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	<title>Blog recrutement Police nationale &#187; Régis</title>
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	<description>Découvrez le blog police nationale recrutement</description>
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		<title>Plus je vois les hommes agir, plus j’aime les animaux…</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jul 2010 15:42:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Régis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Régis]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1753" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/photoregis1.jpg" alt="" width="317" height="242" />Février 2000. Commissariat de Police de Vaulx-en-Velin dans le département du Rhône. Il fait froid mais un soleil timide pointe le bout de son nez, donnant un peu de lumière à cet hiver. Tee-shirt, chemise, doublure, blouson et parka, rien de moins pour éviter d'être congelé lorsque l'on patrouille en scooter. Ma mission : îlotage, accompagné d'un adjoint de sécurité. Je vérifie ma monture, mon équipement. Je procède à un essai radio auprès du C.I.C (Centre d’infos et de commandement) de Lyon et j'annonce mon départ en patrouille. Tout en étant ok, je tourne la poignée...

Crédit photo : ©DGPN/SICOP/Scherrer]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Février 2000. Commissariat de Police de Vaulx-en-Velin dans le département du Rhône. Il fait froid mais un soleil timide pointe le bout de son nez, donnant un peu de lumière à cet hiver.</p>
<p>Tee-shirt, chemise, doublure, blouson et parka, rien de moins pour éviter d&#8217;être congelé lorsque l&#8217;on patrouille en scooter.</p>
<p>Ma mission : îlotage, accompagné d&#8217;un adjoint de sécurité.</p>
<p>Je vérifie ma monture, mon équipement. Je procède à un essai radio auprès du C.I.C (Centre d’infos et de commandement) de Lyon et j&#8217;annonce mon départ en patrouille. Tout en étant ok, je tourne la poignée des gaz de mon engin et c&#8217;est parti.</p>
<p>L&#8217;îlotage s&#8217;est toujours changé, pour moi, en opération de contrôle routier. Transformer des conducteurs irrespectueux des lois et règlements en piétons par obligation a toujours été mon péché mignon. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Les téléphones utilisés par des conducteurs en circulation, des franchissements de feux rouges, des stops non marqués, des ceintures de sécurité laissées de côté. Bref, du point à faire sauter sans le moindre remord.</p>
<p>La journée passe avec son lot de contrôles lorsque je stoppe un véhicule Mercedes.</p>
<p>- « Police Nationale, contrôle routier. Veuillez me présenter les pièces afférentes à la conduite et à la circulation du véhicule : carte grise, attestation d&#8217;assurance en cours de validité et permis de conduire,  Monsieur. ».</p>
<p>Tremblotant, comme 90% des personnes en règle, le conducteur s&#8217;exécute. A priori, un contrôle comme tant d&#8217;autres. Je lis les pièces, je surveille les alentours et je reconnais, passant avec son chien  (un Rottweiler) tenu en laisse, un contrevenant dont je m’étais occupé la semaine précédente. Je l&#8217;appellerai X. Il avait fait l’objet d’un défaut d’assurance.</p>
<p>N&#8217;y portant pas une attention particulière, j&#8217;entends lors de son passage une insulte adressée à mon égard par ce dernier. Je ne fus pas le seul surpris car le conducteur que je contrôlais me répétait : «Vous avez entendu  ce qu’il a dit sur vous ?&#8230; ». Pour entendre, j&#8217;avais entendu.</p>
<div id="attachment_1753" class="wp-caption aligncenter" style="width: 327px"><img class="size-full wp-image-1753" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/photoregis1.jpg" alt="" width="317" height="242" /><p class="wp-caption-text">Crédit photo : ©DGPN/SICOP/Scherrer</p></div>
<p>Je mets fin au contrôle et je demande à X  de stopper sa progression. Ni une ni deux, il se met à courir, jouant à un jeu de cache-cache entre les piliers d&#8217;un bâtiment, traverse une chaussée et détache son animal afin de courir plus vite.</p>
<p>Sans perdre de temps, je le suis en demandant à l&#8217;adjoint de sécurité de rester sur place afin d&#8217;indiquer aux équipages en renfort ma position et je rends compte au C.I.C.</p>
