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	<title>Blog recrutement Police nationale &#187; Jérôme</title>
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	<description>Découvrez le blog police nationale recrutement</description>
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		<title>Comme une grande claque…</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jun 2010 09:48:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jérôme]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1748" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/souterrain.jpg" alt="" width="316" height="241" />Ce soir, le message radio qui nous concerne est assez vague : « UCL (unité cynophile légère), allez-voir dans les parkings souterrains près du centre commercial. On n’a pas bien compris ce qu'il s'y passe. Deux jeunes filles vous y attendent pour un problème familial, une histoire bizarre. Sur place, tenez-nous au courant ». Au son de la voix de l'opérateur radio, on devine que ce n’est pas net. Dans ce genre de  situation, le CIC (Centre d'Information et de Commandement) préfère jouer la sécurité en envoyant la canine. En pleine nuit, dans des souterrains, il peut s'agir d'un guet-apens. Mieux vaut avoir du répondant en envoyant la canine...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1748" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/souterrain.jpg" alt="" width="316" height="241" />Ce soir, le message radio qui nous concerne est assez vague : « UCL (unité cynophile légère), allez-voir dans les parkings souterrains près du centre commercial. On n’a pas bien compris ce qu&#8217;il s&#8217;y passe. Deux jeunes filles vous y attendent pour un problème familial, une histoire bizarre. Sur place, tenez-nous au courant ». </p>
<p>Au son de la voix de l&#8217;opérateur radio, on devine que ce n’est pas net. Dans ce genre de  situation, le CIC (Centre d&#8217;Information et de Commandement) préfère jouer la sécurité en envoyant la canine. En pleine nuit, dans des souterrains, il peut s&#8217;agir d&#8217;un guet-apens. Mieux vaut avoir du répondant en envoyant la canine&#8230;</p>
<p>Arrivés sur place, les sous-sols sont vides. Avec les collègues, on se regarde, on pense tous très fort à la même chose : mais c&#8217;est quoi cette intervention&#8230; Tout en enfilant mes gants, je me prépare à intervenir et à voir venir les assaillants, mieux vaut se préparer au pire&#8230; A ce moment là, on constate effectivement que deux jeunes filles sorties de nulle part, viennent vers nous pour prendre contact. La plus jeune souhaitant parler à l&#8217;un de nous mais en privé. Je me retrouve alors avec la seconde et je lui demande la raison de notre présence. Et là, elle me raconte son histoire et surtout celle de sa sœur. Cette dernière est abusée par son père depuis de très nombreuses années. La grande sœur, avec laquelle je discute, m&#8217;explique que ce soir, elles ont décidé de tout dévoiler. Elles se sont convaincues de tout dire, quitte à faire voler en éclat la structure familiale et d&#8217;envoyer le père en prison. Et me raconte les années de calvaire, les détails les plus horribles les uns des autres. La culpabilité de n&#8217;avoir pu défendre et protéger sa petite sœur, la personnalité du paternel et cette ambiance si sordide qui règne à la maison.</p>
<p>Et moi, je reste là, devant elle sans un mot. Je prends son histoire comme une grande claque dans la figure sans comprendre ce qu&#8217;il m&#8217;arrive. J&#8217;en ai vu et entendu des horreurs en 11 ans de police, mais la sincérité de cette fille et les larmes qui accompagnent son histoire, finissent pas percer mon gilet pare-balle et venir me toucher au plus profond.</p>
<p>Il faut dire que nous ne sommes pas trop formés pour ça malheureusement. Savoir se protéger de ce genre d&#8217;histoire, on n’y est pas préparé et je le paie aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Encore secoué par tout ce que je viens d&#8217;entendre, je regarde mon collègue qui a entendu la même histoire de la victime. On comprend que là, il faut faire quelque chose. On élabore alors un plan pour les ramener au service et prendre la plainte. Notre travail s&#8217;arrêtant là, le service de quart prend le relais. Le père sera interpellé dans la journée par d&#8217;autres services spécialisés.</p>
<p>Deux jours après, on recroise les deux jeunes filles au service. Nous remerciant de l&#8217;écoute qu&#8217;on a su leur donner, de notre aide et surtout d&#8217;avoir cru en elles. Nous, on a fait que notre travail, pour elles, on a sauvé leur vie.</p>
<p>Vu l&#8217;émotion que cette affaire a suscité chez les policiers ayant travaillé sur cette affaire, la psychologue de l&#8217;Hôtel de Police nous a proposé un débriefing. Cette dernière connaît bien le dossier pour être intervenue dans les premières heures de l&#8217;enquête. Elle a pu donner des « clefs » aux enquêteurs pour comprendre le fonctionnement pervers du père et la politique de l&#8217;autruche de la mère. C&#8217;est une aide particulièrement efficace, les auteurs sont souvent de fins manipulateurs. Ce débriefing nous a également permis de comprendre la personnalité des protagonistes mais aussi et surtout le « transfert » que les victimes ont opéré sur nous. On a chacun pu vider notre sac et surtout pu mettre des mots sur des émotions.</p>
<p>On ne sort évidemment pas indemne de tout ça, et j&#8217;y repense encore de temps à autre. On comprend dès lors l&#8217;importance d&#8217;une préparation psychologique en complément d&#8217;une préparation physique. Car se défendre physiquement, à la canine on connaît, mais psychologiquement, c&#8217;est plus difficile&#8230;</p>
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		<title>UCL précautions d’usage</title>
		<link>http://www.blog-police-recrutement.com/2010/03/19/ucl-precautions-d%e2%80%99usage/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 10:42:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jérôme]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1462" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/manhurin2.jpg" alt="" width="316" height="216" />En ce début de nuit froide, nous voilà réunis comme d'habitude autour d'un bon café. Les chiens sont détendus et prêts dans les caissons des véhicules.

