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	<title>Blog recrutement Police nationale</title>
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	<description>Découvrez le blog police nationale recrutement</description>
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		<title>Le départ d’une escorte</title>
		<link>http://www.blog-police-recrutement.com/2010/03/11/le-depart-d%e2%80%99une-escorte/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 10:05:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Loïc]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/avion21-300x224.jpg" alt="avion2" title="avion2" width="300" height="224" class="alignleft size-medium wp-image-1438" />Quand on est, comme moi Lieutenant d’aérogare, on est amené, plus ou moins régulièrement, à prendre une autre casquette, qui est celle de chef de quart. On est alors, le temps d’une permanence, rattaché, non plus à la Division Immigration, mais à l’Etat-Major de l’aéroport.<br /><br /> Les missions peuvent parfois se recouper, mais il en est une qui incombe particulièrement au chef de quart, c’est d’être envoyé sur les escortes. 

Les escortes, souvent, se passent bien… et donc on n’en entend pas parler. Le problème, forcément, c’est plutôt quand ça se passe mal. 

La radio annonce : « Les passagers refusent de s’asseoir, le reconduit est très virulent, nous sollicitons la présence d’un officier sur place… »
« Reçu. »]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/avion21-300x224.jpg" alt="avion2" title="avion2" width="300" height="224" class="alignleft size-medium wp-image-1438" />Quand on est, comme moi Lieutenant d’aérogare, on est amené, plus ou moins régulièrement, à prendre une autre casquette, qui est celle de chef de quart. On est alors, le temps d’une permanence, rattaché, non plus à la Division Immigration, mais à l’Etat-Major de l’aéroport.  </p>
<p>Les missions peuvent parfois se recouper, mais il en est une qui incombe particulièrement au chef de quart, c’est d’être envoyé sur les escortes.</p>
<p>Les escortes, souvent, se passent bien… et donc on n’en entend pas parler. Le problème, forcément, c’est plutôt quand ça se passe mal.</p>
<p>La radio annonce : « Les passagers refusent de s’asseoir, le reconduit est très virulent, nous sollicitons la présence d’un officier sur place… »<br />
« Reçu. »</p>
<p>Le téléphone sonne…</p>
<p>Voilà comment débute souvent l’intervention d’un Officier sur une escorte. Il faut réagir vite, en effet, cela signifie en général que dans un avion, c’est à dire dans un espace tout à fait restreint, une escorte policière accompagnant un reconduit, est prise à partie par des passagers qui s’opposent à cette reconduite.</p>
<p>Arrivé au pied de l’avion, je constate que la Compagnie d’Intervention Polyvalente est déjà là, en ligne, casques au coté, jambières attachées, boucliers prêts. Je monte par la passerelle arrière et perçois, dès la porte, la rumeur qui gronde à l’intérieur de l’avion.</p>
<p>Le chef d’escorte vient à moi, me rend compte de la situation : comportement de l’escorté, réaction de l’équipage, attitude du commandant de bord, et conduite des passagers.</p>
<p>Je découvre effectivement que de nombreux passagers sont debout, invectivant les escorteurs, et remarque immédiatement parmi eux les deux individus que le chef d’escorte m’a décrit comme étant les « meneurs » de la contestation.</p>
<p>Je m’avance dans la travée, essayant d’expliquer à certains les tenants et les aboutissants de notre mission. Derrière moi, les collègues de la CIP se sont équipés et positionnés en bout d’allée, prêts à intervenir. La situation est tendue, c’est un échange forcément inextricable et vain entre textes de loi et convictions.</p>
<p>Cette fois, nous avons de la chance, le commandant de bord nous appuie et explique à tous les passagers que le vol ne partira pas tant que tout le monde ne sera pas assis. En vain.</p>
<p>Le calme ne revient pas : les colonnes de la CIP pénètrent simultanément dans les 2 allées, boucliers en protection, puis reculent, emmenant avec elles les deux personnes précédemment désignées.</p>
<p>Malgré cette double interpellation, la situation ne s’améliore pas vraiment, et nous n’avons  plus d’autre choix que de faire descendre l’escorte, à la demande du commandant de bord. En effet, si celui-ci estime que la sécurité de son vol est menacée, il peut demander à ce que l’escorte soit débarquée.</p>
<p>Deux personnes en garde à vue, et une escorte qui reste au sol, c’est un échec.</p>
<p>Les motivations des passagers qui interviennent peuvent être diverses : certains évoquent les Droits de l’Homme qui seraient bafoués, d’autres arguent du fait que notre présence retarde le départ du vol, d’autres encore refusent tout simplement de voyager avec un individu escorté par la police, invoquant des raisons de sécurité.</p>
<p>Dans cette situation, le rôle de l’officier est multiple : il est à la fois l’interlocuteur privilégié du commandant de bord (qui est responsable de la sécurité à bord de l’avion), tout en étant celui qui va tenter de faire revenir le calme à bord, faire procéder à d’éventuelles interpellations parmi les passagers en cas de commission d’infractions, tout en rendant compte en temps réel à sa hiérarchie…</p>
<p>Heureusement, il y a des escortes qui se déroulent beaucoup mieux.</p>
<p>A l’occasion d’une permanence récente, on m’annonce ainsi qu’il y aura dans l’après-midi une escorte de deux personnes (plus cinq escorteurs), qui voyage avec un reconduit sans escorte, sur une destination sensible… autant dire que je me prépare dès le début à devoir intervenir.<br />
D’ailleurs, je prends les devants et vais prendre contact avec la chef d’escorte, qui m’informe alors, que, pas de chance, le vol aurait de une à trois heures de retard… A la tension habituelle vont donc s’ajouter l’impatience, l’exaspération et la fatigue de tout le monde…</p>
<p>Finalement, c’est seulement 45 minutes plus tard que la chef d’escorte me rappelle pour m’annoncer qu’ils sont déjà à bord… Je me rends rapidement au pied de l’avion, prêt à intervenir en cas de besoin…</p>
<p>15 minutes plus tard, les portes se ferment, l’avion commence à rouler, et j’annonce :<br />
« Concernant le vol xxxx, je vous informe que l’avion est au roulage, je quitte les lieux, aucun incident à déplorer. »</p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;expert « en » comptabilité</title>
		<link>http://www.blog-police-recrutement.com/2010/03/04/lexpert-%c2%ab-en-%c2%bb-comptabilite/</link>
		<comments>http://www.blog-police-recrutement.com/2010/03/04/lexpert-%c2%ab-en-%c2%bb-comptabilite/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 10:13:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Eric]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1414" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/Eric-Porte-Saint-denis.jpg" alt="" width="199" height="319" />C'est Audiard qui le disait dans un de ses films : « je suis expert en comptabilité, pas expert comptable ». Le type que j'ai rencontré ben... il a été... un expert en comptabilité... et il est devenu un « suicidé » de très belle « facture ». 

C'est juste après cette enquête que j'ai lu « L'empire des Loups » de Jean Christophe GRANGE, et j'ai compris que « les Loups Gris » sont des mots à ne jamais prendre à la légère.

Je suis à la Brigade Financière depuis peu, et on ne peut pas dire que je connaisse tous les secrets de la finance et du  « plan comptable », mais à la vue de l'enquête qui me tombe dessus ce matin, vous saurez que ce monde est... surprenant et qu'il peut être... dangereux.