<p>Je cours sur une cinquantaine de mètres et j&#8217;attrape X par le bras. Il se débat et je lâche prise. Je m&#8217;apprête à repartir quand je vois arriver son animal. Un bel animal d&#8217;ailleurs, un rottweiler adulte qui se positionne face à moi et m&#8217;attaque.</p>
<p>Réflexe, pas forcément bon mais un réflexe : je me protège de son attaque en positionnant mon bras gauche en avant. Le chien m&#8217;attrape le bras. Je sens la puissance de sa mâchoire tout en voyant s&#8217;éloigner le propriétaire de la bête. Les secondes passent comme des minutes. Mon cœur bat très vite, j’ai l’impression qu’il va sortir de ma poitrine. Je me sens fatigué&#8230; trop de stress, trop rapidement. On n’est jamais préparé à ça.<br />
Mes pensées se bousculent dans ma tête. Je revois tout ce que j&#8217;ai appris à l’école de police. Je sors mon arme, mon revolver. J&#8217;ai l&#8217;impression que ce chien est accroché à mon bras depuis  des heures.<br />
Il est lourd. Je lui donne des coups de pieds, plusieurs coups de pieds&#8230; Mes jambes sont chancelantes… Rester debout devient très difficile. Une bête de grosse taille et de bon poids accrochée au bras, ça fatigue.</p>
<p>L’animal relâche sa prise et fait un demi-tour avant de me faire volte-face et de m&#8217;attaquer de nouveau.</p>
<p>Il est juste devant moi et je suis tellement fatigué, mon corps tout entier est lassé. Mes jambes sont molles. Il ouvre la gueule. Si je tombe, il m&#8217;attaquera au visage.  Je lève mon bras droit et pointe mon arme de service en direction du prédateur&#8230;</p>
<p>J&#8217;adore les animaux. J&#8217;ai toujours eu un chien. Depuis tout petit, mes parents ont eu des chiens. J&#8217;en ai d’ailleurs un aujourd&#8217;hui. Il fait partie de la famille et il nous le rend bien. Je respecte la vie, en tout cas j&#8217;essaye. La vie n’est pas forcément juste. Cette bête va souffrir par la faute de celui qu’elle aime par dessus-tout.</p>
<div id="attachment_1754" class="wp-caption aligncenter" style="width: 327px"><img class="size-full wp-image-1754" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/photoregis2.jpg" alt="" width="317" height="242" /><p class="wp-caption-text">Crédit photo : ©DGPN/SICOP/Fortune</p></div>
<p>Une détonation résonne dans tout le quartier. Le chien s&#8217;immobilise et se couche. Le canon de mon arme fume. J&#8217;ai touché l&#8217;animal sur le flanc, partie la plus aisée à atteindre. Il fallait que je le fasse même si j&#8217;aurais souhaité l&#8217;éviter.  Son maître fait demi-tour. Il vient secourir son animal qu&#8217;il avait abandonné juste avant. L&#8217;homme est ainsi fait. Il n&#8217;imagine jamais toutes les conséquences de ses actes et se plaint ensuite. La faute n&#8217;est jamais la sienne.</p>
<p>La BAC de Lyon arrive et interpelle le propriétaire de la bête. Je récupère&#8230; Je souffle… Je regrette même si aucune autre solution n’était envisageable. Bientôt, de nombreux équipages arrivent sur les lieux. C&#8217;est ça l&#8217;esprit de corps&#8230; L&#8217;animal est évacué, le maître conduit au service.</p>
<p>Je fais, moi aussi retour au service. J&#8217;enlève ma parka, mon blouson, ma doublure, ma chemise. On voit les marques sur mon bras mais pas  de pénétration importante des crocs. J&#8217;imagine ce qui serait  arrivé en plein été vêtu d&#8217;une simple chemisette…</p>
<p>La suite : paperasse en tout genre. Mais surtout, la sensation d’un grand gâchis dû à la connerie humaine.</p>
<p>« Plus je vois les hommes agir, plus j’aime les animaux… »</p>
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		<title>Courir pour « Rêves »</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 09:25:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Régis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Régis]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1542" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/Marathon_Regis.jpg" alt="" width="247" height="306" />Aujourd'hui, pas d'interpellations, pas de poursuites, pas de police. Non, aujourd'hui, je viens vous montrer qu'un policier n'est pas qu'un policier. Qu'il a une vie, des passions, des envies...

En ce qui me concerne, pour me faire du bien et me vider la tête, j'ai trouvé le moyen idéal : la course à pied.

Je me suis intéressé à ce sport en 1990. J’avais perdu du poids l’année précédente (25 kilos)et pour rester sur la bonne voie, je m’étais  acheté une paire de chaussures pour la course à pied. C’est comme ça que tout a  commencé.

