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Comme une grande claque…

Jeudi 24 juin 2010

Ce soir, le message radio qui nous concerne est assez vague : « UCL (unité cynophile légère), allez-voir dans les parkings souterrains près du centre commercial. On n’a pas bien compris ce qu’il s’y passe. Deux jeunes filles vous y attendent pour un problème familial, une histoire bizarre. Sur place, tenez-nous au courant ».

Au son de la voix de l’opérateur radio, on devine que ce n’est pas net. Dans ce genre de situation, le CIC (Centre d’Information et de Commandement) préfère jouer la sécurité en envoyant la canine. En pleine nuit, dans des souterrains, il peut s’agir d’un guet-apens. Mieux vaut avoir du répondant en envoyant la canine…

Arrivés sur place, les sous-sols sont vides. Avec les collègues, on se regarde, on pense tous très fort à la même chose : mais c’est quoi cette intervention… Tout en enfilant mes gants, je me prépare à intervenir et à voir venir les assaillants, mieux vaut se préparer au pire… A ce moment là, on constate effectivement que deux jeunes filles sorties de nulle part, viennent vers nous pour prendre contact. La plus jeune souhaitant parler à l’un de nous mais en privé. Je me retrouve alors avec la seconde et je lui demande la raison de notre présence. Et là, elle me raconte son histoire et surtout celle de sa sœur. Cette dernière est abusée par son père depuis de très nombreuses années. La grande sœur, avec laquelle je discute, m’explique que ce soir, elles ont décidé de tout dévoiler. Elles se sont convaincues de tout dire, quitte à faire voler en éclat la structure familiale et d’envoyer le père en prison. Et me raconte les années de calvaire, les détails les plus horribles les uns des autres. La culpabilité de n’avoir pu défendre et protéger sa petite sœur, la personnalité du paternel et cette ambiance si sordide qui règne à la maison.

Et moi, je reste là, devant elle sans un mot. Je prends son histoire comme une grande claque dans la figure sans comprendre ce qu’il m’arrive. J’en ai vu et entendu des horreurs en 11 ans de police, mais la sincérité de cette fille et les larmes qui accompagnent son histoire, finissent pas percer mon gilet pare-balle et venir me toucher au plus profond.

Il faut dire que nous ne sommes pas trop formés pour ça malheureusement. Savoir se protéger de ce genre d’histoire, on n’y est pas préparé et je le paie aujourd’hui.

Encore secoué par tout ce que je viens d’entendre, je regarde mon collègue qui a entendu la même histoire de la victime. On comprend que là, il faut faire quelque chose. On élabore alors un plan pour les ramener au service et prendre la plainte. Notre travail s’arrêtant là, le service de quart prend le relais. Le père sera interpellé dans la journée par d’autres services spécialisés.

Deux jours après, on recroise les deux jeunes filles au service. Nous remerciant de l’écoute qu’on a su leur donner, de notre aide et surtout d’avoir cru en elles. Nous, on a fait que notre travail, pour elles, on a sauvé leur vie.

Vu l’émotion que cette affaire a suscité chez les policiers ayant travaillé sur cette affaire, la psychologue de l’Hôtel de Police nous a proposé un débriefing. Cette dernière connaît bien le dossier pour être intervenue dans les premières heures de l’enquête. Elle a pu donner des « clefs » aux enquêteurs pour comprendre le fonctionnement pervers du père et la politique de l’autruche de la mère. C’est une aide particulièrement efficace, les auteurs sont souvent de fins manipulateurs. Ce débriefing nous a également permis de comprendre la personnalité des protagonistes mais aussi et surtout le « transfert » que les victimes ont opéré sur nous. On a chacun pu vider notre sac et surtout pu mettre des mots sur des émotions.