D'un coup l'opérateur du CIC (Centre d'Information et de Commandement) tente de nous joindre :

- « UCL 751 de TN 38 »

- « Oui transmettez pour UCL 751 »

- « UCL 751 rendez-vous rapidement à la gare où un requérant aurait remarqué un individu vêtu d'une veste grise...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1462" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/manhurin2.jpg" alt="" width="316" height="216" />En ce début de nuit froide, nous voilà réunis comme d&#8217;habitude autour d&#8217;un bon café. Les chiens sont détendus et prêts dans les caissons des véhicules.</p>
<p>D&#8217;un coup l&#8217;opérateur du CIC (Centre d&#8217;Information et de Commandement) tente de nous joindre :</p>
<p>- « UCL 751 de TN 38 »</p>
<p>- « Oui transmettez pour UCL 751 »</p>
<p>- « UCL 751 rendez-vous rapidement à la gare où un requérant aurait remarqué un individu vêtu d&#8217;une veste grise qui serait porteur d&#8217;une arme de poing, cette dernière aurait été exhibée. »</p>
<p>- « Bien reçu pour UCL 751, on fait mouvement ».</p>
<p>Le second équipage canine précisant dans la foulée :</p>
<p>- « Pour UCL 752 c&#8217;est reçu en direct, on se rapproche » « Bien reçu pour TN38, les UCL prenez toutes les précautions d&#8217;usage ».</p>
<p>Voilà, le décor est planté. On saute dans la voiture, gyrophare allumé, deux-tons et moteur hurlant on arrive dans le secteur. Le scénario est ficelé durant le voyage :</p>
<p>- « On engage « Brutus » démuselé, on prend surtout pas de risques et si on doit faire mordre, on le fait ».</p>
<p>Pas la peine de trop parler de toute façon, on connaît le boulot. Chacun sait exactement ce qu&#8217;il doit faire. C&#8217;est là aussi que réside la force d&#8217;une unité constituée comme la nôtre, on se connaît par cœur et je sais exactement comment vont intervenir mes équipiers. Pied à terre, nous voilà dans le secteur. Coins et recoins de la gare vérifiés, on ne le trouve pas. Quais et parkings visités, toujours rien. Les voyageurs que l&#8217;on croise semblent s&#8217;inquiéter de notre présence quelque peu « dynamique »&#8230; Il faut faire attention et on s&#8217;attend à le voir n&#8217;importe où. La gare traversée, nous voilà maintenant de l&#8217;autre côté, au milieu d&#8217;une place.</p>
<p>Une détonation retentit alors.</p>
<p>Une personne s&#8217;avance à nous, choquée, elle nous indique :</p>
<p>- « Le gars est là-bas, juste derrière, il a son arme à la main, il menace tout le monde ».</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1463" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/manhurin3.jpg" alt="" width="252" height="315" /></p>
<p>À une centaine de mètres, on remarque alors l&#8217;individu qui, effectivement,  menace les automobilistes. Arme au poing, je m&#8217;écarte tout de suite, il ne m&#8217;a pas vu. Je longe un grillage et j&#8217;arrive à son niveau. Un arbre me permet de me protéger, et je me rappelle les séances de tir et le moniteur qui nous disait tout le temps de trouver des abris naturels. Mes équipiers se placent de chaque côté, « Brutus » démuselé s&#8217;est immédiatement fixé sur sa cible, il n&#8217;attend plus que son maître le lâche pour faire son travail.</p>
<p>Sûr de notre dispositif, je hurle alors :</p>
<p>- « POLICE, POSE TON ARME ET LEVE LES MAINS » avec une détermination dans la voix pour qu&#8217;il comprenne qu’on n’est pas là pour rigoler.</p>
<p>Il me regarde, je l&#8217;ai dans ma ligne de mire. Là, se passe un court moment où tout peut basculer. Il peut faire usage de son arme à notre encontre, prendre la fuite ou obtempérer. Dans un sursaut de lucidité il préfère la dernière option, comprenant peut être qu&#8217;il n&#8217;a pas le choix, que c&#8217;est mieux pour lui. Il pose son arme au sol et lève les mains. Maîtrisé en un éclair par une clé de bras, il est amené au sol et nous lui passons les menottes. Palpation réglementaire effectuée, il est également retrouvé porteur d&#8217;un couteau à cran d&#8217;arrêt. Seconde vérification effectuée, mais il n&#8217;a plus rien sur lui.</p>
<p>La situation étant maîtrisée, je me saisis alors de l&#8217;arme. S&#8217;agissant d&#8217;un revolver de type « MANURHIN » je bascule le barillet pour le mettre en sécurité. Il était approvisionné de six cartouches dont une seule est percutée (NDLR c&#8217;est à dire a été utilisée pour tirer). Je me rends compte alors qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une munition à grenailles de 35 mm (multitudes de petits plombs) qui peuvent évidemment tuer à bout portant. C&#8217;est une arme classée en quatrième catégorie dont le port, le transport et la détention sont interdits.</p>
<p>La position de la cartouche percutée doit être actée dans la procédure, cela fait partie des constatations techniques à faire par les premiers intervenants en cas de découverte d&#8217;arme à feu.</p>
<p>Finalement, l&#8217;individu interpellé est ramené au service, nous le soumettons à la vérification d&#8217;alcoolémie qui révèle un taux largement supérieur à la limite autorisée (cela peut être considéré comme une circonstance aggravante dans certains cas).</p>
<p>Procédure terminée, nous nous octroyons une petite pause bien méritée. On reparle de l&#8217;intervention tout en regrettant quand même de n&#8217;avoir pu engager le chien. Mais les éléments de la légitime défense n&#8217;étaient pas réunis pour cette fois-ci. Il finira par avouer le lendemain qu&#8217;il a «pété » un plomb, et que suite à une dispute, il a beaucoup bu. D&#8217;ailleurs, il s&#8217;en excuse, sachant peut être que cette intervention aurait vraiment pu mal finir pour lui. Mais tout s&#8217;est finalement bien passé et on ne peut que se féliciter du professionnalisme et de la maîtrise de notre action.</p>
<p>Un peu d&#8217;autosatisfaction ça n&#8217;a jamais fait de mal à personne&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1464  aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/manhurin1.jpg" alt="" width="316" height="216" /></p>
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		<title>Expérience inédite</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 10:36:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jérôme]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1365" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/jeromehelico.jpg" alt="" width="243" height="287" />Expérience inédite. Aujourd'hui, grande première pour l'effectif présent de la canine de Grenoble, nous allons tester l'hélitreuillage en compagnie de nos chiens. 

Un hélicoptère ECUREUIL AS 350 de la Gendarmerie est mis à notre disposition en cette froide, mais ensoleillée matinée d'hiver. Malgré la fatigue et l'heure tardive à laquelle j'ai terminé la veille, pour rien au monde je n'aurai raté cette occasion.

Et pourquoi faire dirons certains. La finalité de cet entrainement étant pour nous, la possibilité d'être héliporté rapidement sur les lieux d'une intervention nécessitant notre présence. 