Il fait beau en ce matin de juin sur Paris. Le soleil inonde les rues et les gens ont l'air plutôt sympa, c'est rare. J'attache mon vélo au pied du prestigieux immeuble de la BF et je me pointe devant l'ascenseur, mais pour la troisième fois cette semaine, il est encore en panne. Allez courage, il y a juste 10 étages avant de rejoindre mon bureau. Un supplément de sport ça fait pas de mal...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1414" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/Eric-Porte-Saint-denis.jpg" alt="" width="199" height="319" />C&#8217;est Audiard qui le disait dans un de ses films : « je suis expert en comptabilité, pas expert comptable ». Le type que j&#8217;ai rencontré ben&#8230; il a été&#8230; un expert en comptabilité&#8230; et il est devenu un « suicidé » de très belle « facture ». C&#8217;est juste après cette enquête que j&#8217;ai lu « L&#8217;empire des Loups » de Jean Christophe GRANGE, et j&#8217;ai compris que « les Loups Gris » sont des mots à ne jamais prendre à la légère.</p>
<p>Je suis à la Brigade Financière depuis peu, et on ne peut pas dire que je connaisse tous les secrets de la finance et du  « plan comptable », mais à la vue de l&#8217;enquête qui me tombe dessus ce matin, vous saurez que ce monde est&#8230; surprenant et qu&#8217;il peut être&#8230; dangereux.</p>
<p>Il fait beau en ce matin de juin sur Paris. Le soleil inonde les rues et les gens ont l&#8217;air plutôt sympa, c&#8217;est rare. J&#8217;attache mon vélo au pied du prestigieux immeuble de la BF et je me pointe devant l&#8217;ascenseur, mais pour la troisième fois cette semaine, il est encore en panne.</p>
<p>Allez courage, il y a juste 10 étages avant de rejoindre mon bureau. Un supplément de sport ça fait pas de mal.  J&#8217;y arrive en sueur et le souffle court pour y trouver un dossier posé près de mon ordinateur. Une enquête laissée à ma&#8230; sagacité « comptable », par mon chef de groupe bien aimé.</p>
<p>J&#8217;ouvre la chemise et c&#8217;est comme si le ciel me tombait sur la tête.<br />
- « Chef, c&#8217;est quoi c&#8217;t'enquête que tu m&#8217;donnes ? Il est gérant de 50 sociétés le mec que je dois identifier ? 50 sociétés ! C&#8217;est une blague ou quoi ? », je demande, avec dans les yeux un océan d&#8217;incrédulité.</p>
<p>- « On n&#8217;a pas plus d&#8217;infos que ça. Le mandataire judiciaire est aussi surpris que nous car il a avisé le procureur et c&#8217;est le procureur qui nous charge de mettre la main sur ce chef d&#8217;entreprise&#8230; hors norme !! Allez bon courage et que la force « comptable » sois avec toi jeune Padawan. En plus, avec ta tête de turc, c&#8217;est du tout cuit !!! »</p>
<p>Je laisse échapper un sourire, je l&#8217;aime bien mon chef. Un peu trop cravaté à mon goût, pas trop flic de terrain mais c&#8217;est un ancien et c&#8217;est grâce aux anciens que l&#8217;on peut avancer dans la boîte.</p>
<p>J&#8217;ouvre le dossier et m&#8217;imprègne du contenu. Alors, on a affaire à un Turc de 50 ans et des brouettes, sans domicile fixe et qui tient les rênes de  50 SARL (Société Anonyme à Responsabilité Limitée). Je me connecte sur nos divers fichiers et en élargissant mes recherches, je lui découvre pas moins de 50 autres sociétés à son nom. C&#8217;est quoi cette affaire ? C&#8217;est qui ce type ? Tapie, à côté, il ferait pâle figure, mais je sens du louche là-dessous.</p>
<p>Toutes les sociétés sont en liquidation judiciaire chez des dizaines de mandataires judiciaires différents. Voilà le lien qui unit ce « gérant du siècle » avec toutes ces boites. Les liquidations judiciaires. Maintenant, faut lui mettre la main dessus car mes fichiers m&#8217;indiquent que ce type, c&#8217;est&#8230; un SDF qui traine dans le quartier turc de Paname, le 10ème arrondissement, et qui ne dispose, en tout et pour tout, que d&#8217;un titre de séjour.</p>
<p>J&#8217;appelle mes collègues ilotiers du quartier. Je prends rencard avec eux, non sans avoir récupéré la photo de mon gérant aux « supers pouvoirs ». Ils sont cool les ilotiers, ils connaissent leur boulot et m&#8217;indiquent que le type en question traine dans un square vers la rue de l&#8217;Echiquier. Ils me font rencontrer un Turc bien implanté dans le quartier qui bosse pour eux et qui connaît le mec que je recherche. Il veut bien me le montrer mais&#8230; rien de plus. Nous convenons qu&#8217;il va juste me le désigner en lui mettant la main sur l&#8217;épaule pour que je puisse le reconnaitre.</p>
<p>Il me dirige en plein cœur du 10ème. Rue du faubourg Saint-Denis. Il me demande d&#8217;attendre au coin du passage Reilhac. Il descend le faubourg Saint-Denis. Je le suis du regard et le vois se diriger vers un groupe d&#8217;une quinzaine de turcs stationnés angle rue de Metz&#8230; Il prend l&#8217;un des types par l&#8217;épaule et l&#8217;éloigne du groupe. Je file par la cour des petites écuries pour passer devant eux et j&#8217;attends au coin de la rue d&#8217;Enghein. Mon indic me désigne du doigt et il lâche son compagnon de route qui s&#8217;avance vers moi. Il marche la tête basse et m&#8217;arrive dessus sans même lever les yeux. Je l&#8217;emmène  s&#8217;assoir à la table d&#8217;un troquet.</p>
<p>- « Tu veux boire quoi ? » je lui demande.</p>
<p>- « Une bière m&#8217;sieur, mais j&#8217;ai pas d&#8217;sous sur moi ! », il ajoute, l&#8217;air inquiet en regardant derrière lui. « Faut pas qu&#8217;on m&#8217;voit causer avec un « franciz », c&#8217;est pas bon pour moi ça ».</p>
<p>- « Qui sait que je suis français, je ressemble à un Turc non ? Y&#8217;a pas de risque. Enfin c&#8217;est pas tout mais, j&#8217;ai un souci, enfin pas moi&#8230; Une société en liquidation de mon beau-frère, il sait pas comment faire. On m&#8217;a dit que, toi, tu connais ça. Tu veux bien l&#8217;aider. Il a peur de payer des impôts. Il sait plus quoi faire. Aide-moi s&#8217;il te plaît. »</p>
<p>- « Moi, je donne juste mon nom et mes papiers au comptable. C&#8217;est lui qui fait tout le reste. C&#8217;est lui qui fait les démarches. Moi, je donne juste mon nom et je gagne un peu de fric, de quoi vivre tu vois ? » m&#8217;explique-t-il dans un français approximatif.</p>
<p>- « Ok je vois. C&#8217;est qui le comptable ? » Je lui demande avec juste ce qu&#8217;il faut de crainte dans la voix pour qu&#8217;il se sente en sécurité.</p>
<p>- « Rue du Faubourg Saint-Denis, au numéro 51, mais c&#8217;est pas moi qui te l&#8217;ai dit. Tu l&#8217;as trouvé par quelqu&#8217;un d&#8217;autre ok ? ». Là, c&#8217;est la peur que je vois dans ses yeux.</p>
<p>Je rentre au bureau et je consigne tout cela sur procès-verbal, car c&#8217;est ça aussi le boulot de flic : du papier, du papier et encore du papier. Je décide d&#8217;aller le lendemain voir le fameux comptable mais pas seul cette fois-ci. Je demande à mon collègue de bureau de venir en virée à « Istanbul » avec moi. On arrive au pied de l&#8217;immeuble et c&#8217;est un défilé que nous voyons. Un Turc sort, un Turc rentre. Tous en tenue d&#8217;ouvrier, tous avec des KBIS de société à la main. Je laisse mon pote en planque devant la porte et je rentre à la suite d&#8217;un Turc en tenue de maçon.</p>