On ne sort évidemment pas indemne de tout ça, et j’y repense encore de temps à autre. On comprend dès lors l’importance d’une préparation psychologique en complément d’une préparation physique. Car se défendre physiquement, à la canine on connaît, mais psychologiquement, c’est plus difficile…


30 réponses à “Comme une grande claque…”

  1. Raphaël a dit:

    Bonjour,

    Je viens de passer l’oral du concours d’ads ce matin même, j’aimerais savoir comment ca se passe pour la visite médicale ? Faut t’il attendre les résultats, et une fois ceci obtenu quel est le délai avant de passer la VM, un des jury m’a dit que je recevrais les résultats de l’oral d’ici trois semaines, je vais passer la VM entre temps ou bel et bien après ?
    Par la suite j’aimerais intégrer une brigade cynophile, et je voudrais savoir si en temps qu’ads, je peux demander a faire mes 5 ans au sein d’une équipe cynophile ?

    Merci et bonne journée.

  2. Jérôme a dit:

    Réponse à Marjo,
    Bonjour,
    Pourquoi ne passerais-tu pas le concours tout en continuant tes études ?
    La solution est peut être là, car il n’y a pas de nombre de fois limitée pour le passer.
    Et puis n’oublie pas qu’un concours comporte plusieurs épreuves, le savoir est important, mais ce n’est qu’une partie des épreuves.
    A ta place, je le tenterai, tu verras comme ça comment ça se passe, et peut être travailler tes lacunes.
    Bon courage et à bientôt !

  3. Marjo a dit:

    Bonjour Jérôme,

    C’est en surveillant les dates d’ouverture du concours 2010 pour gpx que je me suis dit que je faisais peut-être une grosse erreur.. je sais que théoriquement le concours gardien de la paix est ouvert niveau BAC (mais beaucoup sont recrutés vers BAC+2 non ?), mais je voulais savoir si ce serait un « plus » d’être à la fac de droit, j’y suis mais je vais sûrement changer d’orientation et passer en AES (administration économique et sociale), mais je me dit que peut-être je m’enlève moi même quelque chose d’intéressant pour le concours.. j’aimerais donc vraiment connaître votre avis, si la filière dans laquelle l’étudiant est compte vraiment..

    Merci !

  4. Jérôme a dit:

    Réponse à Hervé,
    Bonjour,
    Comme tu le dis, on ressort plus fort et grandit de ce genre d’intervention. Et je sais que cette expérience me servira, même si la blessure me marquera à jamais. Tout ça aussi pour expliquer que le quotidien et la routine n’existe pas dans la police nationale. Et que la psychologie et un paramètre à prendre en compte pour l’accomplissement de nos missions au quotidien. On travail avec la « matière » la plus difficile qu’est l’être humain…
    Merci et à bientôt collègue !

  5. Jérôme a dit:

    Réponse à Romain,
    Bonjour,
    Merci de ton commentaire tout d’abord, j’espère qu’au moment ou j’écris ces quelques lignes ton oral s’est bien passé.
    Ayant été ADS il y a très très longtemps maintenant, je ne sais plus trop comment les dossiers sont gérés. Rapproche des ADS du blog qui seront plus à même de te répondre.
    Tiens moi au courant du résultat de ton oral.
    A bientôt

  6. Hervé a dit:

    Bonjour Jérôme,

    Voilà une claque que nous partageons tous. elle est de celle qui « font grandir » comme je dis parfois à mes enfants. Car, il faut bien avouer, nous sommes tous des enfants face à de tels événements, si durs, si … réels. Loin des séries télévisuelles qui regorgent d’affaires rondement menées par des flics à la psychologie à toute épreuve.
    Votre histoire est la preuve que le métier de policier est tout sauf de la fiction.
    Je voudrais, pour finir, faire une mention spécial à la psychologue de votre ville. j’ai eu sur ce blog une discussion avec Eric dans laquelle nous évoquions l’importance des « débriefing » et de la présence de psys au sein des structures policières. Ca aide. Ca ne guérit pas car le gros du travail est à faire sur soi mais ce sont parfois des béquilles nécessaires pour que l’expérience soit « profitable » (si je me rappelle mes cours de l’UV 4, on appelle ça le stress positif. encore faut-il que quelqu’un nous aide!)
    Notre métier est le plus beau mais le plus dur du monde. C’est pour ça que je suis fier de côtoyer des gens comme vous.