Il faut dire que dans l'Isère, nous avons de grandes distances à parcourir entre deux circonscriptions. On pourrait aussi envisager la dépose sur le toit d'un immeuble dont les halls d'entrée auraient été condamnés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1377 aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/photohelico3.jpg" alt="" width="317" height="406" /></p>
<p>Aujourd&#8217;hui, grande première pour l&#8217;effectif présent de la canine de Grenoble, nous allons tester l&#8217;hélitreuillage en compagnie de nos chiens. Un hélicoptère ECUREUIL AS 350 de la Gendarmerie est mis à notre disposition en cette froide, mais ensoleillée matinée d&#8217;hiver. Malgré la fatigue et l&#8217;heure tardive à laquelle j&#8217;ai terminé la veille, pour rien au monde je n&#8217;aurai raté cette occasion. Et pourquoi faire dirons certains. La finalité de cet entrainement étant pour nous, la possibilité d&#8217;être héliporté rapidement sur les lieux d&#8217;une intervention nécessitant notre présence. Il faut dire que dans l&#8217;Isère, nous avons de grandes distances à parcourir entre deux circonscriptions. On pourrait aussi envisager la dépose sur le toit d&#8217;un immeuble dont les halls d&#8217;entrée auraient été condamnés.</p>
<p>Mais ma plus grande crainte, comme la plupart de mes collègues d&#8217;ailleurs, est la réaction du chien. Le bruit, la hauteur étant des paramètres inconnus pour lui. Au moment où l&#8217;appareil se pose devant nous, je ne remarque aucune réaction particulière des chiens, mais il est vrai que ces derniers ne savent pas encore ce qu&#8217;il va leur arriver&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1366 aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/photohelico1.jpg" alt="" width="317" height="406" /></p>
<p>Le pilote et le mécano nous expliquent le protocole à appliquer pour ce genre d&#8217;exercice. Le matériel semble relativement simple. Une sorte de baudrier de sauvetage pour le maître, et un harnais complet pour l&#8217;attache du chien. Les dernières recommandations et c&#8217;est le moment de commencer l&#8217;exercice. Nous avons prévu un hélitreuillage du maître seul en alternance avec un couple maître-chien. J&#8217;ai l&#8217;honneur de commencer à découvrir la manœuvre. Une fois sanglé à l&#8217;intérieur de l&#8217;hélico, on se rend compte de la formidable utilité de l&#8217;appareil. En moins de temps qu&#8217;il ne faut pour le dire, nous voilà dans les airs.</p>
<p>Un petit tour au dessus de la zone d&#8217;exercice et nous voilà positionné en vol stationnaire. Le mécano m&#8217;indique de sortir pour venir me placer sous le treuil. Une énième vérification des mousquetons, et me voilà suspendu dans le vide. La descente vers le sol est assez rapide et sécurisante. Arrivé au sol, il faut se déséquiper et aider le prochain. Vient ensuite le moment que je redoute le plus. Alors que l&#8217;équipe m&#8217;aide à équiper le chien, ce dernier sentant peut-être mon stress, commence à se débattre et à porter des coups de muselières à mes pauvres assistants, ça promet pour la suite&#8230;</p>
<p>Une fois équipés, je me présente avec OXBOW sous l&#8217;appareil. Sanglé à mon baudrier, lui et moi ne faisons maintenant plus qu&#8217;un. Tandis que le treuil nous remonte, le chien commence à se débattre. Je le sers fortement contre moi tout en le caressant mais je ne le sens pas rassuré du tout.  Arrivé dans l&#8217;appareil, il se calme de lui-même, le mécano m&#8217;explique que la majorité des chiens ont la même réaction.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1367 aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/photohelico2.jpg" alt="" width="402" height="277" /></p>
<p>Au moment de la sortie, que je trouve plus délicate, le chien recommence à s&#8217;agiter. Je le sers une nouvelle fois contre moi, comme un enfant qu&#8217;il faut rassurer. Il vient me serrer avec ses pattes, tout en venant positionner sa tête sur mon épaule. A ce moment, je crois que je compte vraiment pour lui&#8230;</p>
<p>L&#8217;arrivée au sol se fait finalement dans le calme. Le chien comprenant que l&#8217;exercice touche à sa fin,  il se laisse facilement détacher. Nous nous écartons rapidement de l&#8217;appareil et j&#8217;en profite pour le féliciter. Il l&#8217;a vraiment bien mérité car tout s&#8217;est finalement bien passé. L&#8217;exercice est une belle réussite pour toute l&#8217;équipe. Nous venons d&#8217;accrocher une nouvelle corde à notre arc, et nos chiens peuvent maintenant être engagés sur ce genre d&#8217;opération.</p>
<p>En bonus, je repasse une seconde fois à l&#8217;hélitreuillage. Mais cette fois je suis seul et j&#8217;ai droit à un petit bonus. J&#8217;ai la chance d&#8217;effectuer une partie du vol au bout du câble sous l&#8217;hélico. C&#8217;est vraiment impressionnant et les sensations sont maximum. En quelques minutes, je fais le plein d&#8217;un cocktail d&#8217;adrénaline et d&#8217;endorphine. A ce moment là, je me prends un peu pour Jean-Paul BELMONDO dans « Peur sur la ville ». Je contemple les minuscules voitures et habitations tout en oubliant que finalement je ne suis qu&#8217;au boulot !</p>
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		<title>Match à haute tension</title>
		<link>http://www.blog-police-recrutement.com/2009/12/03/match-a-haute-tension/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 14:17:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jérôme]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1234" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/Stade_des_Alpes.jpg" alt="" width="300" height="200" />Depuis l'accession de Grenoble en Ligue 1 de football, nous passons un week-end sur deux au stade. Non pour aller assister à un match, mais pour encadrer ce que j'appelle maintenant les «pseudos supporters». Certes à des années lumières du hooliganisme anglais que nous connaissons, mais les codes sont toujours les mêmes, la haine, l'alcool et la violence... Le dispositif pour la réception de Nancy aujourd'hui, c'est trois équipes canines avec six chiens. Nous sommes parfaitement intégrés au dispositif du service d'ordre qu'il ne faut pas confondre avec du maintien...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1234  aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/Stade_des_Alpes.jpg" alt="" width="300" height="200" /></p>
<p>Depuis l&#8217;accession de Grenoble en Ligue 1 de football, nous passons un week-end sur deux au stade. Non pour aller assister à un match, mais pour encadrer ce que j&#8217;appelle maintenant les «pseudos supporters». Certes à des années lumières du hooliganisme anglais que nous connaissons, mais les codes sont toujours les mêmes, la haine, l&#8217;alcool et la violence&#8230; Le dispositif pour la réception de Nancy aujourd&#8217;hui, c&#8217;est trois équipes canines avec six chiens.</p>
<p>Nous sommes parfaitement intégrés au dispositif du service d&#8217;ordre qu&#8217;il ne faut pas confondre avec du maintien de l&#8217;ordre ou l&#8217;usage des chiens est interdit. Le dispositif se décompose donc en gros, de trois phases : l&#8217;avant, le pendant et l&#8217;après match. La mission qui nous est assignée aujourd&#8217;hui est dans un premier temps le repérage des groupes de supporters des deux équipes. Il n&#8217;est pas rare maintenant qu&#8217;ils se donnent rendez-vous dans les centres-villes ou les parcs avant le match pour l&#8217;organisation de « fight ». C&#8217;est-à-dire un affrontement de supporters où tous les coups semblent permis et les blessures souvent sérieuses.</p>