<p>1er étage. Un appartement transformé en bureaux. Quatre charmantes secrétaires. Je me présente discrètement à l&#8217;une d&#8217;elles, mais cette fois-ci, j&#8217;annonce la couleur, carte de Police à la main. Un sésame qui me conduit devant le « comptable » tant recherché. Un type banal pas plus comptable que moi, juste un type qui connait les rouages du registre de commerce. Une convocation pour une audition au bureau et je le laisse en proie à une intense réflexion, car il se demande quand même comment je suis arrivé jusqu&#8217;à lui.</p>
<p>Quelques jours après, il est assis devant moi. Il m&#8217;explique tout. Les sociétés turques créées pour deux ou trois chantiers de BTP ou de confection. Quand l&#8217;heure de payer les impôts sonne, il met un pauvre bougre de SDF comme gérant de paille. Il lui donne quelques pièces et hop le tour est joué, les impôts ne pourront pas tondre un œuf. Comme la multi-gérance n&#8217;est pas illégale je n&#8217;ai pas grand chose à me mettre sous la dent. Les gérants ont le droit de céder leurs parts de sociétés, ce qu&#8217;ils font pour l&#8217;euro symbolique. Peut-être un exercice illégal d&#8217;expertise comptable mais, il me répond :</p>
<p>- « M&#8217;sieur j&#8217;suis pas expert comptable, j&#8217;suis expert&#8230; en comptabilité, c&#8217;est pas pareil !!! »</p>
<p>Et l&#8217;ordre des experts comptables&#8230; Y&#8217;a pas plus frileux que ces gens-là. Je suis bien obligé de le laisser repartir et je sais que je laisse filer un mec qui utilise le système mais je n&#8217;y peux rien.</p>
<p>Le quartier turque à Paris. Un endroit surprenant et dangereux. Les Loups Gris y font la Loi. Le PKK n&#8217;aime pas que les flics viennent fourrer leur nez dans les ateliers clandestins&#8230; Je suis assis à mon bureau quelques semaines après. Le téléphone sonne&#8230; Un ilotier du Xème arrondissement qui me dit :<br />
- « Eric, tu sais que ton faux comptable, il s&#8217;est suicidé dimanche matin dans son canapé clic-clac ? »</p>
<p>Je suis allé voir la procédure, juste la curiosité du flic. Il s&#8217;était « suicidé » avec une arme dont le numéro était limé, dans le chargeur, il y avait des balles de marques différentes les unes des autres et sa nouvelle nana, trouvée la veille en boîte de nuit&#8230; Ben, elle pleurait pas tant que ça ! On se suicide le lendemain d&#8217;avoir « levé » une sublime turque en boîte ?</p>
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		<title>Un carnaval guyanais animé !</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 13:08:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël</dc:creator>
				<category><![CDATA[Joël]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1395" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/carnaval1.jpg" alt="" width="317" height="216" />J’avais entendu parler de ce carnaval en lisant les guides touristiques, dans l’attente de mon affectation à la DDSP de Cayenne, mais j’avoue que le vivre au quotidien est plus exotique encore. Imaginez un peu, sept semaines consécutives de festivités hebdomadaires, et pour terminer une dernière ligne droite de quatre jours : La Grande Parade avec 58 groupes dont certains composés de plusieurs centaines de danseurs et musiciens, puis les trois soirées des jours gras, une institution ici. La première à une thématique fille-garçon...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1395" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/carnaval1.jpg" alt="" width="317" height="216" />J’avais entendu parler de ce carnaval en lisant les guides touristiques, dans l’attente de mon affectation à la DDSP de Cayenne, mais j’avoue que le vivre au quotidien est plus exotique encore. Imaginez un peu, sept semaines consécutives de festivités hebdomadaires, et pour terminer une dernière ligne droite de quatre jours : La Grande Parade avec 58 groupes dont certains composés de plusieurs centaines de danseurs et musiciens, puis les trois soirées des jours gras, une institution ici.</p>
<p>La première à une thématique fille-garçon &#8211; les filles se déguisent en garçon et inversement &#8211; puis la seconde, c’est le rouge et le  noir, et enfin pour l’ultime soir de liesse, le blanc et noir sont à l’honneur avec des costumes plus magnifiques les uns que les autres. Des valses de couleurs et de rythmes endiablés, tout cela serait idyllique dans un monde parfait, mais ici, à Cayenne, nous ne vivons pas dans le monde des Bisounours !</p>
<p>Sur les quatre derniers jours du carnaval, notre organisation pour gérer les quelques 30 000 personnes présentes est identique. Le centre ville de Cayenne avec la Place des Palmistes est interdit à la circulation. Il faut imaginer un grand rectangle de 500 mètres sur 300, bordé de palmiers centenaires de 25 mètres de haut. Le parcours des groupes qui défilent est codifié, ils doivent faire deux boucles dans la ville avant de se disperser et c’est à ce moment là que tout peut basculer.</p>
<p>Le carnaval est un exutoire, nous sommes ici en terre Sud Américaine. Il permet souvent aux différents quartiers de se donner rendez-vous pour s’affronter. La règle est simple, derrière les groupes, et surtout ceux des cités, se tiennent des voltigeurs qui peuvent être plusieurs centaines, vêtus de treillis le plus souvent, le visage dissimulé, ils sont aussi agités que pris de boisson. Ce sont des éléments à risques, ils scandent frénétiquement le nom de leur quartier « MANGO », « CHICAGO », « la RENOVATION »… Et pour prouver leur bravoure, ils se défient par des jeux de gifles jusqu’au moment où l’un des protagonistes demande grâce et se retire, conspué par ses pairs. Cela dégénère souvent, les rixes sont brèves mais très violentes, les armes blanches s’invitent souvent, comme cela m’a été signalé à différentes reprises. Cette année, il en va de même avec des fusils à canons sciés.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1398  aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/carnaval3.jpg" alt="" width="243" height="288" /></p>
<p>17h30, je suis dans mon bureau et comme mon collègue, le DDSP, nous allons commencer une seconde journée de travail, après la première consacrée depuis très tôt ce matin aux préparatifs du voyage officiel du Président de la République et de cinq ministres prévu pour le lendemain du dernier jour gras. C’est la loi de Murphy !</p>
<p>J’enfile mon gilet pare-balles. Je prépare mon sac à dos, les gestes sont habituels : une radio, une écharpe tricolore pour faire les sommations en cas de nécessité absolue un lanceur de 40mm, une grenade de désencerclement &#8211; qui projette des éclats caoutchoutés -,  une grenade lacrymogène, une bouteille d’eau des serreflex &#8211; sorte de colliers pour entraver un individu aux poignets -, un bâton lumineux chimique et une pomme !!!</p>