    A bientôt ici ou ailleurs.

  7. christophe a dit:

    trés beau témoignage qui me donne encore plus l’envie d’entrer dans la police dans le but d’aider mon prochain.

  8. Romain a dit:

    Bonjour Jérôme, moi c’est Romain, j’ai 19 ans,et mon métier rêvé c’est policier. Je passe mon oral le 22 septembre et j’espere de tout coeur entrer dans cette grande institution qu’est la Police Nationale.
    Même si je redoute l’echec du fait que je n’ai pas le bac,sa ne change rien à ma motivation.
    Cette histoire, certes emouvante ne doit pas etre simple à gérer, même apres vos 11 ans de service. je pence qu’ensuite l’experience du terrain joue un rôle primordial pour etre plus fort au jour le jour face à de telles situations.
    Je souhaiterais savoir comment se deroule la selection des ADS(prise en charge du dossier; oral; sélection; ecole, car sur internet, je ne trouve pas.
    En espérant que vous m’apportiez des réponces a mes questions.
    Merci d’avance.Bon courage pour la suite.cdt

  9. Jérôme a dit:

    Réponse à Nat,
    Bonjour,
    Ne t’inquiète pas, il n’y a pas de limitation de passage de concours !
    Mais prépare le à fond, il faut mettre toutes les chances de son côté car la concurrence est rude !
    En tout cas merci de ton commentaire, et je te souhaite de réussir.
    A bientôt !

  10. nat a dit:

    Bonjour,
    je trouve la façon dont vous racontez votre métier, vos expériences simplement super. Je souhaite passer le concours de gardien de la paix, je lai passer cette année mais je n’ai pas été reçu aux épreuve d’admissibilité. Je voulais savoir combien de fois peut on passer le concours de gardien de la paix sil y a une limite de passage bien sur? c’est un peu la seule question qui me tracasse, car sil y a une limitation de passage il faudra que je sélectionne mes années dorénavant :) et bien sur je me prendrais le temps de réviser encore plus pour le prochain concours.

    merci d’avance de votre réponse

  11. Jérôme a dit:

    Réponse à Mission Animation Recrutement,
    Je n’ai volontairement pas voulu revoir les deux jeunes filles. Pour oublier cette sordide affaire, j’ai préféré ne pas suivre le dossier.
    Néanmoins j’ai appris qu’elles se remettaient petit à petit de tout ça même si il leur faudra du temps.
    Merci et à bientôt !

  12. Mission animation recrutrement a dit:

    Récit poignant en effet. Une question : avez-vous revu ces deux jeunes filles ou eu de leurs nouvelles ? Avez-vous su comment elles ont vécu après ? A vous et à vos collègues, bonne continuation et courage pour tenir la sécurité et la tranquillité publique à Grenoble.

  13. Jérôme a dit:

    Réponse à Jérôme
    Bonjour,
    Nous avons heureusement quelques satisfactions dans notre boulot et heureusement !
    Concernant ta taille, sait-tu qu’un décret publié mardi 10 août au Journal officiel allège les conditions d’aptitudes physiques pour intégrer la fonction publique.
    L’entrée dans les catégories actives de la police nationale n’est plus réservée aux candidats dont la taille dépasse 1 m 60.
    Je viens de lire ça sur le net. Renseigne toi on ne sait jamais, tu aura peut être ta chance !
    En tout cas, bon courage et à bientot !

  14. jérome a dit:

    bonjour jérome,
    parfois ton métier est difficil moralement mais regarde le résultat, le père est derriere les barraux, vous sauver des vies… j’aimerais tellement faire ce métier, j’ai mon BEPA et mon Bac pro canin mais malheureusement je fais 1m58,alors n’arrete jamais ce métier, j’imagine aussi votre joie lorsque vous aider les gens, retrouver une personne disparue à temps…continuer,j’admire votre travail

  15. Marjo a dit:

    Merci beaucoup pour vos réponses !
    Je pensais effectivement qu’ils provenaient de portées « spéciales »!