<p>La patrouille incessante nous permet facilement de les repérer. Les points de chute d&#8217;avant match sont bien connus maintenant. Apparemment, ils ne peuvent envisager de se rendre au stade sans avoir consommé de l&#8217;alcool (souvent au-delà du raisonnable). Plus la journée avance et plus la tension monte. Un différend oppose les deux équipes depuis le vol d&#8217;une banderole grenobloise par les Nancéiens à l&#8217;époque de la ligue 2. Pour narguer les Grenoblois, ils s&#8217;amusent maintenant à la déployer à chaque match. Le dispositif mis en place aujourd&#8217;hui ne laisse pas de doute, ça risque de chauffer. Entre les gendarmes mobiles, la compagnie d&#8217;intervention, la brigade anti-criminalité et la brigade canine, l&#8217;artillerie lourde a été sortie en ce samedi après-midi.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1235  aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/photoblogjeromestade.jpg" alt="" width="300" height="400" /></p>
<p>Notre but, comme dans le sport, est évidemment d&#8217;impressionner nos « adversaires ». Tandis que les supporters ultra se rendent au stade, pour<br />
la plupart encapuchonnés, nous mettons au point la stratégie. Il faut absolument éviter le contact avec les visiteurs. L&#8217;ordre est ainsi donné de stopper leur progression. Nous rejoignons les deux autres équipages et il est décidé de sortir les chiens. En compagnie des gendarmes mobiles, nous nous positionnons à six fonctionnaires et autant de chiens alignés devant la centaine de supporters.</p>
<p>La tension est palpable. Je ressens le grognement de mon chien remonter par le collier dans la laisse. Ce grognement silencieux que je suis le seul à ressentir m&#8217;en dit long sur son stress et sa nervosité. D&#8217;autant que ses congénères sont tout aussi excités, la meute se mettant maintenant à aboyer de concert c&#8217;est très impressionnant de l&#8217;intérieur, alors j&#8217;imagine de l&#8217;extérieur.</p>
<p>Nous utilisons autant que possible la dissuasion. Cela nous permet souvent de ne pas utiliser les chiens. La simple peur de l&#8217;animal suffit à calmer les ardeurs des plus téméraires. D&#8217;autant que maintenant, notre réputation n&#8217;est plus à faire. Il y a quelques semaines pour la venue de l&#8217;Olympique de Marseille, des heurts ont opposés les ultras des deux équipes. Mes collègues, pris au milieu, n&#8217;ont pas eu d&#8217;autre choix que de démuseler un chien pour défendre un supporter agressé. Résultat, deux personnes mordues et pour l&#8217;une d&#8217;elle, cinquante points de sutures au bras&#8230; Je passe ici sur les détails et sur la gravité de la blessure, que vous pouvez surement tous imaginer. Alors même si on ne peut pas se réjouir qu&#8217;une personne soit blessée, on peut néanmoins louer l&#8217;efficacité des chiens lors de tels événements.</p>
<p>La médiatisation de cet incident est évidemment venue alimenter le capital « crainte » dont nous bénéficions à la canine. Connaissant les dégâts, rares sont ceux qui souhaitent se mesurer à l&#8217;animal&#8230; Le premier round étant pour nous, le plus délicat maintenant est la rentrée des supporters dans le stade. C&#8217;est souvent à cet instant que les incidents ont eu lieu. Mais le gros dispositif mis en place finit par produire son effet, c&#8217;est dans le calme que la rentrée dans le stade se fera. Durant toute la durée du match, les supporters se tiendront tranquilles. Même à la sortie, ce sera calme !</p>
<p>La fin de la vacation arrivant, nous finissons par une patrouille de sécurisation dans le centre ville au cas où certains veuillent fêter la défaite, mais ce soir le cœur n&#8217;y est pas pour les supporters. Grenoble vient d&#8217;enregistrer son énième défaite et nous sommes nombreux à espérer maintenant la Ligue 2 pour le calme de ses rencontres&#8230;</p>
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		<title>Un quad sur une 406 !!!???</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Aug 2009 09:49:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-medium wp-image-956" style="margin-right: 5px; margin-left: 5px; margin-top: 1px; margin-bottom: 1px;" title="406quad" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/406quad-300x225.jpg" alt="406quad" width="300" height="225" />Les fins de nuit se suivent, mais ne se ressemblent jamais. Seule la volonté de retrouver son lit revient finalement tous les jours à la même heure. Mais on sait très bien qu'à tout moment, même à cinq minutes du « gong », quelque chose peut arriver...
Comme toutes les fins de nuit, avant de rentrer, nous prenons la route du chenil. Tout à coup, un message d'alerte nous est transmis à la radio. Il vient d'être commis, en secteur Gendarmerie, un home jacking. En langage policier, cela signifie qu'un vol de véhicule a été perpétré dans le domicile d'un particulier. On nous précise que les individus, qui se sont introduits dans la maison, ont trouvé les clés d'une 406...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-956" style="margin-right: 5px; margin-left: 5px; margin-top: 1px; margin-bottom: 1px;" title="406quad" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/406quad-300x225.jpg" alt="406quad" width="300" height="225" />Les fins de nuit se suivent, mais ne se ressemblent jamais. Seule la volonté de retrouver son lit revient finalement tous les jours à la même heure. Mais on sait très bien qu&#8217;à tout moment, même à cinq minutes du « gong », quelque chose peut arriver&#8230;<br />
Comme toutes les fins de nuit, avant de rentrer, nous prenons la route du chenil. Tout à coup, un message d&#8217;alerte nous est transmis à la radio. Il vient d&#8217;être commis, en secteur Gendarmerie, un home jacking. En langage policier, cela signifie qu&#8217;un vol de véhicule a été perpétré dans le domicile d&#8217;un particulier. On nous précise que les individus, qui se sont introduits dans la maison, ont trouvé les clés d&#8217;une 406 qu&#8217;ils ont finie par dérober. Dans leur périple, ils en ont profité pour voler un quad qu&#8217;ils auraient fixé sur le toit.<br />
Oui oui, un quad sur une 406&#8230; Les individus ont évidemment pris la fuite. La victime réveillée par le bruit a quand même réussi à transmettre quelques informations. Les lieux des faits n&#8217;étant pas très loin de notre position, nous décidons de nous mettre en surveillance discrète le long de l&#8217;autoroute, tant pis pour le dodo, ça attendra un peu&#8230; Il n&#8217;est pas rare que les délinquants, pour rentrer plus vite en agglomération, empruntent les voies rapides. D&#8217;autres équipes se placent évidemment sur les routes secondaires. Nous voilà donc stationné en retrait, dans le noir. La montée d&#8217;adrénaline coiffant la fatigue, c&#8217;est un bon remède pour faire redémarrer la machine un peu grippée à cette heure-ci. Au bout de quelques minutes, et alors qu&#8217;on commence à douter, je n&#8217;en crois pas mes yeux, la 406 avec le quad fixé sur le toit passe devant nous à très vive allure, impossible de se tromper ! La surprise passée, nous décidons de la suivre tout en avisant les autres patrouilles de notre progression. Notre plan est simple, rester discret, aviser et mettre en place un dispositif d&#8217;interception pour une interpellation en douceur. Nous voilà donc à plusieurs centaines de mètres derrière le véhicule. Ce dernier est encadré par deux autres voitures qui semblent lui ouvrir la route. Pas facile de suivre en pleine nuit sans se faire « griller », alors que les rues sont désertes. Notre véhicule banalisé nous permet heureusement de rester discret&#8230;<br />