Cela m’a bien aidé pour le concours passé en 1992. J’ai limité la casse. On ne devient pas un grand champion en 2 ans alors que toute sa jeunesse, on n’a pas été sportif pour un sou et que la seule activité était l’ouverture du réfrigérateur et la télé (noir et blanc puis couleur). Néanmoins, j’avais eu la moyenne...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1542" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/Marathon_Regis.jpg" alt="" width="247" height="306" />Aujourd&#8217;hui, pas d&#8217;interpellations, pas de poursuites, pas de police. Non, aujourd&#8217;hui, je viens vous montrer qu&#8217;un policier n&#8217;est pas qu&#8217;un policier. Qu&#8217;il a une vie, des passions, des envies&#8230;</p>
<p>En ce qui me concerne, pour me faire du bien et me vider la tête, j&#8217;ai trouvé le moyen idéal : la course à pied. Je me suis intéressé à ce sport en 1990. J’avais perdu du poids l’année précédente (25 kilos)et pour rester sur la bonne voie, je m’étais  acheté une paire de chaussures pour la course à pied. C’est comme ça que tout a  commencé.</p>
<p>Cela m’a bien aidé pour le concours passé en 1992. J’ai limité la casse. On ne devient pas un grand champion en 2 ans alors que toute sa jeunesse, on n’a pas été sportif pour un sou et que la seule activité était l’ouverture du réfrigérateur et la télé (noir et blanc puis couleur). Néanmoins, j’avais eu la moyenne.</p>
<p>Entré en école, j’ai eu des hauts et des bas dans la pratique sportive. Je pratiquais la course une, deux voire trois fois par semaine exceptionnellement.</p>
<p>Après ma scolarité d’élève gardien de la paix, tout s’est arrêté. Les choses de la vie et les pseudo-bonnes résolutions font que quand la chose n’est pas arrivée à maturité, ça ne passe pas. Après une période d’abstinence sportive prolongée qui a resserré mes pantalons, je me suis dit qu’il était temps et que c’était un beau jour pour courir.</p>
<p>Trois séances par semaine, puis quatre. Participation à des compétitions comme amateur (10 km, semi-marathon, marathon, 100km, 24 h).</p>
<p>De quatre, je suis passé à cinq entraînements pour en être aujourd’hui à 6 en moyenne. Je cours pour venir travailler, pour rentrer chez moi, le matin, le soir, le midi. Bref, j’adapte mes séances  de sport à mes impératifs professionnels car il est très rare de pouvoir, dans la police nationale, adapter ses horaires de travail. Tout cela en favorisant la partie famille qui est le socle sur lequel tout est posé.</p>
<p>Bref, le virus s’était installé… avec ma bénédiction. Pourquoi courir me direz-vous ? A chacun son truc. L’important, c’est de se prendre en main vous répondrais-je.</p>
<p>Les délinquants sont de plus en plus jeunes. Les actes commis deviennent de plus en plus violents. Une bonne forme physique permet au policier de courir plus facilement, plus vite, plus loin, d’interpeller plus aisément. Passer les menottes après un sprint si l’on est complètement vidé, essoufflé, c’est dur, très dur…</p>
<p>Une bonne forme permet de se retirer du milieu lorsqu’il y a du grabuge. On n’est pas là pour être blessé ou tué. Comment bouger si l’on est en surpoids évident ?</p>
<p>La pratique d’une activité sportive permet également d’évacuer le stress et de se reposer la tête. Nous voyons des choses plus ou moins belles, plus ou moins faciles à digérer. Nous entrons dans le quotidien des gens où nous découvrons parfois des conditions de vie que l’on n’imaginait pas possibles en France. Nous côtoyons la vie… et la mort… qui peut nous renvoyer à notre histoire personnelle et appuyer là où ça fait mal…</p>
<p>Le sport est donc une soupape qui chasse les idées noires, permettant ainsi de continuer sa route en étant bien dans sa vie personnelle et professionnelle.</p>
<p>En si bon chemin, je profite de cet écrit pour vous parler d’une  épreuve de course à pied à laquelle je vais participer du 10 au 21 avril prochain.</p>
<p>Cette épreuve se nomme l&#8217;ultra trace de St-Jacques (www.ultratrace.fr). Elle part de  la commune du Puy en Velay pour se terminer à St Jean Pied de Port : 706 kilomètres en 12 étapes par le GR 65, chemin de St-Jacques de Compostelle. Des kilomètres d&#8217;effort, de sueur et de douleur : le pied pour un coureur.</p>
<p>A cette occasion, et comme je l&#8217;ai déjà fait (marathon, 100 km et 24 heures de course à pied), je vais porter les couleurs de l&#8217;association « Rêves » dont le but est la réalisation de rêves d&#8217;enfants malades au pronostic réservé.</p>
<p>J&#8217;ai la chance d&#8217;être en bonne santé et d&#8217;avoir un enfant, lui aussi en parfaite santé, mais d&#8217;autres personnes n&#8217;ont pas cette chance. Je profite donc de l&#8217;occasion qui m&#8217;est donnée pour aider à ma manière les membres de « Rêves » (www.reves.fr).</p>
<p>Sur l&#8217;épreuve citée supra, comme je l&#8217;ai dit, je porterai donc les couleurs de Rêves (logo sur tee-shirt). Mais cela ne s&#8217;arrête pas là. J&#8217;ai également ouvert un blog pour appeler aux dons et sur lequel je ferai un écrit, agrémenté d&#8217;une ou plusieurs photos, chaque jour (www.regis-ultrarun.blogspot.com). Malgré la fatigue de l&#8217;effort, je ferai en sorte de vous faire partager ce que j&#8217;ai vu, ce que j&#8217;ai ressenti, ce qui a fait ma journée.</p>
<p>Par l&#8217;intermédiaire de ce blog, vous pourrez ainsi, m&#8217;envoyer vos messages de soutien et par la même occasion, si le coeur vous en dit et si vos finances vous le permettent,  faire une promesse d&#8217;un don qui sera reversé à « Rêves », une fois l&#8217;épreuve terminée. Une attestation, remise par « Rêves », vous permettra d&#8217;obtenir une déduction de vos impôts, selon les termes de la loi.</p>
<p>N&#8217;hésitez pas à passer me lire. Je compte sur vous, « Rêves » et les enfants comptent sur vous.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1543" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/Reves.jpg" alt="" width="563" height="378" /></p>
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		<title>Et une tente, ça vous tente ???</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 11:55:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Régis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Régis]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/regis22.jpg" alt="" title="" width="252" height="315" class="alignleft size-full wp-image-1485" />Mai 1996. Une soirée fraiche mais pas humide. La brigade de nuit est presque au complet. Le gradé chef de section/chef de poste fait l'appel. Tout le monde se trouve derrière le bat-flanc. Le silence est là. Le rôle de chaque fonctionnaire est annoncé à haute voix et précède le listage des consignes, des notes et stages divers.

