Du travail illégal à l’anti-fraude
Mercredi 1 février 2012
En préambule, je présente à tous mes meilleurs voeux pour 2012.
2 janvier 2012… Cela fait six ans que je travaille au sein du service de lutte contre le travail illégal de la Brigade Mobile de Recherche de la P.A.F. de Lille, six ans de lutte contre le travail « au noir ». J’ai pu explorer une matière très dense et son arsenal répressif qui s’est enrichie au fil du temps.
Mes premières enquêtes traitaient de petits délits comme l’absence de déclaration d’embauche d’un salarié ou la dissimulation d’activité pour des sociétés qui ne payaient pas leurs cotisations sociales (trois de prison, et/ou 45 000 euros d’amende) et, spécialité P.A.F, l’emploi d’étrangers sans papiers. Dans le cadre de cette lutte, j’ai pu constater que si les rôles victimes/auteurs étaient bien déterminés la plupart du temps…










Septembre : La rentrée et les bilans des accidents de la route des mois de juillet et août…
2010… nouvelle année. Je reprends mes dossiers après quelques jours de congés. Les années passent et se ressemblent… pour certains chefs d’entreprise. Il arrive assez rarement pour mon service de recroiser le chemin de personnes mises en cause dans les procédures de travail illégal. Le dossier que je consulte, une instruction envoyée par un parquet du Pas-de-Calais, est une exception. En 2006, mes collègues et moi même avions contrôlé simultanément deux chantiers de BTP, l’un dans le nord et l’autre dans le Pas-de-Calais.
Comme mes collègues blogueurs avant moi, je me lance dans la rédaction de mon premier article. Je m’appelle Christophe, j’ai 39 ans, je suis Brigadier Chef de Police affecté depuis 4 ans au sein de la brigade mobile de recherches (B.M.R.) de la police aux frontières à Lille. Après quelques années passées sur les bancs de la faculté de droit de Lille, je suis entré dans la police en 1997. La Police, une institution que je connaissais un peu, à travers le regard de mon oncle et surtout de mon père, qui ont pu la servir en qualité de Commissaire de Police. Enfant, je venais, de temps en temps, voir mon père à son bureau. Pendant que je jouais…