Ce petit convoi prenant la direction d&#8217;un camp de gens du voyage, il faut faire un choix. Une fois à l&#8217;intérieur, il sera plus difficile d&#8217;aller interpeller en toute sécurité. La décision est prise d&#8217;intervenir, c&#8217;est maintenant ou jamais. Nous avisons le<br />
Centre d&#8217;Information et de Commandement (CIC) de notre position ainsi que les véhicules en renfort. Notre chauffeur accélère alors, et nous nous rapprochons de la 406 toujours feux éteints&#8230; La route sinueuse nous permet de progresser discrètement et rapidement. En un instant nous la dépassons, et dans un moment qui me semble une éternité, je vois le conducteur ganté et cagoulé. Nos regards se croisent, il ne semble pas comprendre. Gyrophare et deux tons engagés au dernier moment, nous coinçons la 406 sur le côté droit de la route sans la toucher. Le conducteur surpris de cette manœuvre reste crispé au volant, sans réaction. Je m&#8217;extrais de la voiture en une demie fraction de seconde et nous procédons à l&#8217;interpellation. L&#8217;expérience est très importante dans ces moments-là. Garder son sang-froid tout en sachant maîtriser les gestes à accomplir. Même si l&#8217;adrénaline est là, il faut savoir se canaliser. L&#8217;individu extrait du véhicule est amené au sol conformément aux techniques policières. Mais au moment où je procède au menottage, en levant la tête, je constate que les deux véhicules qui suivaient se sont arrêtés. Au bout de la rue, à une centaine de mètres devant nous, ils observent la scène&#8230; L&#8217;un de mes collègues sort immédiatement son chien, dissuadant ainsi toute tentative d&#8217;affrontement. Notre détermination, qui en dit long, finit par décourager les complices qui préfèrent quitter les lieux. Le plus important de toute façon est d&#8217;avoir récupéré les véhicules et appréhendé le conducteur. De retour au service, nous apprenons que la petite équipe a commis pas moins de trois cambriolages dans la nuit. L&#8217;officier de police judiciaire avise le propriétaire des deux véhicules dérobés, ce dernier ne pensait pas les revoir de sitôt !  Une fois la procédure rédigée, il est enfin l&#8217;heure de rentrer se coucher. Petit passage par la boulangerie et rare petit-déjeuner en famille&#8230; Cela a parfois du bon de faire du rab&#8217;&#8230; Et l&#8217;auteur des faits dans tout ça ? Après une nuit de garde-à-vue dans nos locaux, il est remis aux Gendarmes pour la poursuite des investigations&#8230;</p>
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		<title>Seconde chance&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 18 May 2009 11:06:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jérôme]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/chienjerome.jpg" alt="Oxbow" title="Oxbow" width="306" height="227" class="alignleft size-full wp-image-721" />Après 5 mois sans chien, il me tarde maintenant d'accueillir mon nouvel
équipier. Il arrive du CNFUC (Centre National de Formation des Unités Canines) de Cannes-Ecluse (77) où il a passé sa formation avec le collègue avec qui je le partagerai. Comme je l'ai déjà précisé, dans la Police Nationale, spécialité « PATROUILLE », nous possédons un chien pour deux maîtres. Aujourd'hui je vais donc enfin faire sa connaissance. Il fallait que je sois là pour son arrivée, pour que son deuxième maître me le « présente » en quelque sorte. J'ai quand même été régulièrement avisé de ses progrès tout au long de la formation. C'est donc un Berger Allemand de 2 ans et...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Après 5 mois sans chien, il me tarde maintenant d&#8217;accueillir mon nouvel<br />
équipier. Il arrive du CNFUC (Centre National de Formation des Unités Canines) de Cannes-Ecluse (77) où il a passé sa formation avec le collègue avec qui je le partagerai. Comme je l&#8217;ai déjà précisé, dans la Police Nationale, spécialité « PATROUILLE », nous possédons un chien pour deux maîtres.</p>
<p style="text-align: left;">Aujourd&#8217;hui je vais donc enfin faire sa connaissance. Il fallait que je sois là pour son arrivée, pour que son deuxième maître me le « présente » en quelque sorte. J&#8217;ai quand même été régulièrement avisé de ses progrès tout au long de la formation. C&#8217;est donc un Berger Allemand de 2 ans et demi, nommé « Oxbow » que j&#8217;accueille. Premier contact en douceur, petit gabarit mais assez massif. Petite caresse et poignée de croquettes. Il semble dépaysé. Bizarrement je compare ça à un mariage un peu arrangé. On ne s&#8217;est pas choisi, on ne se connait pas, mais entre nous ça doit marcher, autant pour lui que pour moi. De toute façon, je m&#8217;étais dit que quelque soit le chien que j&#8217;aurai, qu&#8217;il soit moche ou qu&#8217;il soit beau, qu&#8217;il me plaise ou pas, je me devrai de l&#8217;aimer car ce que je vais lui donner, il va me le rendre au centuple&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-721 alignnone" title="Oxbow" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/chienjerome.jpg" alt="Oxbow" width="306" height="227" /></p>
<p style="text-align: left;">Commence alors une phase importante du dressage : la familiarisation. Période où je vais devoir faire « copain-copain » avec le chien pour qu&#8217;il m&#8217;accepte en tant que nouveau maître. Après ce « premier rendez-vous », je décide de venir le voir tous les jours pour le sortir. Programme assez simple : balade, balade et longue balade (et friandises)&#8230; Tout en le laissant faire sa petite vie, surtout ne pas l&#8217;embêter. Je me rends compte que de jour en jour, il se comporte différemment avec moi. Il revient à l&#8217;appel de son nom, et me fait de plus en plus la fête à mon arrivée, surtout quand j&#8217;arrive avec le collier et la laisse symbole de sortie ! Le dépaysement permet aussi au chien de se rapprocher de celui qui s&#8217;en occupe.</p>
<p style="text-align: left;">Au bout d&#8217;une quinzaine de jours, nous commençons les premiers entrainements, je vais enfin voir ce dont il est capable. Et c&#8217;est avec un peu d&#8217;appréhension et d&#8217;inquiétude que je me rends sur le « ring ». Après tout ce temps sans exercer, je me demande si j&#8217;ai encore les bons gestes, les bonnes réactions. Le collègue me briefe un peu sur les réactions du chien avant le premier exercice de frappe muselée. L&#8217;homme d&#8217;attaque surgit alors devant moi pour un premier passage dit « à vide » histoire de chauffer un peu la bête. Oxbow réagit de suite par un aboiement rauque et puissant que j&#8217;encourage et les gestes reviennent naturellement. Deuxième passage de l&#8217;homme d&#8217;attaque, je le laisse s&#8217;approcher et une fois à bonne distance, j&#8217;envoie le chien. Oxbow vient le percuter, avec une redoutable efficacité, au niveau de la poitrine ayant pour effet de le projeter de quelques mètres en arrière. Je retrouve enfin le plaisir d&#8217;être derrière la laisse, et la satisfaction de voir mon chien travailler.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-723 alignnone" title="Écussons" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/badge-policechien.jpg" alt="Écussons" width="306" height="227" /></p>