Pour cette nuit, pas de consigne particulière. La chasse au délinquant va pouvoir prendre son envol.

Deux véhicules équipés. Dans le premier, nous retrouvons Rémi, jeune stagiaire de son état en compagnie de deux gardiens de la paix titulaires Fred et Max. Fred a été désigné chef de bord et Max chauffeur du véhicule de police sérigraphié. Rémi, quant à lui, a le rôle d'équipage.

Après vérifications du véhicule et du matériel embarqué, et après une tasse de café nécessaire, c'est le grand départ en patrouille sur Noisy. 

Crédit Photo : ©Sicop / Jérôme MARTI-NOGUERE]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mai 1996. Une soirée fraiche mais pas humide. La brigade de nuit est presque au complet. Le gradé chef de section/chef de poste fait l&#8217;appel. Tout le monde se trouve derrière le bat-flanc. Le silence est là. Le rôle de chaque fonctionnaire est annoncé à haute voix et précède le listage des consignes, des notes et stages divers.</p>
<p>Pour cette nuit, pas de consigne particulière. La chasse au délinquant va pouvoir prendre son envol.</p>
<p>Deux véhicules équipés. Dans le premier, nous retrouvons Rémi, jeune stagiaire de son état en compagnie de deux gardiens de la paix titulaires Fred et Max. Fred a été désigné chef de bord et Max chauffeur du véhicule de police sérigraphié. Rémi, quant à lui, a le rôle d&#8217;équipage.</p>
<p>Après vérifications du véhicule et du matériel embarqué, et après une tasse de café nécessaire, c&#8217;est le grand départ en patrouille sur Noisy.</p>
<p>La commune de Noisy-le-Sec n&#8217;est pas une très grande commune. Il arrive parfois aux équipages de braconner sur des secteurs voisins, plus porteurs.<br />
En cette année 1996, la commune est plutôt calme même si la Seine-St-Denis est toujours dans un calme relatif&#8230;</p>
<p>Pas grand monde cette nuit là. Les précédentes ont eu leur lot de différends et d&#8217;A.V.P. (accidents de voie publique). Mais ce soir, seuls les chats sont de sortie. Même sur les ondes, on ne se bouscule pas au portillon.</p>
<p>Dans le véhicule, les discussions vont bon train. On parle de tout, on blague sans oublier de se concentrer sur son job. On observe chaque rue, chaque entrée de bâtiment. Les premières heures passent sans trop de difficulté : contrôles routiers, contrôles d’identité, inspection de certains H.L.M, points fixes dans les zones sensibles…</p>
<p>Puis, lorsque la ville s’endort véritablement et qu’il n’y a plus âme qui vive, la fatigue se fait sentir.<br />
Les discussions s’espacent, la vigueur marque une pause. Le froid caresse les vitres du véhicule dans lequel l’ambiance est au repos. Il fait une douce chaleur dans l’habitacle. Le conducteur patrouille lentement, le chef de bord scrute, l’équipage observe.<br />
Mais quand il n’y a rien, il n’y a rien : pas le moindre contrevenant, le plus petit délinquant, aucun client… Il devient difficile de lutter contre la fatigue…</p>
<p>« C’est mort ce soir » lance Max. Aucune réponse audible. La réalité est bien palpable. Rémi se dit qu’il serait bien mieux dans son lit, vu l’activité de la nuit. Ses paupières deviennent lourdes et pourtant il lutte. Mais le corps humain a ses limites.</p>
<p>Et oui, un policier reste un homme. Un « Robocop » opérationnel 24h/24h, ça n’existe que dans les films. Même Julie Lescaut ou Navarro s’endormiraient car le scénario n’est pas des meilleurs. Rémi repense à toutes ses connaissances qui lui rabâchent sans cesse : « Tu travailles de nuit. C’est cool. Tu as toute la journée de libre… ».</p>
<p>Et le sommeil alors ??? Oh !! Tu crois quoi ??? Je ne fonctionne pas à la « Duracell ».  Dormir la journée, ce n’est pas dormir la nuit et physiologiquement, on n’est pas fait pour veiller toute la nuit.</p>
<p>Le véhicule circule lentement. Passage RN3 devant Décathlon. « Tiens, ils ont installé des tentes afin de présenter les produits de camping. Ah bon, bof… Ca ne vaut pas le détour. » annonce Fred.</p>
<p>La patrouille continue son petit bonhomme de chemin dans le calme absolu. Et puis, allez savoir pourquoi, mais Fred décide de refaire un passage devant décathlon…</p>
<p>Et là !!! BINGO !!!</p>
<p>Quatre jeunes sur la chaussée en direction des Lilas. Ils trainent par groupe de deux une tente de taille impressionnante. Ni une, ni deux, les fonctionnaires s’éjectent du véhicule… avec une extrême difficulté. Aie !! Ca fait mal… Les nœuds présents dans le corps se défont… Ils étaient bien serrés. Les muscles, les articulations, toutes les parties du corps doivent se réveiller d’un coup d’un seul. Quasiment un réveil brutal. Un mort qui se réveille… et qui sent sa raideur cadavérique.</p>