<p>Je vais voir le DDSP pour les dernières consignes. La fatigue se lit sur son visage avec ces sept week-ends consécutifs sur le pont, j’imagine que je ne suis pas dans un meilleur état. Nous nous répartissons les rôles, il sera à la tête des unités en tenue, moi des civils de la BAC. Notre mission : identifier les casseurs potentiels, les neutraliser si possible avec l’aide des unités en tenue qui font une bulle de sécurité autour de nous. Nous avons peu d’effectifs, deux sections (+/- vingt personnels en tenue et une dizaine de civils). C’est peu lorsque l’on a comme moi connu l’opulence des services parisiens !</p>
<p>Notre dispo sera classique, nous suivrons le groupe le plus agressif de voltigeurs qui se signale quotidiennement par sa bêtise et sa violence, ils sont derrière le la formation musicale KASSYALATA. Je me positionne avec mes six civils et un officier sur le bord de l itinéraire. Les groupes me passent devant, féérie des sons et des images, des mois de préparation pour une ambiance débridée et sympathique. Il y a de nombreuses familles présentes, ce n’est pas simple pour nous. Une intervention mal coordonnée pourrait avoir de graves répercussions.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1397  aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/carnaval2.jpg" alt="" width="317" height="216" /></p>
<p>« Kassyalata » arrive, leur nom est parfois scandé par la foule, nous savons tous que les « Bad boys » ont toujours fait vibrer le cœur des belles. Ils sont encore plus nombreux que la veille nos voltigeurs. Impossible de donner des descriptions, ils se ressemblent tous, même maquillage, même accoutrement. Au sein de ce groupe se trouvent quinze agents de sécurité, des GOLGOTHS 12 !!!!!</p>
<p>1m90 en moyenne, 120kg de muscles. Ils sont là pour neutraliser dans l’œuf les velléités des plus violents. Cela se passe souvent de la même façon, les cris, puis les gifles, et des mouvements de foules brefs et désordonnés. Les agents agissent vite, les échanges sont brefs et virils. Si nous intervenions de prime abord au milieu de la foule, nous risquerions que tous les groupes se tournent contre nous. Subtile équilibre du maintien de l’ordre, ne pas générer plus de troubles que ce que nous cherchons à régler. La police municipale, présente en nombre aussi, joue un rôle important. L’ensemble des forces de sécurité dispose d’un poste de commandement opérationnel qui gère les liaisons radios et facilite la transmission d’informations dans une bonne synergie.</p>
<p>Au fil des heures, l’alcool et les rythmes endiablés s’enchaînant, il devient de plus en plus difficile de travailler. Nous déplorons des blessés par arme blanche. Une jeune fille est neutralisée alors qu’elle vient de « planter » un individu. La lame est encore maculée de sang.  Là, un second est blessé à la joue, on voit sa dentition apparente ! Mais rien n’arrête la marée humaine qui s’ébranle dans les rues. Certaines artères ne sont plus éclairées, c’est l’occasion de rapines, de violences gratuites. Un autre est signalé armé au milieu de la foule, la densité du groupe est telle que nous ne pouvons intervenir, c’est frustrant !</p>
<p>Les effectifs sont soumis à rude épreuve, les bâtons télescopiques sortent souvent pour nous protéger ou séparer des belligérants armés. Mon rôle est aussi de protéger mes gars contre eux-mêmes parfois. Quand on est provoqué pendant des heures, la tentation de répondre est compréhensible, mais nous ne devons pas, et là, cela relève de ma responsabilité. Je suis garant et responsable de l’utilisation de mes effectifs.</p>
<p>Comme pour mon collègue avec qui je reste en constante liaison téléphonique ou radio, il nous faut être sur le terrain. Nous sommes secondés utilement par les officiers qui maîtrisent parfaitement la topographie, les coutumes locales ! Quant aux gradés, gardiens et ADS, cela renforce notre autorité d’être à leurs côtés au contact des groupes à risque. Les feuilles de chêne sur mes épaules ne suffisent pas à me faire respecter sur le long terme.  Je ne suis pas un super officier, ou un super gardien de la paix, nous avons tous nos prérogatives, nos obligations, mais il est bon que parfois « je mouille la chemise » comme eux sur le terrain et parfois c’est long !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1396  aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/carnaval4.jpg" alt="" width="243" height="288" /></p>
<p>Entre 8 et 10 km chaque jour. Les dernières heures, tous les soirs, sont très tendues. Les groupes s’arrêtent de jouer au second tour de parade, et les voltigeurs regagnent ensuite leur quartier, nous ne les perdons jamais de vue. La pluie nous a beaucoup aidé cette année, elle disperse parfois des cohortes de jeunes avinés plus sûrement qu’un escadron de gendarmes mobiles qui, je dois le souligner, nous ont mis à disposition en réserve un de leur peloton, les quatre derniers jours du carnaval !!!</p>
<p>23h, la journée, commencée à 06h, va se terminer, enfin c’est ce que je croyais !!! Les premières barrières Vauban sont défaites, mon GSM se met à vibrer, j’espère que c’est l’ordre du DDSP de « plier » mais la teneur de l’appel est toute autre. « Mr le commissaire ? C’est le responsable des services techniques de Cayenne, je récupère les barrières pour le voyage officiel du Président de demain, pourrions-nous voir ensemble leur lieu d’implantation ? » et c’est reparti… pour un voyage officiel que je vous raconterai dès que possible dans un prochain post.</p>
<p>Pas encore couché c’est sûr ! Mais c’est aussi cela être un commissaire de police en sécurité publique.</p>
<p>D’ici notre prochaine rencontre, ne lâchez rien !!</p>
<p>Joël</p>
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		<title>La formation des cadets de la République</title>
		<link>http://www.blog-police-recrutement.com/2010/02/22/la-formation-des-cadets-de-la-republique/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 14:58:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anaïs &#38; Christelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cadettes]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1389" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/cadettes_tir.jpg" alt="" width="265" height="186" />Bonjour à toutes et à tous,

Dans le prolongement de la vidéo précédente, Anaïs vous présente maintenant la formation dispensée aux cadets de la République.
Cette formation, en Ile-de-France, se déroule dans des centres de formation différents de la province, où les élèves sont en école de police. Si après ce visionnement vous avez encore des questions, Anaïs ne manquera pas de vous répondre personnellement.