<p style="text-align: left;">S&#8217;en suit le premier exercice de mordant. Moment beaucoup plus délicat que la frappe muselée, surtout avec un chien que l&#8217;on ne connait pas encore et qui risque potentiellement de se retourner à tout moment. Il faut prendre toutes les précautions d&#8217;usages pour travailler en sécurité, pour soi et surtout pour l&#8217;homme d&#8217;attaque. Pour me préparer, je me suis quand même repassé des exercices filmés, histoire de réviser un peu la technique. Mais tout se passe à merveille, le mordant est excellent et moi je ne suis pas trop rouillé ! Je félicite mon compagnon durant tous les exercices, c&#8217;est important pour lui de sentir que je suis là derrière la laisse, à l&#8217;encourager. Ce premier entrainement m&#8217;a rassuré sur les capacités de mon nouveau compagnon, la mayonnaise entre nous a également l&#8217;air de prendre, plus qu&#8217;à confirmer sur la voie publique.</p>
<p style="text-align: left;">Les premières nuits, je m&#8217;efforce de lui faire découvrir la ville, le mobilier urbain, les parkings, la foule des grands événements et les dédales des différentes cités. Ceci pour l&#8217;habituer à l&#8217;environnement et ainsi éviter qu&#8217;il « marque » sur quelque chose d&#8217;inconnu en cas d&#8217;intervention. Cette période d&#8217;adaptation pouvant durer plusieurs mois en fonction du chien et nécessite un investissement personnel très important pour qu&#8217;il soit à 100 % opérationnel. C&#8217;est un challenge que je dois relever et j&#8217;y suis prêt.</p>
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		<title>La nuit nous appartient&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Mar 2009 12:36:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jérôme]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-614" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/jeromenuit.jpg" alt="" width="306" height="227" />Travailler la nuit, c'est un choix pour la majorité des policiers. On dit que c'est un service de « volontaires ». On y trouve principalement la « Police Secours », la Brigade Anti Criminalité et nous la Canine. Les avantages sont nombreux à travailler « en décalé » : beaucoup plus de temps à consacrer à sa petite famille. Garder les enfants en bas âge permet d'économiser les frais de garde. On peut également faire plus de sport et s'occuper de sa maison. D'ailleurs, mes voisins me demandent souvent quand est-ce que je travaille ?... On évite aussi la circulation des heures de pointe pour aller travailler et on gagne un peu plus d'argent...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Travailler la nuit, c&#8217;est un choix pour la majorité des policiers. On dit que c&#8217;est un service de « volontaires ». On y trouve principalement la « Police Secours », la Brigade Anti Criminalité et nous la Canine. Les avantages sont nombreux à travailler « en décalé » : beaucoup plus de temps à consacrer à sa petite famille. Garder les enfants en bas âge permet d&#8217;économiser les frais de garde. On peut également faire plus de sport et s&#8217;occuper de sa maison. D&#8217;ailleurs, mes voisins me demandent souvent quand est-ce que je travaille ?&#8230; On évite aussi la circulation des heures de pointe pour aller travailler et on gagne un peu plus d&#8217;argent en fonction des heures effectuées. Mais il y a aussi des inconvénients à ne pas négliger, ce rythme si particulier pour le corps humain demande une très bonne hygiène de vie. Il faut se reposer un peu plus que la normale pour rester en forme, et surtout éviter les excès en tout genre. Mais si on choisit la nuit c&#8217;est aussi pour cette ambiance si particulière, celle de penser que la nuit nous appartient.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-612  aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/snc00030-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></p>
<p>Comme tous les soirs à la prise de service, on croise les collègues de la journée de la &laquo;&nbsp;descendante&nbsp;&raquo; comme on dit. Moments d&#8217;échanges d&#8217;informations sur les faits marquants du jour, les quartiers qui risquent de bouger. Je prends toujours le temps de me renseigner sur l&#8217;actualité : véhicules volés, individus recherchés et toutes les informations utiles consignées dans la main-courante informatisée, véritable journal de bord de la Police Nationale.</p>
<p>Après un bref passage au chenil pour récupérer les « poilus » et boire le traditionnel café, nous voilà opérationnel. Les missions s&#8217;enchaînent dans la froideur de l&#8217;hiver. Des contrôles d&#8217;identité dans des halls d&#8217;entrées enfumés, aux contrôles de certains automobilistes dont les yeux le sont tout autant&#8230; La nuit c&#8217;est souvent plus musclé, « la clientèle » n&#8217;est souvent pas la même que la journée. Il faut parfois s&#8217;imposer en utilisant la dissuasion du chien pour se faire respecter et ainsi tenir le terrain. Rester ferme et courtois tout en faisant preuve de discernement restant la meilleure conduite à adopter en toutes circonstances. Mais plus la nuit avance et plus les rues se vident, les missions se raréfient. Cette impression de calme et d&#8217;être seul au monde est toute relative. Il ne faut pas se laisser bercer par la musique de l&#8217;autoradio ou la douceur du chauffage qui nous plonge parfois dans un état proche de la léthargie, surtout lorsqu&#8217;on occupe la place de passager arrière&#8230;</p>
<p style="text-align: center;">
<img class="size-medium wp-image-613  aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/p1000224-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></p>
<p>Alors que nous approchons de la fin de la vacation, la radio signale un « roulottier en action » traduction un casseur de véhicule. Manque de chance pour lui, on est vraiment à côté mais on a du mal à situer exactement le lieux&#8230; Notre position est confirmée à notre Centre d&#8217;Information et de Commandement puisque nos véhicules sont équipés de balise GPS. On nous indique de tourner à gauche, puis à droite et c&#8217;est au fond de la rue, vive le progrès. Et là tout va très vite, on se gare à l&#8217;écart pour venir se faufiler dans le silence, entre les poubelles. Après avoir repéré la voiture, nous interpellons le jeune dans le calme. Ce dernier, encore assis côté conducteur n&#8217;a pas eu le temps de réagir. La procédure rédigée c&#8217;est déjà l&#8217;heure de ramener les chiens. Une poignée de croquettes pour les remercier et une petite caresse pour les saluer. Le jour se lève et notre travail est terminé il nous reste à remplir la MCI et déposer l&#8217;armement collectif.</p>
<p>En partant, je croise les premiers travailleurs, les premiers bouchons qui se forment. Et dans ces moments-là, je me dis que je préfère 100 fois me coucher tard que de me lever tôt&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Maître-chien orphelin</title>