<p>Il faut non seulement sortir dans le froid mais en plus se mettre à courir car le leitmotiv du voleur, c’est d’échapper à la police, et rapidement s’il vous plait.<br />
Un pas après l’autre, de plus en plus vite. Max et Rémi partent ensemble. On ne se sépare pas.<br />
Fred, plus chanceux, s’est attaqué au moins rapide qu’il maîtrise au sol. Une paire de menottes et le tour est joué. Le véhicule n’est qu’à quelques mètres de lui.</p>
<div id="attachment_1475" class="wp-caption aligncenter" style="width: 370px"><img class="size-full wp-image-1475 " style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/MARTI001.jpg" alt="©Sicop / Jérôme MARTI-NOGUERE" width="360" height="480" /><p class="wp-caption-text">©Sicop / Jérôme MARTI-NOGUERE</p></div>
<p>Max accélère derrière les trois jeunes hommes qui courent en direction de la cité située rue de Paris. Radio en main, il fait ce qu’il peut pour passer le message alors que Rémi court à ses côtés et que Fred maintient l’interpellé au sol.</p>
<p>Le centre d’information et de commandement avisé, Max n’a plus qu’à se concentrer sur ses proies. On a beau se maintenir en forme, ou tout du moins essayer, il n’est tout de même pas facile de courir après être resté un long moment plié dans un véhicule surchauffé. « Ce qu’il ne faut pas faire pour obtenir un petit moment de plaisir ».</p>
<p>Les jeunes, rapides et surtout bien échauffés n’attendent pas. Pourtant, l’un des trois est beaucoup moins rapide que ses comparses. Il sera la proie… Un point c’est tout…<br />
Une centaine de mètres plus loin, il passe à la casserole. Il est interpellé et plaqué sur le sol lui-aussi. Les menottes passées, Max et Rémi, impuissants, ne peuvent que voir s’enfuir les deux derniers fuyards. Pas de colère ni de tristesse. Il ne faut jamais oublier que « tout vient à point à qui sait attendre ». Cette maxime est particulièrement vraie dans la Police. Il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas.</p>
<p>Deux interpellations sur quatre, c’est une bonne chose. Tout ce beau monde est embarqué dans un véhicule arrivé en renfort pendant que d’autres équipages, arrivés eux aussi en soutien, patrouillent dans les environs afin de débusquer les fuyards.</p>
<p>Max et Rémi se dirigent vers le portail du centre Décathlon alors que Fred garde le véhicule de Police. Sur le parking se trouvent quelques tentes. Max regarde attentivement. Il n’y a pas âme qui vive. « On va aller voir » dit Max. Les deux policiers montent sur le portail afin de le franchir. Rémi est le premier à passer l’obstacle.</p>
<p>Alors que Max se hisse, un molosse de type Rottweiler arrive en trombe, l’air pas, mais pas du tout content que les deux fonctionnaires se soient permis de marcher sur son territoire. Le chien n’est plus qu’à quelques mètres de Rémi, qui, surpris par cette apparition, n’a le temps de rien faire. Max, en équilibre sur le portail, ne peut pas en faire plus. Alors que Rémi se dit qu’il va bientôt lui manquer un morceau, qu’il ne souhaite pourtant pas laisser à ce cannibale canidé,  le chien stoppe et fait demi-tour. Tout en émoi, Rémi voit arriver un agent de sécurité. Il s’approche et attache son chien tout en s’excusant :  « Désolé messieurs. J’espère que vous allez bien. »</p>
<p>Plus de peur que de mal… Max lui présente les faits. L’agent de sécurité, tout ennuyé indique alors que les jeunes l’ont menacé : «Ils m’ont surpris alors que je regardais à l’intérieur d’une tente. Ils m’ont dit qu’ils me feraient du mal si je bougeais, ne serait-ce qu’un cheveu. J’ai obtempéré. »</p>
<p>Max lui demande d’aviser sa société et de venir le plus rapidement au commissariat pour audition et dépôt de plainte. Identité prise et renseignements divers notés, Max, Fred et Rémi font retour au service.</p>
<p>Rémi se souviendra toujours des propos de Max, faits sur le retour :<br />
« Tu vois Rémi,  je ne sens pas les déclarations de l’agent de sécurité. Il nous cache quelque chose. Il était trop gêné. Y’a quelque chose qui coince. »</p>
<p>Cela étant dit, le véhicule arrive au commissariat de Police de Noisy-le-Sec où attendent les deux interpellés. S’ensuivent un compte rendu verbal effectué au chef de brigade qui fait office également de chef de poste ainsi qu’un avis aux officiers de police judiciaire de permanence de nuit, par téléphone.</p>
<p>En attendant ces derniers qui procéderont au placement des interpellés en garde à vue, Max se met à la batteuse  pour rédiger le procès-verbal d’interpellation.</p>
<p>20 minutes plus tard, arrivée de l’officier de police judiciaire de nuit et placement en garde à vue jusqu’à prise de service des O.P.J. de journée.</p>