Bonne séance...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et à tous,</p>
<p>Dans le prolongement de la vidéo précédente, Anaïs vous présente maintenant la formation dispensée aux cadets de la République.<br />
Cette formation, en Ile-de-France, se déroule dans des centres de formation différents de la province, où les élèves sont en école de police. Si après ce visionnement vous avez encore des questions, Anaïs ne manquera pas de vous répondre personnellement.</p>
<p>Bonne séance&#8230;</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="390" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xcbpjc" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="390" src="http://www.dailymotion.com/swf/xcbpjc" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Expérience inédite</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 10:36:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jérôme]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1365" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/jeromehelico.jpg" alt="" width="243" height="287" />Expérience inédite. Aujourd'hui, grande première pour l'effectif présent de la canine de Grenoble, nous allons tester l'hélitreuillage en compagnie de nos chiens. 

Un hélicoptère ECUREUIL AS 350 de la Gendarmerie est mis à notre disposition en cette froide, mais ensoleillée matinée d'hiver. Malgré la fatigue et l'heure tardive à laquelle j'ai terminé la veille, pour rien au monde je n'aurai raté cette occasion.

Et pourquoi faire dirons certains. La finalité de cet entrainement étant pour nous, la possibilité d'être héliporté rapidement sur les lieux d'une intervention nécessitant notre présence. 

Il faut dire que dans l'Isère, nous avons de grandes distances à parcourir entre deux circonscriptions. On pourrait aussi envisager la dépose sur le toit d'un immeuble dont les halls d'entrée auraient été condamnés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1377 aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/photohelico3.jpg" alt="" width="317" height="406" /></p>
<p>Aujourd&#8217;hui, grande première pour l&#8217;effectif présent de la canine de Grenoble, nous allons tester l&#8217;hélitreuillage en compagnie de nos chiens. Un hélicoptère ECUREUIL AS 350 de la Gendarmerie est mis à notre disposition en cette froide, mais ensoleillée matinée d&#8217;hiver. Malgré la fatigue et l&#8217;heure tardive à laquelle j&#8217;ai terminé la veille, pour rien au monde je n&#8217;aurai raté cette occasion. Et pourquoi faire dirons certains. La finalité de cet entrainement étant pour nous, la possibilité d&#8217;être héliporté rapidement sur les lieux d&#8217;une intervention nécessitant notre présence. Il faut dire que dans l&#8217;Isère, nous avons de grandes distances à parcourir entre deux circonscriptions. On pourrait aussi envisager la dépose sur le toit d&#8217;un immeuble dont les halls d&#8217;entrée auraient été condamnés.</p>
<p>Mais ma plus grande crainte, comme la plupart de mes collègues d&#8217;ailleurs, est la réaction du chien. Le bruit, la hauteur étant des paramètres inconnus pour lui. Au moment où l&#8217;appareil se pose devant nous, je ne remarque aucune réaction particulière des chiens, mais il est vrai que ces derniers ne savent pas encore ce qu&#8217;il va leur arriver&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1366 aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/photohelico1.jpg" alt="" width="317" height="406" /></p>
<p>Le pilote et le mécano nous expliquent le protocole à appliquer pour ce genre d&#8217;exercice. Le matériel semble relativement simple. Une sorte de baudrier de sauvetage pour le maître, et un harnais complet pour l&#8217;attache du chien. Les dernières recommandations et c&#8217;est le moment de commencer l&#8217;exercice. Nous avons prévu un hélitreuillage du maître seul en alternance avec un couple maître-chien. J&#8217;ai l&#8217;honneur de commencer à découvrir la manœuvre. Une fois sanglé à l&#8217;intérieur de l&#8217;hélico, on se rend compte de la formidable utilité de l&#8217;appareil. En moins de temps qu&#8217;il ne faut pour le dire, nous voilà dans les airs.</p>
<p>Un petit tour au dessus de la zone d&#8217;exercice et nous voilà positionné en vol stationnaire. Le mécano m&#8217;indique de sortir pour venir me placer sous le treuil. Une énième vérification des mousquetons, et me voilà suspendu dans le vide. La descente vers le sol est assez rapide et sécurisante. Arrivé au sol, il faut se déséquiper et aider le prochain. Vient ensuite le moment que je redoute le plus. Alors que l&#8217;équipe m&#8217;aide à équiper le chien, ce dernier sentant peut-être mon stress, commence à se débattre et à porter des coups de muselières à mes pauvres assistants, ça promet pour la suite&#8230;</p>
<p>Une fois équipés, je me présente avec OXBOW sous l&#8217;appareil. Sanglé à mon baudrier, lui et moi ne faisons maintenant plus qu&#8217;un. Tandis que le treuil nous remonte, le chien commence à se débattre. Je le sers fortement contre moi tout en le caressant mais je ne le sens pas rassuré du tout.  Arrivé dans l&#8217;appareil, il se calme de lui-même, le mécano m&#8217;explique que la majorité des chiens ont la même réaction.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1367 aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/photohelico2.jpg" alt="" width="402" height="277" /></p>
<p>Au moment de la sortie, que je trouve plus délicate, le chien recommence à s&#8217;agiter. Je le sers une nouvelle fois contre moi, comme un enfant qu&#8217;il faut rassurer. Il vient me serrer avec ses pattes, tout en venant positionner sa tête sur mon épaule. A ce moment, je crois que je compte vraiment pour lui&#8230;</p>
<p>L&#8217;arrivée au sol se fait finalement dans le calme. Le chien comprenant que l&#8217;exercice touche à sa fin,  il se laisse facilement détacher. Nous nous écartons rapidement de l&#8217;appareil et j&#8217;en profite pour le féliciter. Il l&#8217;a vraiment bien mérité car tout s&#8217;est finalement bien passé. L&#8217;exercice est une belle réussite pour toute l&#8217;équipe. Nous venons d&#8217;accrocher une nouvelle corde à notre arc, et nos chiens peuvent maintenant être engagés sur ce genre d&#8217;opération.</p>
<p>En bonus, je repasse une seconde fois à l&#8217;hélitreuillage. Mais cette fois je suis seul et j&#8217;ai droit à un petit bonus. J&#8217;ai la chance d&#8217;effectuer une partie du vol au bout du câble sous l&#8217;hélico. C&#8217;est vraiment impressionnant et les sensations sont maximum. En quelques minutes, je fais le plein d&#8217;un cocktail d&#8217;adrénaline et d&#8217;endorphine. A ce moment là, je me prends un peu pour Jean-Paul BELMONDO dans « Peur sur la ville ». Je contemple les minuscules voitures et habitations tout en oubliant que finalement je ne suis qu&#8217;au boulot !</p>
