Plus je vois les hommes agir, plus j’aime les animaux…
Jeudi 1 juillet 2010
Février 2000. Commissariat de Police de Vaulx-en-Velin dans le département du Rhône. Il fait froid mais un soleil timide pointe le bout de son nez, donnant un peu de lumière à cet hiver. Tee-shirt, chemise, doublure, blouson et parka, rien de moins pour éviter d’être congelé lorsque l’on patrouille en scooter. Ma mission : îlotage, accompagné d’un adjoint de sécurité. Je vérifie ma monture, mon équipement. Je procède à un essai radio auprès du C.I.C (Centre d’infos et de commandement) de Lyon et j’annonce mon départ en patrouille. Tout en étant ok, je tourne la poignée…
Crédit photo : ©DGPN/SICOP/Scherrer
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Aujourd’hui, pas d’interpellations, pas de poursuites, pas de police. Non, aujourd’hui, je viens vous montrer qu’un policier n’est pas qu’un policier. Qu’il a une vie, des passions, des envies…
Mai 1996. Une soirée fraiche mais pas humide. La brigade de nuit est presque au complet. Le gradé chef de section/chef de poste fait l’appel. Tout le monde se trouve derrière le bat-flanc. Le silence est là. Le rôle de chaque fonctionnaire est annoncé à haute voix et précède le listage des consignes, des notes et stages divers.
Une soirée de février 1996. La brigade de nuit du commissariat de Police de Noisy le Sec, Seine-Saint-Denis, vient de prendre son service. Comme souvent, les effectifs présents permettent de composer deux véhicules de patrouille. Un véhicule à trois fonctionnaires et un véhicule de soutien à deux fonctionnaires. Un policier stagiaire dans chaque véhicule. Au commissariat, on trouve un brigadier chef, chef de brigade qui fait aussi office de chef de poste pour la nuit ainsi qu’un fonctionnaire à la radio. Pas de gardés à vue. Une nuit qui s’annonce calme car il fait froid dehors…
Qui dit premier article dit petite présentation. Je me prénomme Régis et je suis Brigadier-Chef de Police. J’ai 40 ans. Voilà 15 ans que je suis dans la maison Police Nationale. Je suis marié et père d’une fillette de bientôt onze ans. Je ne suis pas né avec l’envie d’être policier et je ne suis pas issu d’une famille de policiers. J’ai grandi comme beaucoup, avec le respect et parfois un peu de peur de ces personnes en tenue : « ATTENTION, si tu fais l’imbécile, les policiers t’enverront en prison… ». Après une scolarité que l’on va qualifier de «normale », je me suis dirigé vers les métiers de bouche car j’adorais les bons petits plats (cela se voyait bien sur mon physique…).