  16. Jérôme a dit:

    Réponse à Marjo,
    Bonjour,
    C’est une bonne question que tu me poses, et je réponds à tout dans la mesure du possible !
    Les futurs chiens de police viennent de plusieurs endroits.
    Ils proviennent des dons de particuliers (des chiens méchants que les familles veulent se séparer, où des chiens issus des concours de ring, de sécurité) de la SPA pour des chiens abandonnés, et d’élevages.
    On ne prends pas de chiots, le chien doit avoir au minimum 12 mois.
    Souvent on nous demande pourquoi ne fait-on pas de portée avec les meilleurs chiens. Tout simplement c’est qu’on ne peut être sûr du résultat et que tous fasses l’affaire.
    Merci et à bientôt !

  17. Marjo a dit:

    Bonjour Jérome,

    Votre article est réellement poignant, on imagine sans doute que trop peu à quel point il a dû être difficile de gérer tout ça..surtout psychologiquement bien sûr.

    J’aurai voulu savoir si (désolé, je suis consciente que ça n’a rien à voir avec l’article..) d’où vous « viennent » les futurs chiens de la police ? D’élevages spécialisés ? Vous ne pouvez en aucun cas « choisir » votre chiot ? Est-il possible de prendre un chien venant de la SPA ?

    Merci et surtout bon courage pour la suite.

  18. Maëva a dit:

    Merci de vos réponses !
    Bon courage à vous et à vos collègues.
    Bonne continuation !

  19. Jérôme a dit:

    Réponse à maeva
    Bonjour,
    Le métier de Gardien de la Paix est passionnant, puisqu’on peut l’exerçer dans différentes spécialités. Des motards à la Canine en passant par les BAC, des C.R.S à la Police Judiciaire et du formateur… à la Police Scientifique. Et oui, tous ces « métiers » nous sont accessibles.
    Il ne faut pas confondre le grade et la spécialité, personnellement je suis Gardien de la Paix et j’exerce dans une unité cynophile.
    La police nationale est divisée en trois corps, pour faire simple : gardien de la paix, officier et commissaire. Chaque concours est accessible en fonction du niveau d’études.
    Ce qui m’a attiré dans ce métier, c’est qu’il change tout le temps. Pas de monotonie, l’imprévu et la sensation de servir à quelque chose dans notre société. Plaçé au coeur de l’action, j’aime vivre en quelque sorte l’aventure. Au cours d »une vacation (une journée si tu préfère), on peut tout voir et tout vivre. Du braquage au cambriolage, de l’action au désespoir des victimes. Il faut souvent avoir les nerfs solides.
    Mon parcours scolaire a été simple, études jusqu’au BAC, puis l’université où j’ai senti que je n’étais pas fait pour ça ! D’ailleurs, ma famille m’a toujours dit que j’étais né pour faire ça…
    J’espère avoir répondu à tout !
    Bon courage pour la suite et à bientôt !

  20. Maëva a dit:

    Bonjour Jérôme,

    Je me présente, je m’appelle Maëva. J’ai actuellement 17 ans et je serais en terminale scientifique à la rentrée prochaine.
    Le métier de policier m’a toujours attirée. Seulement, je n’arrive pas à choisir entre la police scientifique ou gardien de la paix.

    J’aimerais savoir ce qui t’as attiré dans ce métier ? Et pourquoi as-tu choisis d’être gardien de la paix au lieu d’une autre spécialité dans la police ?
    Quel a été ton parcours scolaire et professionnel ?

    Merci de répondre à mes questions en espérant que cela éclaircira mes projets.
    Bonne chance et bon courage pour la suite !

  21. Jérôme a dit:

    Réponse à Loïc,
    Merci pour ton message de soutient.
    je passerai le message à mes collègues !
    A bientot

  22. Loïc a dit:

    C’est un très bel article, et une histoire très bien racontée.

    J’en profite pour te souhaiter, à toi et à tous les collègues Grenoblois, beaucoup de courage et de sérénité en cette période trouble.
    Force et honneur. Tenez bon. La police française dans son ensemble vous soutient.