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		<title>On prend les mêmes et on recommence</title>
		<link>http://www.blog-police-recrutement.com/2010/01/27/on-prend-les-memes-et-on-recommence/</link>
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		<pubDate>Wed, 27 Jan 2010 10:30:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Christophe]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1353" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/fotolia_grue.jpg" alt="" width="316" height="215" />2010...  nouvelle année. Je reprends mes dossiers après quelques jours de congés. Les années passent et se ressemblent... pour certains chefs d'entreprise. Il arrive assez rarement pour mon service de recroiser le chemin de personnes mises en cause dans les procédures de travail illégal. Le dossier que je consulte, une instruction envoyée par un parquet du Pas-de-Calais, est une exception. En 2006, mes collègues et moi même avions contrôlé simultanément deux chantiers de BTP, l'un dans le nord et l'autre dans le Pas-de-Calais.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1353  aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/fotolia_grue.jpg" alt="" width="316" height="215" /></p>
<p>2010&#8230;  nouvelle année. Je reprends mes dossiers après quelques jours de congés. Les années passent et se ressemblent&#8230; pour certains chefs d&#8217;entreprise.</p>
<p>Il arrive assez rarement pour mon service de recroiser le chemin de personnes mises en cause dans les procédures de travail illégal. Le dossier que je consulte, une instruction envoyée par un parquet du Pas-de-Calais, est une exception. En 2006, mes collègues et moi même avions contrôlé simultanément deux chantiers de BTP, l&#8217;un dans le nord et l&#8217;autre dans le Pas-de-Calais. Sur place, nous avions découvert des ouvriers originaires d&#8217;un pays de l&#8217;Europe de l&#8217;Est travaillant sous un faux statut de travailleurs indépendants.</p>
<p>Derrière le système, un homme, originaire des mêmes contrées, installé en France depuis plus de 20 ans, avait créé une société de BTP dans son pays d&#8217;origine et faisait venir des pseudo-artisans afin de ne pas avoir à payer de cotisations sociales et fiscales. Les artisans étaient en fait ses salariés non déclarés en France. Quelques mois plus tard, il était condamné par le tribunal correctionnel à une peine d&#8217;amende importante et une peine de prison de plusieurs mois avec sursis pour travail dissimulé.</p>
<p>2008, le parquet qui l&#8217;avait poursuivi en 2006, nous envoie une instruction : l&#8217;individu poursuivrait son activité délictueuse avec une nouvelle société. Le parquetier en charge du dossier nous demande de vérifier l&#8217;information en trouvant ses chantiers dans le département et de « faire un flag ».</p>
<p>Après quelques recherches, nous parvenons à les localiser. Nouveaux contrôles. Rapidement nous constatons que les informations du parquet sont avérées. Le système est toujours le même mais a pris de l&#8217;ampleur depuis 2006. Le chef d&#8217;entreprise fait toujours appel à de faux artisans (près de 200  en 2 ans), dans la région sur divers chantiers&#8230; Je mets les services fiscaux et l&#8217;URSSAF sur le coup&#8230;</p>
<p>Deux mois plus tard, l&#8217;enquête est bouclée. Le parquetier veut marquer le coup, il me demande de lui présenter mon « client » en vue d&#8217;une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. A l&#8217;audience, le magistrat du parquet requiert un placement sous contrôle judiciaire assorti d&#8217;une caution de 30 000 euros. Le tribunal suit les réquisitions : contrôle judiciaire assorti d&#8217;un caution de 20 000 euros.</p>
<p>Début 2009, la condamnation tombe : deux mois de prison avec sursis et 11 000 euros d&#8217;amende&#8230;  pour travail dissimulé. La récidive légale n&#8217;a pas pu jouer, l&#8217;entrepreneur ayant fait appel de sa première condamnation, il n&#8217;est pas encore définitivement jugé.</p>
<p>Les services fiscaux et l&#8217;URSSAF me font parvenir le montant des pénalités qu&#8217;ils vont adresser au chef d&#8217;entreprise. Pour le fisc, 600 000 euros pour non paiement de l&#8217;impôt sur les sociétés et de la TVA, et 800 000 euros pour l&#8217;URSSAF pour le non paiement des cotisations salariales. Avec de tels montants, il ne recommencera plus, c&#8217;est certain !!!</p>
<p>Fin 2009, juste avant mes congés, nouvelle instruction du parquet. Les services de l&#8217;inspection du travail ont retrouvé le même individu et un système&#8230; quelque peu différent. Je prends un numéro de procédure et c&#8217;est reparti pour un tour&#8230;</p>
<p>En 2010, on prend les mêmes et on recommence&#8230;</p>
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		<title>Quand on se croit tout permis&#8230; sans en avoir un</title>
		<link>http://www.blog-police-recrutement.com/2010/01/20/quand-on-se-croit-tout-permis-sans-en-avoir-un/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 15:52:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Régis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Régis]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1340" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/Photo_Regis_200110.jpg" alt="" width="316" height="214" />Une soirée de février 1996. La brigade de nuit du commissariat de Police de Noisy le Sec, Seine-Saint-Denis, vient de prendre son service. Comme souvent, les effectifs présents permettent de composer deux véhicules de patrouille. Un véhicule à trois fonctionnaires et un véhicule de soutien à deux fonctionnaires. Un policier stagiaire dans chaque véhicule. Au commissariat, on trouve un brigadier chef, chef de brigade qui fait aussi office de chef de poste pour la nuit ainsi qu'un fonctionnaire à la radio. Pas de gardés à vue. Une nuit qui s'annonce calme car il fait froid dehors...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1340  aligncenter" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/Photo_Regis_200110.jpg" alt="" width="316" height="214" /></p>
<p>Une soirée de février 1996. La brigade de nuit du commissariat de Police de Noisy le Sec, Seine-Saint-Denis, vient de prendre son service. Comme souvent, les effectifs présents permettent de composer deux véhicules de patrouille. Un véhicule à trois fonctionnaires et un véhicule de soutien à deux fonctionnaires. Un policier stagiaire dans chaque véhicule.</p>
<p>Au commissariat, on trouve un brigadier chef, chef de brigade qui fait aussi office de chef de poste pour la nuit ainsi qu&#8217;un fonctionnaire à la radio. Pas de gardés à vue. Une nuit qui s&#8217;annonce calme car il fait froid dehors, température proche de zéro degré. Il ne neige pas, il ne pleut pas. Le ciel est dégagé et la lune permet une visibilité excellente. Cela n&#8217;est pas forcément pour plaire aux voyous et aux policiers, trop visibles pour le coup.</p>
