de naviguer à contre sens. Nos regards se parlent. Pas de mot. Plus de mot. Rien qu’un lien invisible qui nous relie, qui nous unit. Nous aimerions tant insuffler un peu de notre vie pour que Charly garde la sienne. Se sentir inutile, impuissant. Rester là. Simplement attendre. Encore attendre.
Il a déjeuné tout seul. L’infirmière nous sourit. Ses mots nous arrivent comme ça, sans prévenir. Un uppercut du bonheur.
De retour vers le service, j’ai enfreint, je l’avoue, la procédure radio, et sans demander une quelconque autorisation, j’ai annoncé sur les ondes cette bonne nouvelle à tous les collègues parisiens.
Même aujourd’hui, j’ai eu des frissons rien qu’en écrivant ces mots, ces phrases. Aux dernières nouvelles, Charly se trouve dans les DOM, sur la terre qui l’a vue naitre.
Charly même après toutes ces années, je pense à toi. Amitiés.
*Détronchés : repérés, reconnus.


Mercredi 9 février 2011 à 8:05
Pour bonnenfant
Merci pour vos féliciattions A bientôt sur la tôile.
Jeudi 3 février 2011 à 21:19
felicitation a la police pour tout ce qu elle fait pour les citoyens merci
Jeudi 9 décembre 2010 à 14:10
Pour Miriam
Tot d’abord bon courage pour le BAC.
Il est sûr que le droit est une partie importante du cursus scolaire en école de police. Que se soit en formation Gardien de la Paix ou en tant qu’Officier. Il ne me semble pas que le droit soit obligatoire au niveau des concours d’entrée en Police nationale.
Je vous conseille de vous rapprocher soit du chapitre FAQ ou des INFOS CONCOURS ET METIERS du site DAPN.
Bon courage et à bientôt.
Dimanche 5 décembre 2010 à 14:01
Bonjour, je suis en Terminale ES & je passe mon BAC en fin d’année. Je voudrais être Officier de Police. On m’a dit qu’une FAC de droit serais preferable. 0r, cette matiere n’est pas vraiment mon point fort & l’on m’a conseillé un BAC+5, incluant Master et Licence.
Y aurait-il d’autres cursus possible ?
Lundi 15 novembre 2010 à 19:33
Pour Elodie
Tout d’abord bonne chance pour votre BAC. Ensuite dire qu’un policier n’aime pas être comparé à un gendarme et vice et versa, est une affirmation un peu trop répandue et facile.
Je n’ai jamais vu de différence entre un gendarme et moi. a part un statut militaire pour les gendarmes. Et encore il a tendance a se fissurer au fil du temps. Nous avons le même but : assurer la tranquilité et la sécurité de nos concitoyens. Avec les mêmes risques du métier. Maintenant je ne suis pas dans l’esprit de tous les gendarmes et de tous les policiers donc…
En ce qui concerne votre volonté d’intégrer notre corporation, je ne peux que vous conseiller en plus des sites internet du Ministère de l’intérieur ou de la DAPN (rubrique FAQ ou Info concours, contacter si vous pouvez un service de Police ou de gendarmerie de montagne. A bientot
Dimanche 14 novembre 2010 à 16:39
Bonjours, j’aimerai avoir des renseignenants , seulement je ne sais pas si vous pourriez m’aider sur ce point la .
Voila je suis en Terminal STG afin d’obtenir mon BAC, et de pouvoir rentrer dans la police, ( ou la gendarmerie )
Je sais qu’un policier n’aime pas qu’on le compare à un gendarme, mais je ne vois pas vraiment la différence. Je m’en excuse par ailleurs …
Mes passions étant les animaux ( chiens de traineaux en particulier ) le sport et de venir et aide aux personnes en difficultées, j’aimerais me rendre dans le milieu de la montagne afin d’etre » secouriste en haute montagne » avec l’aide de mon chien . Seulement sur les cites internet il n’y a pas beaucoups de renseignements sur cela. Il parle juste de police gendarme CRS ou de pompier .. En espérant que vous pourriez m’aider pour la poursuite d’etude.
Mes salutations distonguées !
Samedi 13 novembre 2010 à 22:23
Pour Nico
Merci pour le compliment. Cette intervention je pense sera une de celles qui me resteront dans mes souvenirs.Malgré tout notre professionnalisme, le coté affectif et humain prends le dessus sur notre mécanique policière.
A bientôt. Bon courage pour le concours.
Mardi 9 novembre 2010 à 18:30
Très beau témoignage yannick, bien écris, très touchant, je suis actuellement en train de préparer le concours de gardien de la paix 2011, j’ai 33 ans et bientôt en limite d’âge, j’espère réussir et vivre de grande chose au sein de la police, c’est un métier passionnant!
A bientôt.