		<link>http://www.blog-police-recrutement.com/2009/01/27/maitre-chien-orphelin/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Jan 2009 14:53:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jérôme]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/arko.jpg" alt="" title="Arko" width="302" height="224" class="alignleft size-full wp-image-554" />L'arrivée du chien en unité après sa formation n'est pas un gage de réussite totale, la voie publique étant très différente de l'entrainement les chiens doivent s'adapter... Pour la majorité d'entre eux, il faut un petit temps d'adaptation qui peut être plus ou moins long en fonction de l'animal et de l'éveil qu'on lui donne (des endroits ou des situations qu'on lui présente). Le chien doit prendre ses marques dans son nouveau box, s'habituer à ses nouveaux voisins, apprendre à connaître tous les fonctionnaires de la brigade qui viendront à tour de rôle nettoyer son box. Pendant les trois mois de formation, le chien travaille tous les jours ou presque. Au mordant comme en muselé.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;arrivée du chien en unité après sa formation n&#8217;est pas un gage de réussite totale, la voie publique étant très différente de l&#8217;entrainement les chiens doivent s&#8217;adapter&#8230; Pour la majorité d&#8217;entre eux, il faut un petit temps d&#8217;adaptation qui peut être plus ou moins long en fonction de l&#8217;animal et de l&#8217;éveil qu&#8217;on lui donne (des endroits ou des situations qu&#8217;on lui présente). Le chien doit prendre ses marques dans son nouveau box, s&#8217;habituer à ses nouveaux voisins, apprendre à connaître tous les fonctionnaires de la brigade qui viendront à tour de rôle nettoyer son box. Pendant les trois mois de formation, le chien travaille tous les jours ou presque. Au mordant comme en muselé. Son quotidien c&#8217;est le maître derrière la laisse et l&#8217;homme d&#8217;attaque à neutraliser. En unité c&#8217;est plutôt l&#8217;attente du maître, la détente (balade) et le caisson du véhicule. Des heures à attendre l&#8217;intervention qui parfois ne vient pas, certains chiens comprennent rapidement que dormir est le meilleur moyen de passer le temps. Mais une fois, le gyrophare et le deux-tons enclenchés, ils savent qu&#8217;il va y avoir de l&#8217;action. Sortis du caisson, ils ont presque tous la même réaction, le même regard qui en dit long : « Il est où, c&#8217;est lequel, montre moi que j&#8217;y aille, allez, laisse le moi »&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-547 aligncenter" title="Exercice Arko" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/arko-brosse-4.jpg" alt="" width="500" height="333" /></p>
<p>Quand je dis presque, ce n&#8217;est pas la réaction de tous les chiens, ça n&#8217;a pas été la réaction du mien. Malgré un comportement en formation plus que prometteur, sur la voie publique il n&#8217;a pas été à la hauteur de ce qu&#8217;il nous avait habitué, il été absent. Ce qui pouvait même être dangereux pour nous, on ne pouvait pas compter sur lui en cas de problème. Je ne le reconnaissais pas. Toutes les nuits, mes collègues m&#8217;ont aidé à le faire travailler. J&#8217;ai pris conseil autour de moi mais rien n&#8217;y a fait&#8230; On en parlé souvent avec le deuxième maître, et même lui, avec sa grande expérience des chiens ne comprenait pas. Comment faisait-il la différence entre l&#8217;entrainement et le voie publique, pourquoi perdait-il ses moyens ? On ne sait pas et on ne le saura probablement jamais, ce chien été une énigme&#8230; Malgré de petites amélioration au prix d&#8217;un énorme travail, il n&#8217;était vraiment pas au niveau des autres chiens du chenil, alors qu&#8217;à l&#8217;entrainement il les surclassait presque tous. Il m&#8217;a fallu faire un choix, un choix cornélien d&#8217;ailleurs. Mais je me suis résigné, Arko n&#8217;est pas mon chien, c&#8217;est un chien de travail qui a été formé pour ça et qui appartient à la Police Nationale. Et ceux malgré toute l&#8217;affection que j&#8217;ai pour lui. Le deuxième maître s&#8217;est chargé de la basse besogne, à savoir rédiger le rapport de demande de remplacement. Je n&#8217;ai pas voulu y participer, je n&#8217;aurai pas pu lui faire ça. Après tous les bons moments qu&#8217;on a passés ensemble et la fidélité dont il fait preuve à mon égard j&#8217;aurais eu l&#8217;impression de le trahir.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-548 aligncenter" title="Exercice Arko" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/arko-brosse-2.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p>Ce matin il fait gris, il fait froid. Les représentants du CNFUC (Centre National de Formation des Unités Canines) sont présents au chenil. Nous avions remarqué son goût pour le jeu, il va donc être testé pour la recherche. Je vais le chercher au box, et comme tous les jours il me fait la fête. Le chien est donc testé par de petits jeux qui vont déterminer son aptitude (la qualité première d&#8217;un chien de recherche c&#8217;est le goût du jeu). Apparemment il fait l&#8217;affaire sans aucun problème. On me dit qu&#8217;il peut partir tout de suite, et là, tout va très vite&#8230; Je comprends qu&#8217;il va me quitter, il me suit, sans s&#8217;en douter&#8230; Je le place dans le véhicule, à ce moment là je comprends que c&#8217;est terminé pour nous deux. Je lui enlève la muselière, une petite tape sur la tête ne pouvant faire plus. Il ne me quitte pas des yeux, ne comprenant pas trop ce qui arrive. Je tourne les talons et la voiture démarre. Un sentiment de tristesse et de colère m&#8217;envahit. Est-ce de ma faute ? Je ne crois pas, Arko est un chien sportif sans aucune agressivité, c&#8217;est sa nature d&#8217;être « trop gentil ». Pour lui, l&#8217;entrainement c&#8217;était juste un jeu, il n&#8217;était pas fait pour la voie publique.</p>
<p>Maintenant j&#8217;attends avec impatience un nouveau compagnon, il suit actuellement sa formation au CNFUC à Cannes-Ecluse&#8230; Vous le découvrirez dans quelques semaines en même temps que moi. Et Arko ? Il suit actuellement la formation de chien de recherche d&#8217;armes et il s&#8217;en sort très bien, il a trouvé sa voie et un nouveau maître.</p>
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		<title>Plus qu&#8217;un métier, un sacerdoce</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Dec 2008 15:10:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jérôme]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/jeromechien1-300x224.jpg" alt="" title="Jérôme" width="300" height="224" class="alignleft size-medium wp-image-492" />La passion du chien est indispensable et primordiale au métier que j'exerce dans la Police Nationale. J'ai souvent l'impression d'en faire deux d'ailleurs : policier et maître-chien (et non pas l'inverse, et ça j'y tiens). Le premier comme la majorité de mes collègues des autres services : c'est patrouiller, interpeller, rédiger des procès-verbaux. Le second c'est s'occuper du chien et du chenil lorsque je suis de permanence (je vous accorde que de bon matin, ce n'est pas toujours facile de passer des croissants du petit-déjeuner au nettoyage des box...) mais il faut le faire. L'hygiène est un gage de non-prolifération des maladies, donc de bonne santé de l'animal.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La passion du chien est indispensable et primordiale au métier que j&#8217;exerce dans la Police Nationale. J&#8217;ai souvent l&#8217;impression d&#8217;en faire deux d&#8217;ailleurs : policier et maître-chien (et non pas l&#8217;inverse, et ça j&#8217;y tiens). Le premier comme la majorité de mes collègues des autres services : c&#8217;est patrouiller, interpeller, rédiger des procès-verbaux. Le second c&#8217;est s&#8217;occuper du chien et du chenil lorsque je suis de permanence (je vous accorde que de bon matin, ce n&#8217;est pas toujours facile de passer des croissants du petit-déjeuner au nettoyage des box&#8230;) mais il faut le faire.</p>