<p>Après annonce de la composition des équipages et lecture des consignes et télégrammes divers, chacun fait ce qu&#8217;il doit faire : prise en compte du matériel, des véhicules&#8230; Toutes ces choses qui font qu&#8217;un équipage est autonome et fin prêt quand survient l&#8217;intervention.</p>
<p>Une vingtaine de minutes après la prise de service, c&#8217;est tout ce beau monde qui embarque et chaque véhicule commence sa patrouille. Dans le véhicule de soutien, on trouve un fonctionnaire qui compte environ six ans de service que nous nommerons Max et un policier stagiaire arrivé tout frais et moulu cinq mois auparavant, Rémi.</p>
<p>La nuit commence lentement. Pas un chat, ce qui est plutôt rare en banlieue. Le froid a eu raison des plus courageux. Quel job que celui d&#8217;un nuiteux qui veille sur les âmes endormies, sur les couples enlacés et sur la population qui travaille la nuit. De même, il n’est pas facile de lutter contre la fatigue lorsque tout est vraiment calme et que le véhicule est surchauffé.</p>
<p>De longues minutes passent, puis, arrive, comme une délivrance, un message du centre d&#8217;information et de commandement annonçant qu&#8217;un véhicule venant de Paris et se dirigeant vers la Seine-Saint-Denis refuse de s&#8217;arrêter aux injonctions des fonctionnaires de police.</p>
<p>Max écoute attentivement le message, comme Rémi d&#8217;ailleurs. L&#8217;adrénaline se déverse peu à peu dans le sang de chaque fonctionnaire. Le rythme cardiaque s&#8217;accélère et là, comme une détonation, Max s&#8217;écrit :</p>
<p>- « Vite, on va se rendre au carrefour pont de Bondy ! S&#8217;il s&#8217;amène par la RN3, on aura une chance de le serrer ! ».</p>
<p>Max accélère et commence sa progression. La plupart du temps, qu&#8217;il soit chef de patrouille ou non, Max aime conduire, ce qu&#8217;il fait plutôt bien. Pourtant, le véhicule n&#8217;apprécie pas forcément sa conduite car une odeur de plaquettes se fait sentir dans l&#8217;habitacle. Max, tel le prédateur qui doit bloquer sa proie pour survivre, se concentre sur l&#8217;objectif, sans oublier, expérience oblige, tout ce qu&#8217;il faut prévoir lorsque l&#8217;on roule rapidement, à savoir l&#8217;imprévisible. Ce rythme élevé n&#8217;est pas forcément facile à soutenir pour un policier tout frais émoulu.</p>
<p>Après plusieurs minutes qui semblent durer une éternité, le véhicule s&#8217;immobilise, pont de Bondy. De la fumée se fraie un passage au niveau de chacune des roues avant, résultat du combat &#8216;Chaleur des plaquettes VS froidure ambiante&#8217;. Les disques de freins, rougis par tant de violence, paraissent tout droit sortis de l&#8217;enfer ou de l&#8217;office d&#8217;un ferronnier. Rémi peut reprendre ses esprits et souffler, souffler encore, hors de l&#8217;habitacle, pour que tout ce stress s&#8217;évacue au plus vite.</p>
<p>La radio hurle un message supplémentaire :</p>
<p>- « Le véhicule qui a refusé le contrôle est une Renault 19, verte, avec un individu à son bord. Il se trouve sur la RN3 et se dirige vers Livry-Gargan. Ne prenez aucun risque. Il circule à vive allure et ne prend aucune précaution à chaque carrefour franchi.»</p>
<p>Max avait eu raison. L&#8217;expérience, ou le sens inné du chasseur qui se glisse dans la peau de sa proie afin d&#8217;en prévoir les réactions.</p>
<p>En regardant en direction de Pantin, Rémi aperçoit un jeu de lumières qui se rapproche très rapidement : du bleu, de l&#8217;orange. Une multitude de lumières. Le véhicule en fuite se rapproche et il n&#8217;est pas seul. Du pont de Bondy, on dirait qu&#8217;une armada de véhicules de police suit cet inconscient qui risque sa vie et la fait risquer à tout le monde.</p>
<p>Il est difficile de savoir, à un tel moment, ce qui se passe dans la tête d&#8217;un inconscient, fou du volant. Comment, ce qui n&#8217;est qu&#8217;une banale infraction au départ, devient un acte d&#8217;une extrême gravité ?</p>
<p>Rémi regarde Max et annonce au centre d&#8217;information, leur arrivée sur le carrefour. On ne peut décemment rien faire pour stopper ce fou furieux sans risquer un incident d&#8217;une extrême gravité.</p>
<p>Un vacarme gronde. Le fuyard est à cent mètres, suivi par une bonne dizaine de véhicules de police. Ça hurle, ça vrombit, ça illumine, ça impressionne, ça fait peur aussi&#8230; Toute autre réalité disparaît. Ne persiste que cette toile dont la peinture dessine des formes sans cesse en mouvement.</p>
<p>Un réveil brutal. Le fuyard commet une erreur de conduite. Trop de stress, une faute d&#8217;inattention… Quoi qu&#8217;il en soit, son véhicule quitte la chaussée, monte sur le trottoir et en profite pour laisser son train avant sur place. Il s&#8217;immobilise quelques mètres plus loin. La portière-conducteur s&#8217;ouvre rapidement. Une forme sort et se met à courir en direction de Bondy. Tous les véhicules de police s&#8217;arrêtent net. Tout le monde met pied à terre et court.</p>
<p>Un calme relatif retombe sur le carrefour. Des centaines de personnes dorment, sans imaginer ce qui vient de se passer sous leurs fenêtres. Rêve ou cauchemar&#8230;</p>
<p>Quelques instants plus tard, un groupe de fonctionnaires revient. Il avance sûrement en direction d&#8217;un véhicule. Interpellation effectuée. Pas de blessés.</p>
<p>Et l&#8217;auteur dans tout ça ? Il faut le voir pour le croire. Un jeune de 17 ans (pas de permis de conduire, bien sûr). Pendant le sommeil de ses parents, il avait emprunté la voiture de son père. Pris de panique, c&#8217;est ce qu&#8217;il a dit ensuite, il avait voulu échapper à ce que l&#8217;on nomme, mais pas à juste titre, car il n&#8217;y en a pas, un contrôle de routine.</p>
<p>Bilan de la course. Un véhicule bon pour la casse et une famille avec un lot de soucis dont elle se serait bien passée. Ça laisse songeur… n’est-ce pas ?</p>
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		<title>Des réponses en vidéo sur la formation des Cadets de la République</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 09:33:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anaïs &#38; Christelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cadettes]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1331" style="margin-left: 15px; margin-right: 15px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/questions_cadettes.jpg" alt="" width="313" height="212" />Bonjour à toutes et à tous,

Nous vous remercions de nous avoir posé vos questions au sujet des Cadets. 

Voici, comme convenu, la vidéo de nos réponses. Henri, un cadet de l'actuelle promotion du CDSF 94 y a participé également. 