<p>Finalement, après cette jolie nuit, le repos est de rigueur. C’est chose faite après arrivée de la brigade de journée. « Home sweet home ».</p>
<p>Le résultat, en fin de compte :<br />
- quatre interpellations au total : deux la nuit et deux par les O.P.J. de journée. Rare sont les petits voyous qui ne balancent pas leurs complices.<br />
- un gros mensonge : l’agent de sécurité n’avait pas dit la vérité. Il avait voulu cacher le fait qu’il avait dormi pendant la nuit, à côté de son chien qui avait, lui aussi, le sommeil lourd. Pas de vol sous la menace.<br />
- un patron sympathique : l’employeur de l’agent de sécurité n’avait pas décidé, le mensonge avoué, de licencier son employé pour faute grave. Un beau geste…<br />
L’histoire ne dit pas si ce dernier est devenu insomniaque, de peur de perdre son job.</p>
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		<title>Quand on se croit tout permis&#8230; sans en avoir un</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 15:52:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Régis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Régis]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1340" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/Photo_Regis_200110.jpg" alt="" width="316" height="214" />Une soirée de février 1996. La brigade de nuit du commissariat de Police de Noisy le Sec, Seine-Saint-Denis, vient de prendre son service. Comme souvent, les effectifs présents permettent de composer deux véhicules de patrouille. Un véhicule à trois fonctionnaires et un véhicule de soutien à deux fonctionnaires. Un policier stagiaire dans chaque véhicule. Au commissariat, on trouve un brigadier chef, chef de brigade qui fait aussi office de chef de poste pour la nuit ainsi qu'un fonctionnaire à la radio. Pas de gardés à vue. Une nuit qui s'annonce calme car il fait froid dehors...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1340  aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/Photo_Regis_200110.jpg" alt="" width="316" height="214" /></p>
<p>Une soirée de février 1996. La brigade de nuit du commissariat de Police de Noisy le Sec, Seine-Saint-Denis, vient de prendre son service. Comme souvent, les effectifs présents permettent de composer deux véhicules de patrouille. Un véhicule à trois fonctionnaires et un véhicule de soutien à deux fonctionnaires. Un policier stagiaire dans chaque véhicule.</p>
<p>Au commissariat, on trouve un brigadier chef, chef de brigade qui fait aussi office de chef de poste pour la nuit ainsi qu&#8217;un fonctionnaire à la radio. Pas de gardés à vue. Une nuit qui s&#8217;annonce calme car il fait froid dehors, température proche de zéro degré. Il ne neige pas, il ne pleut pas. Le ciel est dégagé et la lune permet une visibilité excellente. Cela n&#8217;est pas forcément pour plaire aux voyous et aux policiers, trop visibles pour le coup.</p>
<p>Après annonce de la composition des équipages et lecture des consignes et télégrammes divers, chacun fait ce qu&#8217;il doit faire : prise en compte du matériel, des véhicules&#8230; Toutes ces choses qui font qu&#8217;un équipage est autonome et fin prêt quand survient l&#8217;intervention.</p>
<p>Une vingtaine de minutes après la prise de service, c&#8217;est tout ce beau monde qui embarque et chaque véhicule commence sa patrouille. Dans le véhicule de soutien, on trouve un fonctionnaire qui compte environ six ans de service que nous nommerons Max et un policier stagiaire arrivé tout frais et moulu cinq mois auparavant, Rémi.</p>
<p>La nuit commence lentement. Pas un chat, ce qui est plutôt rare en banlieue. Le froid a eu raison des plus courageux. Quel job que celui d&#8217;un nuiteux qui veille sur les âmes endormies, sur les couples enlacés et sur la population qui travaille la nuit. De même, il n’est pas facile de lutter contre la fatigue lorsque tout est vraiment calme et que le véhicule est surchauffé.</p>
<p>De longues minutes passent, puis, arrive, comme une délivrance, un message du centre d&#8217;information et de commandement annonçant qu&#8217;un véhicule venant de Paris et se dirigeant vers la Seine-Saint-Denis refuse de s&#8217;arrêter aux injonctions des fonctionnaires de police.</p>
<p>Max écoute attentivement le message, comme Rémi d&#8217;ailleurs. L&#8217;adrénaline se déverse peu à peu dans le sang de chaque fonctionnaire. Le rythme cardiaque s&#8217;accélère et là, comme une détonation, Max s&#8217;écrit :</p>
<p>- « Vite, on va se rendre au carrefour pont de Bondy ! S&#8217;il s&#8217;amène par la RN3, on aura une chance de le serrer ! ».</p>