<p>L&#8217;hygiène est un gage de non-prolifération des maladies, donc de bonne santé de l&#8217;animal. Un seul chien malade au chenil et c&#8217;est tout le monde chez le véto ! L&#8217;affectation en brigade canine nécessite donc de la disponibilité et du dévouement pour le chien et le service.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-492 aligncenter" title="exercice" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/jeromechien1-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></p>
<p>Le travail ne s&#8217;arrête pas à la fin de la vacation en remettant le chien au box. Souvent j&#8217;en parle aux collègues des autres unités. Ils rentrent chez eux, oubliant pour quelques heures ou quelques jours le travail. Moi je ne peux pas, même en repos je pense à lui. L&#8217;alternance avec le deuxième maître, avec qui nous nous chevauchons, lui permet de ne pas trop rester au box. Je prends parfois sur mon temps libre pour venir le voir, le sortir. Parfois, même pour l&#8217;emmener chez le vétérinaire en cas de blessure, maladie ou rappel de vaccination. Ce n&#8217;est pas obligatoire réglementairement parlant, mais dans ces moments-là, les heures importent peu&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-493 aligncenter" title="écusson" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/jeromechien2-297x300.jpg" alt="" width="297" height="300" /></p>
<p>Les moments passés ensemble, en dehors de la patrouille sont aussi très importants, ils permettent de resserrer les liens qui nous unissent. Une balade avec la baballe ou un bâton et il redevient (presque) le chien de Monsieur tout le monde. Je sais que sur la voie publique il travaille pour moi, qu&#8217;un jour peut être il me sauvera la vie. Il faut donc entretenir ce formidable athlète. Des heures dans le caisson de la voiture, mais toujours prêt à l&#8217;action. C&#8217;est un peu comme l&#8217;arme de service, toujours dans l&#8217;étui, mais toujours opérationnelle. Si on doit l&#8217;utiliser, le coup doit partir, l&#8217;arme ne doit pas s&#8217;enrayer. Pour moi le chien c&#8217;est pareil.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-494 aligncenter" title="Jérôme" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/jeromechien3-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></p>
<p>Mon seul regret est qu&#8217;on n’utilise pas plus souvent les capacités physiques exceptionnelles de nos chiens, toutes les situations ne le permettant pas conformément au Code de Procédure Pénale ou à la déontologie policière. Les voir travailler à l&#8217;entraînement et avec quelle facilité ils peuvent neutraliser le pauvre collègue armé dans le costume d&#8217; « Homme d&#8217;Attaque » ou le « coucher » d&#8217;un puissant coup de muselière (pour avoir testé à plusieurs reprises l&#8217;effet que cela fait), nous donnent une satisfaction que j&#8217;aimerai retrouver plus souvent sur la voie publique&#8230;</p>
<p>Mais le plus gratifiant pour le maître, c&#8217;est le retour du chien au pied après un exercice, avec dans le regard une expression, une interrogation : « J&#8217;ai bien travaillé papa, hein, tu es content de moi, donne-moi une caresse s&#8217;il te plait ».</p>
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		<title>&#171;&#160;J&#8217;ai choisi la canine&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Nov 2008 17:28:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jérôme]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour à tous,

<img class="alignleft size-medium wp-image-445" style="margin-top: 1px; margin-bottom: 1px; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" title="jerome" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/jerome.jpg" alt="" width="200" height="189" />

Je me présente : Jérôme 34 ans, Gardien de la Paix à L'Unité Cynophile Légère de la CSP GRENOBLE. Policier maître-chien, j'ai la chance de réunir mes deux passions : mon travail et les chiens ! Ancien Adjoint de sécurité, et après plusieurs années d'expériences dans différents services de voie publique dont la Brigade Anti-Criminalité de nuit pendant trois ans, j'ai choisi « la canine ».

Unité spécialisée de la Police Nationale par excellence, nous intervenons dans les situations les plus difficiles où notre seule présence suffit parfois à calmer les esprits. Toujours sur le terrain, je suis comme on dit dans le jargon policier, un chasseur. Terme évocateur pour désigner le chercheur de flagrant délit. Pour toutes les missions, je suis assisté de mon chien.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-445" style="margin-top: 1px; margin-bottom: 1px; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" title="jerome" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/jerome.jpg" alt="" width="200" height="189" /></p>
<p>Je me présente : Jérôme 34 ans, Gardien de la Paix à L&#8217;Unité Cynophile Légère de la CSP GRENOBLE. Policier maître-chien, j&#8217;ai la chance de réunir mes deux passions : mon travail et les chiens ! Ancien Adjoint de sécurité, et après plusieurs années d&#8217;expériences dans différents services de voie publique dont la Brigade Anti-Criminalité de nuit pendant trois ans, j&#8217;ai choisi « la canine ».</p>
<p>Unité spécialisée de la Police Nationale par excellence, nous intervenons dans les situations les plus difficiles où notre seule présence suffit parfois à calmer les esprits. Toujours sur le terrain, je suis comme on dit dans le jargon policier, un chasseur. Terme évocateur pour désigner le chercheur de flagrant délit. Pour toutes les missions, je suis assisté de mon chien.</p>
<p><img class="size-medium wp-image-439 alignright" style="margin-right: 5px; margin-left: 5px; margin-top: 1px; margin-bottom: 1px;" title="Jérôme" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/dsc00213.jpg" alt="" width="200" height="266" /></p>
<p> Son nom ? « Arko », un superbe berger belge malinois de 2 ans et demi. Plus qu&#8217;un équipier à quatre pattes, pour moi c&#8217;est un formidable compagnon </p>
<p>qui m&#8217;emméne parfois dans des endroits, où seul j&#8217;hésiterai à aller&#8230; Nous avons passé trois mois ensemble au Centre National de Formation des Unités Canines de Cannes-Ecluse (77) en début d&#8217;année 2008, pour la formation initiale. Moi pour passer le diplôme de maître-chien, lui pour apprendre le travail de chien policier. Maintenant comme moi, il a un matricule et une affectation. Il doit également faire ses preuves sur la voie publique et prouver qu&#8217;il a la carrure d&#8217;un chien policier. Arko a également un deuxième maître comme tous les autres chiens du chenil. Maintenant si tout va bien, nous sommes parti pour partager quelques années ensemble. La reforme d&#8217;un chien policier arrive au terme de ses 8 ans. Je vous invite à partager mon quotidien où le travail n&#8217;est pas toujours facile, mais tellement intéressant&#8230;</p>
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