Vous pourrez prolonger vos questions à la suite du visionnement de ce film en postant vos commentaires en bas de l'article.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et à tous,</p>
<p>Nous vous remercions de nous avoir posé vos questions au sujet des Cadets. Voici, comme convenu, la vidéo de nos réponses. Henri, un cadet de l&#8217;actuelle promotion du CDSF 94 y a participé également. Vous pourrez prolonger vos questions à la suite du visionnement de ce film en postant vos commentaires ci-dessous.</p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="390" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xbtwtx&amp;colors=special:004BD6;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="390" src="http://www.dailymotion.com/swf/xbtwtx&amp;colors=special:004BD6;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
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		<title>Votre boîte à idées</title>
		<link>http://www.blog-police-recrutement.com/2010/01/04/votre-boite-a-idees/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 09:12:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Equipe du Blog</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'Equipe du Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1302" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/photoequipedublog.jpg" alt="" width="315" height="213" />Plus de trois ans après le lancement du Blog Recrutement de la Police Nationale, blogueurs et internautes contribuent toujours avec autant de pertinence au succès de cette plate-forme d’échange unique en son genre. Nous avons pour objectif de répondre au mieux à vos attentes sur le site. C’est pourquoi nous souhaitons connaître vos impressions. Avez-vous des idées pour améliorer le blog ? Des commentaires à faire ? N'hésitez pas à poster vos propositions éventuelles dans cette boîte à idées en ligne. Toutes vos remarques seront évidemment les bienvenues.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Plus de trois ans après le lancement du Blog Recrutement de la Police Nationale, blogueurs et internautes contribuent toujours avec autant de pertinence au succès de cette plate-forme d’échange unique en son genre.</p>
<p>Nous avons pour objectif de répondre au mieux à vos attentes sur le site. C’est pourquoi nous souhaitons connaître vos impressions. Avez-vous des idées pour améliorer le blog ? Des commentaires à faire ? N&#8217;hésitez pas à poster vos propositions éventuelles dans cette boîte à idées en ligne. Toutes vos remarques seront évidemment les bienvenues.</p>
<p>Nous ne manquerons pas de répondre à vos commentaires, alors surtout n’hésitez plus… À vos claviers !</p>
<p>Enfin, en ce début d’année 2010, nous vous souhaitons nos meilleurs vœux de santé et de réussite.</p>
<p>L’équipe du blog</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La Police est en deuil</title>
		<link>http://www.blog-police-recrutement.com/2009/12/31/la-police-est-en-deuil/</link>
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		<pubDate>Thu, 31 Dec 2009 11:19:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël</dc:creator>
				<category><![CDATA[Joël]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1306" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2010-01-04-à-11.03.12.png" alt="" width="306" height="213" />À la mémoire du brigadier Major Patrice P… tombé en service décédé le 30 12 2009. Ce matin 30 décembre j’arrive à la DDSP, je fais le tour des bureaux afin de prendre le pouls du service, mon humeur est joyeuse, cela ne va pas durer… Je me connecte sur Internet, je branche machinalement une radio nationale que je ne peux qu’écouter sur Internet (...) Et là stupeur ! « Le major Patrice P, âgé de 51 ans, grièvement blessé dimanche dernier par deux cambrioleurs qui tentaient de s'enfuir à bord d'un 4 x 4 volé dans un pavillon de Montévrain, est décédé la nuit dernière des suites...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1306" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2010-01-04-à-11.03.12.png" alt="" width="306" height="213" /></p>
<p>A la mémoire du brigadier Major Patrice P… tombé en service décédé dans la nuit du 29 au 30 12 2009.</p>
<p>Ce matin 30 décembre j’arrive à la DDSP, je fais le tour des bureaux afin de prendre le pouls du service, mon humeur est joyeuse, cela ne va pas durer… Je me connecte sur Internet, je branche machinalement une radio nationale que je ne peux qu’écouter sur Internet.  Ici la notion d’information continue sur les ondes est une idée qui n’est pas encore mise en pratique et là stupeur !!!<br />
« Le major Patrice P, âgé de 51 ans, grièvement blessé dimanche dernier par deux cambrioleurs qui tentaient de s&#8217;enfuir à bord d&#8217;un 4 x 4 volé dans un pavillon de Montévrain, est décédé la nuit dernière des suites de ses très graves blessures. »</p>
<p>Je m’arrête net, je ferme les yeux, une nouvelle fois, encore une fois un des nôtres est tombé. Cela ne cessera donc jamais !!!<br />
Des visages me reviennent, des sourires de collègues, d’amis perdus depuis que je suis entré dans la Police ! Les prénoms s’égrènent : Catherine B ma collègue décédée le 19 12 1996 suite à des blessures consécutives à une intervention de POLICE SECOURS trois jours auparavant. La date et les circonstances de ce drame sont encore gravées dans ma mémoire. Jacques M mort dans un accident en service dans les Pyrénées peu de temps après, Damien du SOP 93, Gianni M et je pourrais poursuivre cette liste malheureusement !</p>
<p>Notre métier est un sacerdoce, il impose à nos familles de nombreux sacrifices dont l’absence n’est pas le moindre ! Chaque fois que de grands évènements se préparent : Fête de la Musique, réveillon, 14 juillet, nous sommes présents. Il en va de même la nuit « dormez braves gens la POLICE veille » c’est notre crédo, c’est notre mission PROTEGER ET SERVIR, mais une nouvelle fois l’absence sera définitive !</p>
<p><img class="size-full wp-image-1288 alignright" style="margin-top: 1px; margin-bottom: 1px; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" title="deuil2" src="http://www.blog-police-recrutement.com/wp-content/uploads/deuil21.jpg" alt="deuil2" width="300" height="452" />Alors quand j’entends que l’un des nôtres est tombé, encore une fois j’ai mal ! Je ne connaissais pas le Major de police Patrice P, mais cela ne change rien ! Je partage la peine de ses proches, la peine de ses collègues, cette peine que seuls souvent ceux de notre maison peuvent comprendre. Comprendre que lorsque le matin nous quittons nos proches ce n’est jamais pour les familles des policiers de terrain sans un certain pincement au cœur plus ou moins fort selon les humeurs, la météo, les missions à venir ! « Dis maman, papa rentrera quand ? ! »</p>
<p>L’arme que nous portons à la ceinture, le gilet pare balles qui nous protège même par 40° à l’ombre comme ici, sont là pour nous rappeler que notre mission n’est pas commune. Nous sommes les gardiens de la Paix et le prix à payer peut aller jusqu’à l’ultime sacrifice, mais soyons réalistes nous ne rentrons pas dans la police pour mourir, mais pour vivre debout au service des citoyens. C’est aussi pour cela que nous améliorons nos formations, notre matériel mais cela n’empêchera jamais la survenance de drames comme ce qui vient de se passer à Montévrain malheureusement, mais à chaque fois cela fait si mal…</p>
<p>De tels drames doivent nous rappeler tout ce que les anciens ont fait pour nous, pour vous, le devoir de mémoire s’impose à nous. La semaine dernière ici en Guyane nous avons organisé une cérémonie pour les Policiers morts en ou hors service en Guyane : Serge B, Jean-Richard R , Thierry V.E , Eugène M. C’était poignant. Alors que Monsieur le Préfet de la Région Guyane inaugurait la salle « Serge B »  J’ai écouté avec un mélange d’émotion et de tristesse les familles de nos collègues disparus, nous parler de ceux qui ne sont plus….du vide que laisse encore aujourd’hui leur absence. Comme Patrice P, ils sont Tombés pour que nous restions libres, en donnant ce qu’ils avaient de plus précieux, leurs vies en défendant les valeurs affirmées sur tous les édifices publics : Liberté, Egalité, Fraternité .</p>
<p>La famille policière est encore sous le choc, bientôt je remettrai de nouveau ma tenue d’honneur, la cour sera nettoyée et dans tous les services de police unis nous rendrons simultanément hommage au Bier major Patrice P, de l’humidité coulera sur nos joues et elle n’aura rien à voir avec l’hydrométrie ambiante ou les pluies tropicales de janvier.</p>
<p>Je ne doute pas que nos collègues saisis de cette affaire travaillent avec détermination pour la résoudre.  Ils mettront, comme c’est le cas quotidiennement, tout en œuvre pour interpeller le ou les présumés auteurs de ces faits, pour ensuite les présenter  à la Justice, car telle est notre mission. Que cela prenne une semaine ou dix ans, il ne faut rien lâcher !<br />
Ce n’est pas un esprit de vengeance qui m’anime ce matin – c’est un sentiment contre lequel il faut lutter, qui n’a pas sa place chez nous &#8211; mais une colère à peine contenue et la  volonté que Justice soit rendue.</p>
<p>Ce soir je suis de permanence comme si souvent depuis 15 ans, je serai avec mes effectifs, ma seconde famille. Il n’y aura pas de champagne lorsque à 00h00 retentiront les 12 coups de minuit, juste une vraie émotion.</p>
<p>Patrice P nous ne vous oublierons pas !!!</p>
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