<p>Max accélère et commence sa progression. La plupart du temps, qu&#8217;il soit chef de patrouille ou non, Max aime conduire, ce qu&#8217;il fait plutôt bien. Pourtant, le véhicule n&#8217;apprécie pas forcément sa conduite car une odeur de plaquettes se fait sentir dans l&#8217;habitacle. Max, tel le prédateur qui doit bloquer sa proie pour survivre, se concentre sur l&#8217;objectif, sans oublier, expérience oblige, tout ce qu&#8217;il faut prévoir lorsque l&#8217;on roule rapidement, à savoir l&#8217;imprévisible. Ce rythme élevé n&#8217;est pas forcément facile à soutenir pour un policier tout frais émoulu.</p>
<p>Après plusieurs minutes qui semblent durer une éternité, le véhicule s&#8217;immobilise, pont de Bondy. De la fumée se fraie un passage au niveau de chacune des roues avant, résultat du combat &#8216;Chaleur des plaquettes VS froidure ambiante&#8217;. Les disques de freins, rougis par tant de violence, paraissent tout droit sortis de l&#8217;enfer ou de l&#8217;office d&#8217;un ferronnier. Rémi peut reprendre ses esprits et souffler, souffler encore, hors de l&#8217;habitacle, pour que tout ce stress s&#8217;évacue au plus vite.</p>
<p>La radio hurle un message supplémentaire :</p>
<p>- « Le véhicule qui a refusé le contrôle est une Renault 19, verte, avec un individu à son bord. Il se trouve sur la RN3 et se dirige vers Livry-Gargan. Ne prenez aucun risque. Il circule à vive allure et ne prend aucune précaution à chaque carrefour franchi.»</p>
<p>Max avait eu raison. L&#8217;expérience, ou le sens inné du chasseur qui se glisse dans la peau de sa proie afin d&#8217;en prévoir les réactions.</p>
<p>En regardant en direction de Pantin, Rémi aperçoit un jeu de lumières qui se rapproche très rapidement : du bleu, de l&#8217;orange. Une multitude de lumières. Le véhicule en fuite se rapproche et il n&#8217;est pas seul. Du pont de Bondy, on dirait qu&#8217;une armada de véhicules de police suit cet inconscient qui risque sa vie et la fait risquer à tout le monde.</p>
<p>Il est difficile de savoir, à un tel moment, ce qui se passe dans la tête d&#8217;un inconscient, fou du volant. Comment, ce qui n&#8217;est qu&#8217;une banale infraction au départ, devient un acte d&#8217;une extrême gravité ?</p>
<p>Rémi regarde Max et annonce au centre d&#8217;information, leur arrivée sur le carrefour. On ne peut décemment rien faire pour stopper ce fou furieux sans risquer un incident d&#8217;une extrême gravité.</p>
<p>Un vacarme gronde. Le fuyard est à cent mètres, suivi par une bonne dizaine de véhicules de police. Ça hurle, ça vrombit, ça illumine, ça impressionne, ça fait peur aussi&#8230; Toute autre réalité disparaît. Ne persiste que cette toile dont la peinture dessine des formes sans cesse en mouvement.</p>
<p>Un réveil brutal. Le fuyard commet une erreur de conduite. Trop de stress, une faute d&#8217;inattention… Quoi qu&#8217;il en soit, son véhicule quitte la chaussée, monte sur le trottoir et en profite pour laisser son train avant sur place. Il s&#8217;immobilise quelques mètres plus loin. La portière-conducteur s&#8217;ouvre rapidement. Une forme sort et se met à courir en direction de Bondy. Tous les véhicules de police s&#8217;arrêtent net. Tout le monde met pied à terre et court.</p>
<p>Un calme relatif retombe sur le carrefour. Des centaines de personnes dorment, sans imaginer ce qui vient de se passer sous leurs fenêtres. Rêve ou cauchemar&#8230;</p>
<p>Quelques instants plus tard, un groupe de fonctionnaires revient. Il avance sûrement en direction d&#8217;un véhicule. Interpellation effectuée. Pas de blessés.</p>
<p>Et l&#8217;auteur dans tout ça ? Il faut le voir pour le croire. Un jeune de 17 ans (pas de permis de conduire, bien sûr). Pendant le sommeil de ses parents, il avait emprunté la voiture de son père. Pris de panique, c&#8217;est ce qu&#8217;il a dit ensuite, il avait voulu échapper à ce que l&#8217;on nomme, mais pas à juste titre, car il n&#8217;y en a pas, un contrôle de routine.</p>
<p>Bilan de la course. Un véhicule bon pour la casse et une famille avec un lot de soucis dont elle se serait bien passée. Ça laisse songeur… n’est-ce pas ?</p>