Samedi 28 août 2010 à 15:47
Pour Manu
C’est selon la région, l’endroit. En effet être fonctionnaire dans une grande agglomération réduit la chance ou la malchance de renconter nos « clients ». Par contre dans un petit service donc une petite circonscription ces chances là sont plus grandes de retrouver en dehors du travail nos « clients » (amicaux ou pas).
Exercant mon épouse et moi le même métier nous en parlons des fois. Trops souvent au gout de notre entourage.
Eloigner son lieu de vie de notre lieu de travail c’est ce que nous avons choisi, pour ne pas être perçu tout le temps comme les flics du quartier.
Un nouvel aperçu de notre quotidien arrive sur la toile. A bientôt.
Lundi 16 août 2010 à 14:38
Bonjour et merci pour ce partage de votre quotidien.
Avec ce danger omniprésent, est-ce vraiment possible de concilier ce métier avec une vie de famille paisible?
Respectueusement.
Dimanche 18 juillet 2010 à 18:13
pour Faiza
Désolé de vous avoir fait pleurer mais c’est une banale et quotidienne page de notre vie. Certes c’est un beau métier mais le danger est partout. A bientôt.
Vendredi 16 juillet 2010 à 11:22
c’est tellement bien raconté que j’en pleurs en lisant c quelques mots… j’admire ce metier. bravo encore
Jeudi 24 juin 2010 à 13:18
Pour Narzo
Je percute seulement mais avec un peu beaucoup de retard, je vous répond. Donc: Pourquoi devenir policier ? Eh bien Pourquoi pas ! Moi je suis entré en Police car depuis tout petit (et je n’ai pas grandi beaucoup depuis) je voulais soit être policier ou militaire. La passion de l’uniforme sans doute. Mais surtout je voulais : Servir les gens. Aider les gens. Comprendre les gens. Protéger les gens.Ecouter les gens. Répondre aux gens. C’est tout mais j’aime bien.
Mardi 22 juin 2010 à 22:29
Pour Mohamed
Merci pour vos phrases bien sympathiques et agréables à lire. Bien sûr le danger est toujours présent dans chaque mission c’est pourquoi nous devons toujours y penser même lors d’intervention de routine. Merci et à bientôt.
Lundi 21 juin 2010 à 20:17
Bonsoir,
Bravo à ces hommes et femmes qui ont choisi d’oeuvrer au service de la nation, en assurant la sécurité des citoyens souvent au prix de la leur. Je n’aurais jamais imaginé cela il y a quelques année, nous qui à peine si on arrivait à lever le regard devant un Policier. Pour ce qui de la dangerosité, Je pense qu’aujourd’hui il y a beaucoup plus d’inconscience dans les actes, chose qu’on n’avait pas avant.
Courage à vous tous.
Dimanche 20 juin 2010 à 10:36
Pour Lieutenant
Je ne saisis pas du tout le sens de votre question. Précisez.Merci
Samedi 19 juin 2010 à 11:00
ils était déguisés en flics ?
Jeudi 17 juin 2010 à 12:49
Pour Eric
Merci pour le salut amical que je te renvoie avec joie.
Jeudi 17 juin 2010 à 12:47
Pour Baboso
J’ai malheureusement en 30 années de police connu plusieurs collègues qui ne sont plus a coté de moi. A mon humble avis il faut que chaque policier sur le terrain n’occulte jamais le danger latent dans toute intervention. C’est ce que je m’efforce d’inculquer aux élèves gardiens de la paix dont j’ai la charge en tant que tuteur.
C’est ce qui est usant dans notre métier c’est que nous absorbons le stress des gens et celui de leur difficultés sociales au quotidien. Alors je ne vous raconte même pas lors de situation comme celle décrite ci-dessus.
Bon courage et faites attention.
Mercredi 16 juin 2010 à 20:44
Salut à toi Charly et bravo à tous les flics de tous grades et de tous services.
Amicalement
Eric
Mercredi 16 juin 2010 à 16:25
Bonjour Yannick,
Vous transmettez de l’émotion rien qu’à vous lire… Imaginer une telle situation tient de l’intenable, et la vivre, je n’imagine même pas… Le métier de policier est un métier difficile, mais malgré tout, je souhaite l’exercer. Malgré une image pas toujours rose, malgré des contraintes, et surtout, malgré ce risque de mort, qui, de plus en plus, est présent dans le quotidien des forces de l’ordre. Rien ne justifie de tels actes, et j’ose espérer que la justice sait punir les auteurs de tels assassinats…
Je vous souhaite bien du courage, à vous tous les fonctionnaires de police et de gendarmerie, et surtout restez prudents. Malheureusement, les balles réelles et les refus d’obtempérer deviennent légions, et mettent de plus en plus souvent la vie des fonctionnaires en jeu…
Un candidat au concours de gardien de la paix, en attente des résultats définitifs d’admission.
Mercredi 16 juin 2010 à 10:44
Moi j’ai une question!! pourquoi devenir policier??