  23. Jérôme a dit:

    Encore une fois, Grenoble fait la une de l’actualité avec les évènements qui s’y déroulent. Pour avoir été directement impliqué dans l’affaire, une fois de plus les émotions ont été très fortes, l’adrénaline aussi croyez-moi !
    Néanmoins, je ne peux pas trop en dire pour le moment. Cette affaire fera l’objet d’un article dans les semaines qui viennent… Quand les choses se seront un peu « tassées » et que j’aurai l’aval pour en parler.
    Merci à tous

  24. Jérôme a dit:

    Merci à tous pour vos messages. Il est vrai que ça n’a pas été facile sur le coup et surtout les jours qui ont suivi.
    Depuis, on est heureusement passé à autre chose. mais quoi qu’il arrive dans ma carrière, je me rappellerai de cette intervention.
    Tout ceci pour vous dire que ce métier n’est certes pas toujours facile, mais les expériences vécus nous permet d’avancer et d’aller de l’avant.
    A bientôt et aux nouveaux visiteurs, n’hésitez à me laisser vos impressions !

  25. Bénédicte a dit:

    C’est déjà bien que le CIC a pu ajouter du crédit à l’appel des deux jeunes filles. Car d’après la façon dont commence l’article on pourrait se dire : « ouais c’est encore un appel bidon ». En tout cas les deux victimes ont eu un trait de génie en faisant état de leur situation dans ce genre de lieu confiné. Une formation complémentaire aux agents de police pour aborder ce type de situation serait effectivement la bienvenue pour eux afin de faire face à de futures situations identiques… Moi même je n’aurai pas su comment gérer cette affaire…

  26. severine a dit:

    bonjour, ton récit m’a pris aux tripes comment un père de famille peut agir avec ses filles comme ça, cela a du être très dur pour toi de le prendre en pleine face, mais tu as affronté parfaitement le problème comme d’habitude. Heureusement qu’il y a au sein de la police des psychologues qui sont là pour vous aider car dans des cas comme celui-ci, ça fait du bien de pourvoir parler. bon courage a toi et à tes collègues.

  27. Grégoire a dit:

    Bonjour Jérome,
    Il est certain que dans ce genre de situation, après le message radio on peut s’attendre au pire. Et on redoute ce qu’il va se passer.
    Et au final, s’il n’y a eu aucun choc physique, le traumatisme moral est important.
    Bon courage à toi et à tous tes collègues.

  28. ab a dit:

    c’est vrai que c’est pas facile mais en tant que policier on doit surmonter toute les etapes meme si ce n’est pas facile

  29. YANNICK a dit:

    Bjr Jérome
    Nous sommes tous un jour ou l’autre confrontés à des situations dramatiques, douloureuses et malsaines. C’est notre lot d’impondérables et seul le hazard de la vie nous en fait un cadeau empisonné. Je ne pense pas qu’une formation quelque soit son niveau puisse nous préparer a ce genre de situation. Notre vécu perso et notre expérience sont de bien faibles remparts face à de tels drames. Bon courage.

  30. Baboso a dit:

    Bonjour Jérôme,

    Récit poignant qui noue le ventre et serre la gorge… Je n’ose imaginer se recevoir une telle histoire « en pleine face », sans y être préparé… Et pourtant, c’est ce que vous avez fait, en sachant être à l’écoute de ces victimes. Beau métier que celui de policier, qui est là avant tout pour « protéger et servir », ce que ce soir là, vous avez mis en application d’une manière honorable…
    Ce récit permet aussi de mettre l’accent sur l’existence et le rôle des psychologues au sein de l’institution policière, qui, pour nous profanes de l’extérieur, reste assez flou. Et pourtant… A vous lire, on comprend très bien quelle aide, ces psychologues peuvent également apporter aux policiers, qui ne sont pas surhommes, mais doivent faire face aux suicides, accidents, viols, etc…
    La protection des victimes est pour moi une chose primordiale, car il n’y a pas plus grande injustice que de transformer un innocent en victime. C’est pourquoi j’ai décidé de rejoindre vos rangs avec fierté.

    Bien respectueusement.



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