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		<title>Changement de cap&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 15:10:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Régis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Régis]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1209" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/logopaf.jpg" alt="" width="301" height="226" />Qui dit premier article dit petite présentation. Je me prénomme Régis et je suis Brigadier-Chef de Police. J'ai 40 ans. Voilà  15 ans que je suis dans la maison Police Nationale. Je suis marié et père d'une fillette de bientôt onze ans. Je ne suis pas né avec l'envie d'être policier et je ne suis pas issu d'une famille de policiers. J'ai grandi comme beaucoup, avec le respect et parfois un peu de peur de ces personnes en tenue : « ATTENTION, si tu fais l'imbécile, les policiers t'enverront en prison... ». Après une scolarité que l'on va qualifier de «normale », je me suis dirigé vers les métiers de bouche car j'adorais les bons petits plats (cela se voyait bien sur mon physique...).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1209" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/logopaf.jpg" alt="" width="301" height="226" />Qui dit premier article dit petite présentation.</p>
<p>Je me prénomme Régis et je suis Brigadier-Chef de Police. J&#8217;ai 40 ans. Voilà  15 ans que je suis dans la maison Police Nationale. Je suis marié et père d&#8217;une fillette de bientôt onze ans.</p>
<p>Je ne suis pas né avec l&#8217;envie d&#8217;être policier et je ne suis pas issu d&#8217;une famille de policiers.</p>
<p>J&#8217;ai grandi comme beaucoup, avec le respect et parfois un peu de peur de ces personnes en tenue : « ATTENTION, si tu fais l&#8217;imbécile, les policiers t&#8217;enverront en prison&#8230; ».</p>
<p>Après une scolarité que l&#8217;on va qualifier de «normale », je me suis dirigé vers les métiers de bouche car j&#8217;adorais les bons petits plats (cela se voyait bien sur mon physique&#8230;). J&#8217;ai fait une première année en hôtellerie, puis voyant que j&#8217;avais fait fausse route, j&#8217;ai tenté une formation dans la comptabilité&#8230; J&#8217;aime aussi les chiffres.</p>
<p>Après un C.A.P./B.E.P de comptabilité, j&#8217;ai passé un baccalauréat G2 (Gestion) puis j&#8217;ai obtenu un Diplôme Universitaire de Technologie en Gestion des Entreprises et des Administrations option finances/comptabilité&#8230; Du chiffre, encore du chiffre.</p>
<p>Arrivé en âge d&#8217;exécuter mon service national, je me suis dit que porter un sac à dos n&#8217;était pas d&#8217;un intérêt certain. J&#8217;ai alors sollicité la possibilité de faire mon service national en Gendarmerie Nationale ou en Police Nationale. Le choix a été fait pour moi et j&#8217;ai intégré en décembre 1991 l&#8217;école de police de Fos-Sur-Mer (13) en tant que policier auxiliaire. Deux mois de formation puis une affectation au commissariat de police de Toulon (83). Cela m&#8217;a donné l&#8217;envie d&#8217;embrasser cette profession : ne pas être enfermé dans un bureau, traquer le « bandit », voir ce que l&#8217;on n&#8217;a pas l&#8217;habitude de voir : la vrai vie des autres&#8230; Des choses agréables et d&#8217;autres beaucoup moins&#8230; La richesse comme la pauvreté&#8230; Des horaires particuliers&#8230; Mais surtout un métier hors norme.</p>
<p>Un concours passé en octobre 1992 et une incorporation deux ans plus tard ont concrétisé ma volonté de devenir policier.</p>
<p>En 1994, j&#8217;intègre l&#8217;E.N.P de Marseille en tant qu&#8217;élève gardien de la paix. A l&#8217;issue de la formation, je prends mes fonctions en Seine-Saint-Denis au Commissariat de Police de Noisy-le-Sec.</p>
<p>Deux années en brigade de nuit et deux en brigade de jour plus tard, je quitte le 9-3 (comme certains disent) et je prends mes fonctions au commissariat de police de Vaulx-en-Velin dans le Rhône (quand on aime les secteurs qui « bougent », on ne compte pas).</p>
<p>Une année plus tard, je fais un passage par la compagnie de circulation de Lyon (aujourd&#8217;hui unité de sécurité routière) où je sévis avant d&#8217;intégrer la Direction de la Formation de la Police Nationale et le Centre de Formation de la Police Nationale de Sainte-Foy-Lès-Lyon comme formateur généraliste (période riche en anecdotes mais surtout en relations humaines diverses).</p>
<p>Restructuration oblige, depuis le 1er juillet dernier, j&#8217;exerce mes fonctions dans le service de police aux frontières de Lyon.</p>
<p>Voici en quelques lignes mon parcours scolaire et professionnel.</p>
<p>Pour terminer cette présentation et comme je l&#8217;ai précisé ci-dessus, enfant, je n&#8217;étais pas spécialement intéressé par ce métier, ce n&#8217;était pas un rêve.</p>
<p>Ce n&#8217;est toujours pas un rêve mais aujourd&#8217;hui, plus qu&#8217;hier, je me dis qu&#8217;il vaut la peine qu&#8217;on le pratique avec sérieux car il peut être le meilleur métier du monde comme le pire (les mauvaises habitudes le transformant souvent en la pire des choses).</p>
<p>Je vous dis à bientôt pour de nouveaux écrits car je vais faire une séance de course à pied.  Et surtout n&#8217;hésitez pas à me laisser vos commentaires.</p>
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